Questions/ Réponses

 


 

Questions, réponses sur le TDA/H : le TDA/H, mythes et réalités


Je suis atteint de TDA/H, en parler ou pas ?
Cette question est délicate, car dépend de chacun, de chaque situation.
Pour tenter d'y répondre, des membres de l'association se sont réunis pour en discuter.  Lire le compte rendu.


Mon enfant est-il atteint de TDA/H parce que je l'ai mal élevé?
La recherche a démontré que les styles d'éducation et de discipline ne provoquent pas le TDA/H. Cependant, à l'instar du diabète et d'autres troubles, l'implication des parents dans le traitement (stratégies de prise en charge comportementales et/ou médications) peut aider à gérer les symptômes de TDA/H.


Comment réagir quand on vient d'apprendre que notre enfant est atteint de TDA/H ?
En effet nous avons tout d'un coup l'impression que le pire vient de nous tomber sur la tête!
Et pourtant ce n'est pas le pire, mais plutôt le mieux car enfin, il n'y a plus de culpabilité et nous allons enfin pouvoir trouver les outils afin d'aider notre enfant.
Le pire est l'ignorance, le rejet, l'estime de soi de l'enfant qui est au niveau zéro, cette peur que nous avons toujours de penser que nous sommes de mauvais parents, d'être incapable de pardonner à notre enfant pour ses erreurs.
L'étiquette de TDA/H ne sera pas la seule que portera votre enfant dans sa vie mais maintenant que vous savez le pourquoi vous allez pouvoir utiliser le comment et aider votre enfant à comprendre pourquoi il est différent des autres et comment gérer cette différence. C'est un grand pas que l'on fait en apprenant de quoi souffre notre enfant et aussi la plus grande chance de pouvoir enfin lui donner ce dont il a besoin.


Mon enfant arrive parfois à se concentrer, il ne peut donc pas être TDA/H !
Un enfant atteint de TDA/H est capable de concentration envers une activité qui le passionne. Cela se nomme de l'hyper focalisation.


Peut-on être calme et TDA/H ?
Étrange paradoxe et pourtant... Le trouble de l'attention ne s'accompagne pas toujours du trouble d'hyper-activité.

Il arrive que l'enfant soit au contraire d'un calme excessif et d'un tempérament lointain et rêveur.
C'est que, quelquefois, les troubles sont centrés sur les difficultés de concentration et non sur l'hyperactivité motrice, rendant les symptômes plus discrets et plus difficiles à repérer.


Quel est l'intérêt de l'électroencéphalogramme (EEG) chez l'enfant présentant un syndrome TDA/H ?
L'EEG est un examen tout-à-fait non invasif, d'une durée d'environ une demi-heure, qui a pour but d'enregistrer l'activité électrique du cerveau à l'aide d'électrodes posées sur le cuir chevelu. Cet examen est particulièrement utile pour établir un diagnostic d'épilepsie.
La plupart des enfants présentant un syndrome TDA/H ont un EEG normal. Cependant, chez certains enfants considérés comme « distraits » ou « rêveurs », l'EEG peut enregistrer des absences épileptiques. Les absences sont des crises d'épilepsie caractérisées par une rupture de contact brutale, de courte durée (quelques secondes), avec souvent quelques mouvements des paupières et regard dans le vide. L'enfant reprend tout-à-fait normalement l'activité en cours après l'absence, et n'a pas conscience de ces ruptures de contact, qui sont souvent très nombreuses au cours de la journée (plusieurs par heure). Les absences épileptiques sont parmi les types de crises d'épilepsie les plus fréquentes chez l'enfant en âge scolaire et préscolaire, et leur pronostic est généralement excellent puisque la majorité des enfants soufrant d'absences épileptiques sont complètement libres de crises en prenant un médicament anti-épileptique, et pourront un jour arrêter leur traitement sans récidive de crises d'épilepsie.
Il n'est donc pas inutile de réaliser un EEG dans certains cas de syndrome TDA/H.
Avis d'un neuro pédiatre


Comment faire pour que la période difficile des devoirs se passe le mieux possible ?
Il me parait d'abord nécessaire d'aménager un endroit spécial pour les devoirs en essayant que celui ci soit : bien éclairé, bien équipé et surtout suffisamment tranquille.

Il faut créer à la maison une atmosphère d'étude et ne pas oublier de faciliter les conditions d'apprentissage en établissant dès le départ certaines règles et une bonne discipline.

Soyez disponible quand c'est l'heure des devoirs ; il est nécessaire de disposer de suffisamment de temps.

Il faut aussi s'arranger pour ne pas être dérangé ( décrochez le téléphone si nécessaire).

Ayez toujours à la maison une trousse complète comprenant tout le matériel nécessaire à la réalisation des devoirs (au moins cette trousse là vous serez toujours sure qu'elle sera complète) ainsi qu'un dictionnaire, un atlas et les livres de grammaire et de conjugaison;

Il est nécessaire de prévoir à l'avance la durée qui sera consacrée à l'étude, par exemple en allant se renseigner auprès du professeur. Vous pouvez vous mettre d'accord avec lui.
Si jamais le professeur de votre enfant ne veut pas se mettre d'accord avec vous pour un temps de travail maximum il n'est pas utile non plus de faire travailler votre enfant pendant des heures sous prétexte qu'il doit tout avoir fini avant de s'arrêter. Il est aussi important de lui permettre de temps en temps de faire une petite pause afin qu'il ne s'épuise pas et qu'il ait le goût et l'énergie de poursuivre.

Essayer autant que possible de tenir compte de capacités de concentration de votre enfant. Ne lui demandez pas l'impossible.

Lors des devoirs, commencez par le plus difficile ou le plus urgent. L'énergie et la concentration sont les plus forts au début.
Terminez par ce qui est le plus facile ou le plus intéressant.

Pour aider votre enfant, faites lui répéter les leçons à haute voix. Les enfants sont habitués à répéter dans leur tête leurs leçons. Toutefois, le simple fait de faire répéter leurs leçons à voix haute peut aider vos enfants à mieux mémoriser.

Faites souligner ou encadrer les leçons avec des crayons de couleurs différentes. Cette technique aidera votre enfant à retrouver les points importants de ses leçons.

Laissez votre enfant faire des commentaires sur ce qu'il a appris, laissez le vous dire ce qu'il pense de sa leçon, si cela l'intéresse et pourquoi.

Posez des questions à votre enfant et apprenez lui à en poser; inversez les rôles : c'est lui qui vous interroge comme si il était à sont tour le professeur et vous l'élève.Il n'y a pas de meilleur moyen d'apprendre que d'être le prof de quelqu'un d'autre.

Apprenez à votre enfant à se créer une image mentale. Il semblerait que les nouveaux mots se retiennent plus facilement si nous nous en faisant une image claire.

Aidez votre enfant à faire des résumés de ses leçons. C'est souvent très difficile pour eux au début de faire la différence entre l'essentiel et les détails.

Laissez votre enfant interpréter, c'est-à-dire reprendre dans ses propres mots ses leçons, cela lui permettra de vérifier ses connaissances.

Pensez à inventer un exemple. Si votre enfant ne comprend pas bien un problème, aidez-le en lui suggérant un exemple concret. Ainsi pour vérifier que votre enfant a bien compris une explication demandez-lui de vous donner un exemple. Cela l'aidera à mieux retenir ce qu'il a appris.

Profitez des situations concrètes de la vie quotidienne pour stimuler ses apprentissages.

Pensez à simplifier le cours en utilisant un autre livre plus simple sur le même sujet ou au contraire si le sujet passionne votre enfant profitez en pour approfondir le sujet ; c'est le moment idéal pour choisir ensemble des livres à la bibliothèque.

Montrez à votre enfant les liens entre ce qu'il apprend et la vie. Aidez le à prendre conscience de l'utilité de ce qu'il apprend et à trouver un intérêt personnel à faire son travail scolaire.

Enregistrer le texte ou les formules à retenir. Nous avons utilisé cette technique avec nos deux enfants pour les tables de multiplication. Ils les écoutaient le soir avant de s'endormir ou parfois même en dormant et cela a vraiment bien fonctionné.

Cochez au fur et à mesure les devoirs et leçons terminés dans le journal de classe. C'est encourageant de voir tout le travail que l'on a déjà réalisé.

Incitez votre enfant à demander de l'aide quand c'est nécessaire, soit auprès d'autres élèves, soit auprès de vous, soit auprès de son professeur quand cela s'avère nécessaire.

Proposez des activités à la mesure de votre enfant. Confronté à des exigences trop élevées, les enfants et surtout les enfants TDA/H développent un sentiment d'échec et des attitudes négatives envers le travail scolaire.

Travaillez une matière à la fois, une difficulté à la fois.

Offrez à votre enfant votre perception de "qui il est" pour l'aider à mieux se connaître. Si personne ne le renseigne sur ses forces et ses faiblesses et surtout si personne ne l'aide à les découvrir, il ne connaîtra pas bien sa valeur.

Suggérez à votre enfant des moyens pour s'améliorer. Il est préférable de développer avec lui des idées de solutions visant à améliorer ses points forts que de mettre l'accent sur ses points faibles.

Demander à votre enfant de vous rendre des comptes. Lorsqu'un enfant à des comptes à rendre c'est-à-dire lorsque son travail scolaire est vérifié, lorsqu'on lui demande de recommencer un devoir mal fait, lorsque l'on s'intéresse à ses points, lorsque le bulletin est vérifié, votre enfant prendra alors conscience que l'on accorde de la valeur à ses apprentissages scolaires.

Responsabilisez votre enfant en ne faisant pas ses devoirs à sa place.

Rencontrez le professeur de votre enfant le plus souvent possible. Établissez une relation privilégiée de collaboration avec eux.

Ce sera bénéfique pour tout le monde.

Prenez le temps de discuter avec votre enfant de ce qui se passe à l'école aussi bien au niveau purement scolaire que au niveau relationnel.

Partagez une partie de votre temps avec votre enfant est un moyen concret de mieux le connaître, d'apprécier ses choix et d'apprendre à respecter son rythme d'apprentissage, ses capacités et ses intérêts.

Préoccupez vous de votre enfant, soyez attentif à ce qu'il vit; essayer d'apprendre à entendre et voir au-delà des mots et des comportements, les indices de satisfaction ou de déception qu'il vous donne.

N'oubliez surtout pas de lui accorder plus d'importance qu'à ses points. Il faut devenir capable de prendre en considération les sentiments et émotions qui peuvent à l'occasion, ternir ses résultats.

N'hésites pas si nécessaire à demander de l'aide. Faites appel aux services offerts par l'école (par exemple l'étude) si vous n'êtes pas en mesure d'aider votre enfant.

Je trouve personnellement que les moments des devoirs est une chose difficile à vivre. Pour moi la solution idéale serait que quelqu’un d’autre s’en occupe. Hélas nous n’avons pas l’argent pour cela. Une amie m’a expliqué sa technique qui est peut être réalisable chez vous. Elle s’occupe des devoirs des enfants de sa voisine et inversement. Comme l’affectif ne rentre pas en ligne de compte les choses se passent beaucoup mieux. Et même les jours difficiles quand on rentre à la maison c’est sur la voisine que les enfants sont fâchés et pas sur nous.


Qu'est ce que la proscrastination ?

Cette interview a été publiée dans un magazine il y a quelques années. Ayant égaré l'original, je ne peux mentionner la source. Il faudrait que je fouille dans mes vieux papiers un de ces jours. Tiens, je vais noter ça sur ma liste de choses à faire... Mais où est donc passé cette liste ? Je chercherai demain, pour l'instant je suis occupé...

Qu'est-ce qui fait remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même ?
Pourquoi et comment quelqu'un peut-il continuer à remettre au lendemain ? Est-ce simplement une mauvaise habitude facile à perdre ? Que peut-on faire contre cela ?

« Quand je suis confronté à un procrastinateur chronique, je cherche à savoir tout d'abord sur quoi en particulier la personne doit travailler. J'aide cette personne à choisir parmi toutes les taches qu'elle a à accomplir, une à partir de laquelle nous chercherons à analyser et comprendre son problème. C'est le commencement. Ensuite, je cherche à savoir comment et pourquoi la procrastination est devenue un problème.

Peu de gens peuvent résoudre le problème sans avoir auparavant compris le rôle qu'il jouait dans leur vie. Les procrastinateurs ont tendance à voir la fin sans les moyens, ils pensent seulement au but à atteindre et non aux différentes étapes qui jalonnent le parcours. De ce fait, il leur est difficile de commencer une tache et de la poursuivre pas à pas jusqu'au bout.

Le perfectionnisme est très courant chez les procrastinateurs. Chaque réalisation devient un test pour la personne. Supposons que je sois un perfectionniste et que je veuille que chaque partie de mon travail soit parfaitement accomplie. Alors, à chaque fois que je vais m'asseoir à mon bureau, j'aurai ce désir omniprésent d'être parfait. Vivre selon cette règle est épuisant, il est beaucoup plus facile de remettre la chose au plus tard possible. Et si j'attends la dernière minute, je peux toujours me dire " J'ai fait de mon mieux compte tenu du temps qui était à ma disposition ".

La procrastination agit comme un tampon contre votre propre image de la perfection : vous avez tout votre temps, vous souhaitez que tout soit mené à bien brillamment. Mais si vous attendez la dernière minute, vous ne vous mettrez au travail que pour vous en débarrasser ! La procrastination est sans doute votre seule possibilité de détourner votre désir d'être si brillant.

Ce peut être un bon moyen de protection. Si vous n'exprimez jamais le meilleur de vous-mêmes, vous ne l'évaluerez jamais, et vous pourrez continuer à croire que vous êtes si formidable ! Les psychologues appellent ça " illusion of brillance " et c'est l'illusion du fait que si vous aviez plus de temps, vous auriez bien sûr trouvé la bonne solution. Mais comme vous avez attendu si longtemps, vous êtes très satisfait de votre travail compte tenu du temps que vous y avez passé.

Ce type de procrastination se range dans la catégorie de gens qui ont peur de l'échec. C'est leur crainte de faire pour le mieux, de se voir évalués négativement, de fixer une limite à leurs aptitudes. Une autre catégorie est celle des gens qui ont peur du succès, car ils craignent de se voir demander encore plus de travail s'ils montrent leurs réelles capacités.

Il y a une catégorie de procrastinateurs qui remettent au lendemain pas tant par une peur de l'échec ou du succès (quoique ces deux éléments puissent être présents) que par esprit de rébellion. Ils se disent " Vous ne me ferez pas suivre votre route, je vais faire ça à ma façon ". Ce sont des gens qui, pour une quelconque raison, assimilent coopération et soumission. Ils ont le sentiment que si vous leur dites : " Faites-moi ça pour jeudi " et qu'ils le font pour jeudi, ils auront perdu quelque chose d'eux-mêmes, comme s'ils avaient capitulé. Ils se sentent contrôlés.

La plupart des procrastinateurs disent que le fait de sans arrêt différer leur travail apporte un certain " piquant " à leur vie. En vivant de crise en crise, ils sont toujours sous tension, en activité. Ils ont peur que leur vie devienne vraiment ennuyeuse et médiocre s'ils n'ont pas cette source constante de stimulation que la procrastination leur fournit. »

Alors, que faire ?

« Définissez quels sont les buts que vous voulez atteindre. Pensez-y en termes très concrets. Et après avoir bien identifié un but, séparez-le en très petites étapes. Commencez alors à penser au temps qui sera nécessaire pour parvenir à l'objet fixé. Beaucoup de procrastinateurs ont une très mauvaise notion du temps. Ils pensent que les choses vont prendre beaucoup moins de temps qu'elles n'en nécessitent en réalité. Un procrastinateur sera tourmenté par les conclusions qu'il tirera de cette expérience. Il se dira : " Bon, cette fois je m'y mets pour de bon ! " et il ne tiendra pas compte du fait que ça n'a déjà pas marché les 10 autres fois où il a essayé.

Même cerner un objectif est parfois difficile pour un procrastinateur. Il se dit : " Je ne peux pas me contenter de faire une chose, il faut absolument que je fasse tout, complètement ". Un procrastinateur est quelqu'un pour qui le verre est toujours à moitié vide, jamais à moitié plein. S'il réalise quelque chose, il prend rarement du plaisir à dire : " Bon, j'en ai déjà fait la moitié, c'est pas mal... ". Il préférera dire : " Oh, non ! il me reste encore la moitié à faire ! ".

La première étape pour changer de comportement est d'être bien conscient d'avoir ce problème ».


Comment se calcule le Quotient Intellectuel ?

Le quotient intellectuel permet d'établir une norme de comparaison interindividuelle et intra individuelle :
- l'enfant est comparé à la moyenne des enfants de son âge
- ses différentes notes montrent ses forces et ses faiblesses.
Le quotient intellectuel moyen est de 100 (ou bien tous les résultats obtenus entre 90 et 109).
Ceci signifie qu'à partir de 110, le niveau est plus élevé que la moyenne et en dessous de 90, le niveau est moins élevé que la moyenne.
Pour chaque test pris séparément, la note moyenne est de 10 (ou entre 9 et 11)

Valeurs des QI
- Très supérieur : 140 et plus
- Supérieur : 120 - 139
- Normal fort : 110 - 119
- Moyen : 90 - 109
- Normal faible : 80 - 89
- Limite : 70 - 79
- Déficience : 69 et moins


Qu'est ce que le pseudo TDA/H ?

Hier, vous ne pouviez pas trouver les clés de votre voiture? Vous étiez en retard au rendez-vous chez votre médecin? Vous avez oublié de payer la facture du téléphone et on vous a coupé la ligne? Vous n'arrivez pas à vous concentrer sur vos tâches ménagères, parce que vous pensez que votre mari a une liaison? Non ! Tout ceci n'est pas obligatoirement du TDA/H.

Tout le monde a des moments de déficit d'attention "DA" de temps en temps, surtout lors de chocs importants dans la vie: un décès inattendu dans la famille, votre femme vous annonçant qu'elle vous quitte, votre pire ennemi (ou votre meilleur ami) qui reçoit l'avancement professionnel que vous pensiez obtenir vous-même, ou simplement, juste la fatigue due à la course continuelle journalière.

Le style de vie actuel hyper chargé est vraisemblablement responsable du manque de concentration, de la surcharge de la mémoire. Notre attention est constamment perturbée par de courts dérangements, provoqués par la diffusion de nouvelles informations par e-mail, par l'envoi de messages instantanés ou de SMS, même pendant une réunion avec votre chef ou pendant une conférence.
Edward Hallowell, professeur de psychiatrie à Harvard, et John Ratey, professeur assistant à Harvard qui ont une grande expérience des troubles d'attention appellent ces circonstances " pseudo désordre du déficit d'attention".

Les symptômes du TDA/H avéré, tels que la désorganisation, les réactions émotionnelles, les mauvaises performances, la mauvaise estime de soi, les troubles relationnels ou la dépression, prennent des formes diverses; mais ils doivent avoir eu une influence négative sur plusieurs domaines de votre vie, pendant de très longues périodes, pour que l'on puisse poser le diagnostic de TDA/H.
De plus on ne devient pas TDA/H à l'âge adulte. Les symptômes doivent avoir été présents dès l'enfance.

Si vous avez des symptômes en relation avec le TDA/H, nous vous conseillons de consulter un médecin qui a de l'expérience dans ce domaine. Le TDA/H peut être confondu avec de nombreux autres problèmes, tels que des problèmes émotionnels et d'adaptation, des problèmes de comportement, une dépression, une dépression bi-polaire, de l'anxiété, des troubles obsessionnels compulsifs, des tics, des problèmes liés aux abus, des problèmes d'apprentissage ou d'autres problèmes médicaux.


Comment favoriser l'attention et la concentration ?

L'attention et la concentration sont interdépendantes.

Être attentif, c'est mobiliser ses cinq sens pour recevoir, chercher, sélectionner et traiter les informations pertinentes dont on a besoin pour travailler.

Être concentré, c'est focaliser l'attention. C'est être absorbé par la tâche.

Comment être attentif ?

Être attentif, ce n'est pas seulement être calme, en attente, écouter le professeur. On peut certes déduire de cette attitude que l'on est de bonne volonté. Mais cela n'est pas suffisant et n'a pas grand chose à voir avec l'attention.

Être attentif, c'est savoir que faire de son attention. C'est être actif mentalement.

Ainsi un élève attentif écoute le professeur dans le but de comprendre une règle de grammaire, de prononcer correctement des mots anglais, dans le but de savoir utiliser un théorème de géométrie dans un exercice.

Il est dans une intention d'apprendre .

Il ne suffit pas de dire à un enfant : “Sois attentif”. II faut lui dire comment faire, l'aider à maîtriser son attention et sa concentration..

La concentration

La concentration est une attention soutenue que rien n'interrompt.

La concentration de l'enfant dépend de son intention, de son intérêt pour ce qui lui est proposé, pour ce qu'il lit ou entend.

Intérêt, plaisir, réussite, motivation favorisent la concentration

Passivité, stress, répétition ou monotonie de la tâche la perturbent.

Maîtriser son attention et sa concentration

1) Il faut tout d'abord observer la durée de son attention, de sa concentration selon la lecture ou l'écoute, selon le travail (compréhension, mémorisation, réflexion), selon la matière aussi. Egalement le moment de la journée et le lieu.

Il s'agit de s'observer pour avoir conscience des moments où l'on décroche d'un travail pour parvenir à raccrocher au plus tôt.

2) Il faut dans un deuxième temps s'entraîner et utiliser des stratégies.

On s'entraîne à moduler son attention pendant le cours : attention légère quand un professeur rend des copies ou parle d'un point qu'on maitrise déjà parfaitement ; attention plus soutenue quand il s'agit d'écouter le cours ; concentration pour comprendre un point difficile, pour un effort de réflexion.

On utilise des stratégies. On choisit sa place en classe, on organise son travail en fonction de l'exigence du travail au plan de la concentration et en fonction des heures plus ou moins favorables au travail intellectuel.

Stratégies de lecture pour éviter que l'esprit ne s'évade : par exemple noter dans la marge les mots-clés.

Stratégies d'écoute : fermer les yeux ou poser les yeux sur une surface neutre pour qu'aucune sollicitation visuelle ne vienne perturber.

Se concentrer, une habitude à acquérir

L'important est d'apprendre, en délimitant un espace, à délimiter le temps de travail.

L'enfant travaille assis à une table. Face à lui, un réveil : il lui permet d'être conscient du temps qui passe, du temps pendant lequel il parvient à se concentrer, du temps qu'il lui faut pour faire des exercices, pour apprendre ses leçons. Quand il se met à penser à autre chose et n'arrive plus à être attentif, il se lève. Il peut boire un verre de lait, manger un fruit, s'amuser avec le chat, mais il n'allume pas la télévision, ce qui l'empêcherait de retrouver facilement sa concentration.

Il faut prendre l'habitude de ne pas rêvasser à sa table de travail : dès que l'enfant est fatigué, qu'il se met à rêver, il vaut mieux qu'il se lève pour faire une pause de quelques minutes.

Tant qu'il est assis à sa table, il travaille, il ne pense à rien d'autre.

Dans le cas où, pour apprendre ses leçons, il a besoin de marcher de long en large, il le fait bien entendu, mais il quitte la pièce quand il n'arrive plus à être attentif, et il y revient une fois la pause terminée.


Le TDA/H est-il un trouble nouveau ?

En 1798, un médecin et auteur écossais, Sir Alexander Crichton (1763-1856) a décrit dans son livre « Une enquête sur la nature et l'origine du dérangement mental : compréhension d'un système concis de la physiologie et pathologie de l'esprit humain et l'histoire des passions et de leurs effets », dans le chapitre "Attention", une "agitation mentale" similaire au TDA/H.
"L'incapacité de maintenir un degré d'attention constant sur tout objet, résulte presque toujours d'une sensibilité anormale ou pathologique des nerfs, avec pour conséquence que la faculté d'attention est constamment tiraillée d'une perception à une autre. Le trouble peut remonter à la naissance ou être les séquelles de maladies.
Lorsque le problème remonte à la naissance, il est décelé dès le plus jeune âge; ayant pour effet que la personne est quasi dans l'incapacité de fixer son attention sur toute forme d'éducation. Rarement le degré atteint est tel que l'instruction en est perturbée; et fort heureusement, il diminue généralement avec l'âge".
"Dans cette maladie de l'attention, s'il est correct de l'appeler ainsi, chaque perception semble agiter la personne et lui donne un degré anormal d'agitation mentale. Les personnes marchant dans la pièce, un léger bruit tout comme le fait de bouger une table, la fermeture brusque d'une porte, un excès de chaleur ou de froid, trop de lumière ou pas assez de lumière, tout perturbe constamment l'attention chez ces patients. Dans la mesure où l'attention se détourne facilement à chaque perception".
« Ils ont un nom particulier pour l'état de leurs nerfs, qui est assez expressif par rapport à leurs sentiments. Ils disent qu'ils ne tiennent pas en place".
Le Docteur Crichton a suggéré que ces enfants bénéficient d'une intervention scolaire spéciale et a noté qu'il était évident qu'ils auraient un problème et ce malgré l'effort fourni.
"Tout enseignant public aurait dû remarquer que nombreux sont ceux que la rugosité et la difficulté de la grammaire latine et grecque répugnent et que ni la terreur de la baguette ni l'indulgence
ne pouvait provoquer chez eux l'envie soudaine d'attirer leur attention".
Alexander Crichton avait deux siècles d'avance sur son temps en ce qui concerne ses observations sur ce qu'on appelle maintenant le TDA/H. Il a écrit sur les caractéristiques frappantes de ce trouble, y compris les problèmes liés à l'attention, l'agitation, le commencement précoce, et sur la manière dont ce trouble peut affecter l'instruction.

Sir George Frederick Still (1868-1941), le père de la pédiatrie britannique a présenté en mars 1902 une série de 3 conférences au Collège Royal des médecins à Londres, sous le nom de "Conférence Goulstonian".
Ces conférences portaient sur certaines conditions psychiques anormales chez les enfants.
Il y décrivait 43 enfants qui avaient de sérieux problèmes d'attention, qui étaient souvent agressifs, provocants, résistants à la discipline, très émotifs ou passionnés, qui faisaient preuve de peu d'inhibition, qui avaient de sérieux problèmes d'attention soutenu et avaient de grandes difficultés à étudier malgré une intelligence normale.
De nombreux historiens du TDA/H ont déduit que les enfants qu'il avait décrits, auraient probablement été qualifiés, à l'heure actuelle, d'enfants atteints de TDA/H.

Références :
- Alexander Crichton : Une enquête sur la nature et l'origine du dérangement mental : compréhension d'un système concis de la physiologie et pathologie de l'esprit humain et l'histoire des passions et de leurs effets. 1798.
- Certaines conditions psychiques anormales chez l'enfant : the Gouldstonian lectures". The Lancet', 1902;1:1008-1012.
- Russell A. Barkley : La pertinence des Conférences Still sur la déficience de l'attention et l'hyperactivité avec déficit, A Commentary. 2006; 10; 137 J Atten Disord.
- George F. Still Certaines conditions psychiques anormales chez l'enfant : Extraits de trois conférences 2006; 10; 126 J Attend Disord.
- Palmer, E.D., and Finger, S. 2001. Une des premières descriptions de l'ADHD (inattention sous-type): Dr. Alexander Crichton et "l'agitation mentale" (1798). Revues sur la psychologie et psychiatrie de l'enfant, 6, 66-73.


 

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