TFE TDA/H et maladie

Année scolaire : 2008-2009
Sandron Lolita

6tsa


Travail de fin d’études

« Le tda/h doit-il être vu comme une maladie ?»

Stages effectués à l’école communale de Lausprelle

Collège Pie10                                                                               Promoteur : Madame Heynen


Remerciements :

Sincères remerciements à Monsieur Pierard de m’avoir accueillie dans sa classe.

Merci aussi à Madame Heynen d’avoir accepté d’être ma marraine de ce stage.

Un grand merci à Monsieur Massart pour sa patience.

Et je tenais aussi à remercier l’association TDA/H Belgique pour ses informations précieuses.

Un grand merci au Docteur Verheulpen pour m’avoir accordé de son temps.


Introduction

« Je ne suis pas un extraterrestre »

Il n’est pas rare que certains enfants se sentent différents. J’ai décidé de m’arrêter quelques instants sur ces enfants, qui, par leurs comportements semblent sortir du lot, ma petite sœur en fait partie.

C’est pourquoi, j’ai choisi le sujet du TDA/H.

J’ai effectué mon stage dans une école primaire située à Lausprelle.  J’y ai vu quelques enfants atteints de TDAH et médicamentés. Généralement, cela se passait bien avec l’institutrice ou l’instituteur car ceux-ci étaient informés sur cette problématique et la prenait en considération pour enseigner.

Dans la première partie de mon travail, vous découvrirez de façon théorique ce qu’est le monde du TDA/H.

Ensuite, j’apporterai des témoignages de professionnels travaillant avec des hyperactifs ainsi que des témoignages de parents.

Et pour terminer, je développerai ma conclusion et mon point de vue sur le sujet, ainsi que mon parcours personnel.


1      Partie théorique

1.1    Qu’est ce que le TDA/H[1]

TDA/H : Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Le TDA/H est une pathologie fréquente touchant 3 à 5 % des enfants d’âge scolaire. Mais aussi, dans une moindre proportion, les adolescents et les adultes.

Les enfants présentant ce trouble sont plus communément appelés « enfants hyperactifs ». Cette manière, biaisée, de nommer une pathologie est loin d’être neutre : elle a même des erreurs de diagnostic.

Le TDA/H est un désordre neurologique.

1.2    Quelles différences entre TDA et TDAH ?

1.2.1 Le TDA

L’enfant TDA est un enfant qui a un trouble déficitaire de l’attention sans hyperactivité. C'est-à-dire qu’il ne parvient pas à se concentrer, se laisse distraire, a tendance à perdre ses affaires, …

1.2.2 Le TDAH

Il présente les mêmes caractéristiques que l’enfant TDA mais a de l’hyperactivité en plus. Un enfant TDAH bouge et gigote sans cesse. Le TDAH n’est pas forcément dû à un problème de comportements mais peut venir aussi de troubles neurologiques.

1.3    Les causes du TDA/H

Le TDAH est un trouble neurologique et non pas un manque d’éducation et d’encadrement comme beaucoup de personnes le laissent entendre.

1.4    Pourquoi parle-t-on de troubles neurologiques ?

Les enfants TDAH ont un souci de transfert de dopamine et de la noradrénaline, des substances de notre corps. Une personne « normale » a le transfert de dopamine et de noradrénaline qui se fait automatiquement du corps au cerveau. Un enfant atteint de TDAH n’a pas cette faculté de transfert et doit bouger afin de pouvoir effectuer ce transfert.

1.5    Le diagnostic

Le diagnostic de TDAH exige l’analyse d’une multitude de données recueillies  par diverses sources d’informations et de situations cliniques, le médecin va solliciter où mettre en œuvre plusieurs choses :

L’entretien avec les parents : où sera abordé l’historique de l’enfant ainsi que les motifs qui les poussent à consulter. A noter que les « petits symptômes », tels que l’autoritarisme, l’entêtement, la mauvaise estime de soi, ne doivent pas être négligés.

De même, on prêtera une attention particulière à l’aspect émotionnel de l’enfant, qui peut aller d’une extrême sollicitude vis-à-vis de l’autre à des crises de colère, ou d’irritabilité.

L’entretien avec l’enfant : l’enfant va en général décrire les symptômes d’anxiété ou de dépression qui peuvent être associés au TDAH.

L’observation clinique : L’enfant étant dans un environnement inconnu lors de la première consultation aura probablement ses symptômes atténués. Le recueil de vidéos du comportement de celui-ci dans des situations de vie variées (maison, école, loisirs) est alors souhaitable. Ainsi, l’observation en situation constitue une grande aide au diagnostic. En bref, il convient d’apprendre à écouter, à voir, à ne pas se contenter seulement d’écouter, et de transcrire sur le dossier.

Questionnaires : Echelles de Conners pour les parents, les enfants et les enseignants (voir exemples en annexe) qui permettent de se faire une idée de l’envahissement de l’enfant par le TDA/H

L’examen médical : dans l’idéal, il faut le faire avec un neuro-pédiatre, qui peut interpréter les « petits signes » et peut guider les examens complémentaires (IRM, tracé encéphalogramme, caryotype).




1.6    Les troubles associés

L’enfant TDA/H peut manifester tout un éventail de réactions émotionnelles.
Ce qui peut s’avérer bouleversant tant pour son entourage que pour lui même. Il peut déjà avoir vécu plusieurs années avant son diagnostic, beaucoup de frustrations et d’échecs, pouvant lui causer des stress émotionnels et d’autres problèmes. Parmi les réactions émotionnelles possibles.

1.6.1 Dépression, retrait et anxiété

Les enfants peuvent se replier sur eux-mêmes et tenter de s’isoler du reste du monde, ou devenir anxieux et déprimés. Certains enfants intériorisent et finissent par déprimer ou faire de l'autodestruction.

Si les enfants n’ont pas pu vivre des expériences enrichissantes en raison de leur TDA/H, ils auront probablement des difficultés à développer une bonne estime d’eux-mêmes. Ils se perçoivent souvent comme stupides, différents, voire fous. Ils ont des sautes d'humeur imprévisibles et fréquentes, sont irritables, ont une tolérance peu élevée aux frustrations et deviennent trop émotifs en présence de situations frustrantes. Il est possible qu’ils cachent leurs sentiments si profondément en eux-mêmes qu’ils se manifesteront sous forme de maux de tête, d’estomac, de dos, de douleurs aux mains ou aux jambes.

1.6.2 Opposition – provocation


Les sentiments d’échec peuvent mener à des comportements agressifs ou violents, à la maison ou ailleurs. Certains enfants exprimeront leur frustration en devenant agressifs.


1.6.3 Troubles bipolaires

Même si le TDA/H et les troubles bipolaires restent deux troubles bien distincts, il existe une similitude entre les deux.

Ils ont tout les deux comme similitudes la distractibilité et l’impulsivité mais l’origine n’est pas la même. Le trouble bipolaire est dû à une réaction émotionnelle et des difficultés à faire face à l’angoisse et la colère. Dans le TDA/H, ce n’est pas dû à un souci émotionnel mais bien à un trouble neurologique.

1.6.4 Trouble d’apprentissage

Les enfants TDA/H sont atteints souvent de « DYS » ce qui signifie difficulté.

La dyslexie : C’est un trouble de la lecture, il est souvent accompagné de dysorthographie.

La dysorthographie : Elle est un trouble qui se manifeste par la difficulté ou l’impossibilité de considérer une phrase comme un ensemble organisé.

La dyspraxie : C’est une difficulté à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés.

La dysgraphie : Un enfant est dysgraphique lorsque son écriture est déficiente, lente et demande beaucoup d’efforts pour lui.

La dyscalculie : La dyscalculie est une difficulté a maîtriser la notion du chiffre

La dysphasie : La dysphasie est un trouble du langage, l’enfant parle moins bien ou plus tard que les autres enfants de son âge.

Ces troubles peuvent s’atténuer par une rééducation et une prise en charge logopédique.


1.7    Les traitements

1.7.1 La médication

La Rilatine est un médicament prescrit aux enfants dits hyperactifs ou, plus médicalement, aux enfants souffrant du trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention. Il y a une grosse polémique autour de ce médicament : car il est souvent apparenté à une drogue.

La Rilatine soutient les fonctions des neurotransmetteurs. Assure et facilite la transmission de l'influx nerveux d'une terminaison nerveuse à une autre.

C'est donc un stimulant du système nerveux central avec un effet marqué sur les activités mentales et motrices. Curieusement, la Rilatine a un effet paradoxal sur les enfants hyperactifs. En effet, le méthylphénidate excite le sujet normal, alors que pour les enfants TDAH, cette substance les apaise.

La Rilatine entraîne une amélioration du contrôle de la motricité fine. Elle améliore nettement la fonction d'attention et renforce ainsi la mémoire à court terme et les activités de concentration.

1.7.2 Le suivi psychologique

Le suivi psychologique est assez important. Dans la majorité des cas, les enfants suivis apprennent à remplacer les comportements qui posent problèmes par d’autres. Il faut faire comprendre aux enfants leurs comportements inadaptés afin de pouvoir les prévenir et les changer par d’autres. Ceci est une thérapie cognitive.

D’autres psychologues travaillent sur l’estime des enfants afin qu’ils reprennent confiance en eux et qu’ils puissent s’épanouir dans leur milieu. Ils leurs apprennent à s’accepter et à vivre avec leur déficit. Ils pointent surtout les aspects positifs de leur personnalité.

Il y a aussi les thérapies familiales qui visent à harmoniser la relation entre les parents, l’enfant et ses frères et sœurs. Le but de cette thérapie est de dénouer les problèmes posés par les uns et les autres. C’est une approche appelée systémique, c'est-à-dire que les éléments doivent tous fonctionner afin d’obtenir une harmonie parfaite.


2      Partie pratique

2.1    Contact avec l’ASBL TDA/H Belgique

TDA/H Belgique est une ASBL visant à aider les enfants, adolescents et adultes confrontés au TDA/H.


- Elle informe les parents et les enseignants sur ce qu'est le TDA/H.


- Elle organise des stages de formation, pour les parents, les enseignants ainsi que autres professionnels...


- Elle crée un soutien spécialisé pour les parents, enfants et enseignants ayant besoin d'aides ou de renseignements sur le sujet  et leur permet de partager leur vécu sur un plan concret et émotionnel. Elle peut apporter une écoute et des conseils, si nécessaire.


- Elle fournit des renseignements tels que l’endroit où trouver des thérapeutes, des groupes de soutien et d'autres contacts.


- Elle dirige une bibliothèque spécialisée ouverte à tous.


- Elle travaille avec d'autres organisations pour que la société prenne conscience des difficultés et de l'impact que le TDA/H peut avoir sur les personnes atteintes.


- Elle encourage le changement de perception de la société sur le TDA/H.


2.2    Interview d’un neuropédiatre

J’ai interviewé le Docteur Verheulpen, neurologue pédiatrique à l’hôpital Érasme et au CHU de Charleroi.

En quoi consiste votre métier et quel est le rapport avec les enfants atteints de TDA/H ?

Mon métier consiste avant tout à poser le diagnostic de TDA/H et à évaluer les meilleurs moyens pour aider l’enfant (les « traitements »).

Comme pédiatre, mon interlocuteur principal est le parent.

J’implique l’enfant dans la conversation, l’explication du diagnostic et le traitement.

Comment diagnostiquez-vous un enfant TDA/H ?

Le diagnostic peut se baser uniquement sur les critères cliniques, c'est-à-dire les symptômes.

Parfois, on est amené à préciser les capacités réelles d’attention-concentration avec un bilan neuropsychologique.

Des tests permettent de juger des capacités à rester attentif longtemps (attention soutenue), à être attentif à une seule chose sans se laisser distraire (attention sélective) ou à partager son attention entre 2 tâches (attention divisée).

C’est de loin le plus important. L’hyperactivité n’est pas le vrai problème même si c’est souvent par ce terme qu’on définit le problème.

A partir de quel âge un enfant peut-il être diagnostiqué ?

A partir de l’âge de 6 ans. Avant, on peut constater une hyperactivité ou une impulsivité ou même des problèmes de concentration mais pas réellement poser le diagnostic de TDA/H. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas aider un enfant plus petit mais on le traitera alors pour ses symptômes sans poser un « diagnostic » final.


Quels sont les traitements pour le TDA/H, en existe-t-il plusieurs ?

Il existe deux types de traitements qui ont prouvé leur efficacité de manière scientifique et statistique : le traitement médicamenteux avec en première ligne le méthylphénidate (« RILATINE » ou « CONCERTA ») et l’atomoxétine (« STRATTERA »).

Ainsi que les traitements comportementaux.

Ceux-ci consistent à prendre conscience du comportement qui pose problème et à le remplacer par un autre.

Ceci peut impliquer des approches très différentes qui peuvent être très psychologiques ou au contraire très techniques.

Quels sont les avantages et les  inconvénients de la prise de médicaments ?

Les médicaments sont très efficaces et rapidement ce qui peut être un avantage. Ils sont désavantageux surtout si ils sont utilisés comme une solution de facilité et qu’on ne met rien en place « à côté ».

Comme on les prend longtemps, il est conseillé de ne pas les utiliser en cas d’effets secondaires ennuyeux.

Un enfant médicamenté le restera t-il toute sa vie ?

Non.

C’est même plutôt rare, on a souvent des occasions à l’adolescence d’arrêter le traitement ou de le limiter dans le temps.

Beaucoup d’adolescents souhaitent arrêter le traitement à un moment où à un autre.

Mais l’arrêt est toujours plus difficile si on s’est contenté de donner un médicament à l’enfant sans lui apprendre à contrôler ses symptômes.

Un enfant atteint de TDA/H souffre-t-il de son état ?

Si un enfant ne souffre pas de son état, il est « gigote » ou « tête en l’air » ou « soupe au lait » mais par définition, si on pose un diagnostic de TDA/H c’est que l’enfant souffre. Soit dans le cadre de ses apprentissages, soit dans ses relations sociales, soit sur le plan de son ego, de sa fierté personnelle.


Guérit-on du TDA/H ?

Dans 50 à 70 % des cas, les symptômes en particulier d’inattention persistent à l’âge adulte. Comme l’hyperactivité diminue avec l’âge, on a longtemps pensé que l’on guérissait d’office à l’adolescence mais c’est faux. Par contre on peut apprendre à bien vivre malgré le TDA/H

Le TDA/H est il héréditaire ?

Oui, le facteur principal est l’hérédité.

Avez-vous des conseils à donner à l’entourage de ces enfants ainsi qu’aux enseignants ?

Il y a des centaines de conseils à donner à l’entourage de ces enfants et aux enseignants. Le premier conseil que je donnerais aux enseignants c’est qu’un trouble qui retentit sur la scolarité et qui est aussi fréquent que 5 à 10% des enfants mérite d’être connu et je leur conseille donc de s’informer. Deux autres conseils qui me semblent précieux sont les suivants :

-    Le TDA/H n’est pas dû à un manque de sévérité. En répondant aux symptômes par une approche répressive, on augmente surtout la souffrance de l’enfant. Ces enfants ont besoin d’un cadre ferme et strict mais pas de répression. C’est d’ailleurs assez inefficace. Ils ont besoin de motivations positives.

-    Les patients TDA/H sont très sensibles à leur environnement. Le calme les calmera, la nervosité les énervera, le bruit les distraira beaucoup plus que la moyenne.


2.3    Interview de parents

J’ai interviewé une dizaine de parents sur leur vécu avec leur enfant (Certaines de ces interviews sont en annexe). J’y ai mis ici une interview qui me semble intéressante.

Quel âge a votre enfant et depuis quand est il diagnostiqué TDA ou TDAH ?

12 ans. Diagnostiquée à 6 ans.


Quels sont les comportements qui vous ont poussé à consulter un médecin afin de le diagnostiquer ?

En 1ere primaire son institutrice nous a fait remarquer qu'elle était très lente, toujours une guerre en retard par rapport aux autres, très distraite. De plus, elle avait des tics de plus en plus nombreux, dont elle se plaignait.

Votre enfant
est-il au courant de son état ? Comment en parlez-vous avec lui ?

Oui, elle est au courant. Nous en parlons souvent, sans dramatiser. Nous parlons plus de ses symptômes personnels que du TDA/H en général. Par exemple elle a souvent des punitions pour oublis fréquents à l'école. Je lui explique ce que c'est que la distraction et nous essayons ensemble de trouver des trucs pour compenser ses oublis.



Comment se passe sa scolarité? Est-ce que son instituteur(trice) est au courant de son TDA/H?


Pas de problèmes importants en primaire. Elle est très intelligente et a compensé ses difficultés grâce à ça pendant les primaires. Les instits étaient au courant et mettaient en place des petits trucs pour l'aider : la mettre devant, suivre son rythme lent pour les dictées par exemple etc.

Maintenant, en 1ere secondaire les profs ne sont pas au courant. A part de nombreuses punitions pour oublis, ça se passe assez bien. Elle a des résultats irréguliers mais qui restent supérieurs à la moyenne. Elle prend un traitement depuis peu, ce qui l'aide beaucoup. Elle a quelques problèmes d'organisation et étudie très irrégulièrement. Mais tant que la situation est gérable je n'en parle pas aux profs. Le jour où ça n'ira plus, si je l'estime nécessaire, je le ferai.


Est-il médicamenté et comment le vit-il ?

Médicamentée depuis quelques mois, suite à une décision prise d'un commun accord avec elle, en raison de l'augmentation de ses difficultés à l'école. Elle sait ce que fait exactement le médicament dans son cerveau et sait pourquoi elle le prend.

Elle le vit très bien.

En cas de crise, comment le gérez vous ?


Avec philosophie... Ceci dit, elle n'a pas de trouble du comportement. Pas de grosse crise donc. Si ce n'est quelques petites crises d'opposition liées à l'adolescence. Rien de dramatique.


A-t-il des rituels dans la journée ? Pouvez-vous me décrire une journée type ?

Nous essayons de structurer au maximum ses journées et de lui apprendre des routines.

Elle se lève et se couche à des heures fixes. Va à l'étude de l'école pour l'obliger à travailler à heures fixes.  

En tant que parent(s) comment vivez-vous le trouble de votre enfant ?

Aujourd'hui je le vis bien parce que je me suis bien renseignée sur ce trouble, que ma fille est bien prise en charge, que moi même j'ai lu et suivi des formations pour apprendre à gérer le trouble de mon enfant et ai suivi une thérapie personnelle pour soigner mon propre TDA/H.

Mais il y a quelques années c'était très difficile à gérer. J'étais au bout du rouleau, je culpabilisais, m'énervais, ne comprenais pas...




2.4    Interview d’un enfant

Tu as un petit plus par rapport aux autres enfants, tu peux m’expliquer ?

Non je n ai pas de petit plus, j’ai plutôt des petits moins, parfois mes copines me disputent parce qu’elles ne comprennent pas ce que j’ai. Elles ne comprennent pas pourquoi je fais la sotte comme elles disent. Mais je ne fais pas la sotte je suis TDAH, le docteur m’a expliqué que j’agis avant de penser. J’ai beaucoup de difficultés à l’école pourtant j’aime bien apprendre et lire aussi.

Quand as-tu su que tu étais TDAH ?

Quand j’ai eu six ans et que je suis allée voir mon neuro pédiatre, car je bougeais tout le temps et je disais tout le temps non. J’avais aussi fort difficile à l’école et je me bagarrais souvent dans la cour.

Comment expliquerais-tu le TDAH aux autres enfants pour qu’ils comprennent ?

Je leur dis que je suis TDAH, trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité, je dis que j’ai le génie de la tête, que je fais tout avant de penser que tout va très vite dans ma tête, que je suis plus vite triste ou plus vite gaie qu’elles mais de toutes façons elles ne me comprennent pas…

Tes copains savent-ils que tu es TDAH ? Comment réagissent-ils ?

Ils ne comprennent pas, sauf celles et ceux qui sont comme moi TDAH et avec qui on peut parler.

Est-ce que prendre un médicament t’aide ?

Oui, je me concentre mieux à l’école et je suis aussi plus calme, à la maison je fais beaucoup moins de colère quand on me dit non et je dis moins souvent non quand on me demande quelque chose. Mais, je n’aime pas le prendre, chaque fois on me demande si je suis malade, qu’est ce que j’ai et blablabla. J’en prends juste pour aller à l’école, le week-end et pour aller aux scouts, je n’en prend pas, j’ai décidé de ne rien dire, c’est plus facile qu’à l’école car là je peux bouger et me dépenser beaucoup.

2.5    Conclusion après de nombreuses interviews

En conclusion de toutes mes interviews, j’en retire que : Les parents ont tous parcouru un véritable parcours du combattant avant que leurs enfants ne soient diagnostiqués. Le diagnostic posé est vécu comme un véritable soulagement car ils ne se voient plus comme des mauvais parents qui n’ont pu inculquer une éducation correcte à leurs enfants.

En général, les parents sont très impliqués dans le suivi de leurs enfants mais déplorent toutefois le manque d’infrastructures adaptées à la problématique, le manque d’informations en milieu scolaire. Je peux aussi pointer que beaucoup de parents constatent que la prise en charge correcte d’enfants TDA/H est beaucoup trop onéreuse (logopédie, prise en charge médicamenteuse, psychologue, …).

Pour la majorité des enfants, le trouble est assez mal vécu avec ceux « qui ne savent pas » et ceux qui refusent de savoir. Les autres enfants, sont parfois en réaction avec leurs manières d’être, assez cruels envers eux. Il faut dire aussi que les enfants atteints de TDA/H ont souvent des troubles de l’apprentissage mais qu’ils ne sont pas de mauvaise foi et ont bien de réelles difficultés.



3      Conclusion

Mon TFE commençait par «  Le TDA/H, doit il être vu comme une maladie ? »

Je me suis penchée sur plusieurs choses telles que le diagnostic, les traitements, les explications sur les troubles neurologiques. Autant de termes qui peuvent nous faire penser à une maladie.

Le TDA/H ne se détecte pas avec une prise de sang, ni une radio…

Si un enfant qui bouge tout le temps, est tête en l’air, maladroit et soupe au lait mais qu’il n’en souffre pas au quotidien on ne pourra pas poser le diagnostic de TDA/H. La société dans laquelle nous vivons accentue aussi la souffrance des personnes TDA/H car nous avons des normes, des moeurs et des règles de vie à respecter ; si ces personnes vivaient, par exemple, dans une famille d’agriculteur au Moyen-Âge ou dans la forêt Amazonienne, je suis prête à parier qu’elles seraient épanouies car rien ne les contraindrais à rester en place.

Le TDA/H est donc une souffrance sous contrainte seulement.

Par ailleurs, j’ai aussi rencontré beaucoup de personnes et discuté avec elles.

La majorité d’entre elles avaient un enfant TDA/H ou l’étaient elles-mêmes. Et ces personnes ne vivent pas leur trouble comme une maladie, mais sont toutefois consciente de leurs difficultés à s’adapter à une société pas toujours adaptée à leurs manières de fonctionner.

Je pense donc que le TDA/H est plus un trouble invalidant qu’une maladie.

En effet, le TDA/H  doit être traité et mérite d’être connu.

C’est un désordre neurologique, donc indépendant du bon vouloir de la personne et il n’est pas dû à un manque d’encadrement ou encore à une mauvaise éducation. Par définition, malgré tout, c’est aussi une maladie car il est traité et se soigne par des médicaments.

Cependant, son effet invalidant peut être atténué si la personne atteinte est au courant de son trouble, l’accepte, le comprend et est traitée.

D’où l’importance d’un diagnostic rapide, du soutien de l’entourage, des parents, des enseignants.

Mais aussi des suivis (logopédique, psychologique et neurologique).


Il reste, tout de même, beaucoup de choses à faire dans le domaine du TDA/H. Un enfant ne peut s’épanouir dans sa vie que si ceux qui l’entourent sont au courant de son trouble.

Je pense qu’il faudrait systématiquement mettre les instituteurs au courant ou par des brochures, ou intégrer dans leurs études un petit module à ce sujet.

L’association TDA/H Belgique a d’ailleurs publié et distribué dans tous les centres psycho médico-sociaux de la communauté française une brochure destinée aux enseignants. Ils organisent aussi des formations pour les enseignants.


4      Bilan personnel

Je suis arrivée en Techniques sociales en 5e. J’ai choisi cette option pour l’aspect relationnel ainsi que le cours de psychologie qui m’a toujours attiré.

En 5e, j’ai effectué mon stage dans une classe maternelle. Cela s’est très bien passé car j’ai toujours eu un bon contact avec les enfants. Le stage m’a plu en lui-même, cependant, je ne pense pas que je saurais gérer moi seule autant de petits enfants car je suis TDA et j’ai beaucoup de mal à évoluer dans un environnement bruyant et stressant (peur qu’un enfant ne quitte la classe sans que je ne m’en rende compte, …)

Cette année-ci, je suis retournée dans une école, dans une classe de 6e primaire,

pour voir si, avec des enfants assis et plus statiques je pouvais dépasser cette difficulté.

J’en garde un bon souvenir même si je n’ai pas pu faire beaucoup de choses dans cette classe car je n’ai pas la pédagogie nécessaire pour enseigner des leçons.

Malgré tout, j’ai pu m’occuper seule d’une classe de 3e primaire pendant 2 jours car l’institutrice était malade. Lors de ces 2 jours, j’ai beaucoup appris. Notamment, qu’il faut toujours se montrer ferme au départ, pour ensuite lâcher du lest. Le premier jour, je me suis laissée dépasser par les événements. Le lendemain cela s’est merveilleusement bien passé, j’ai même pu leur apprendre la soustraction écrite et j’étais assez fière du résultat.

Ces 2 expériences m’ont appris que je pourrais être institutrice primaire mais cela ne reste qu’une alternative car l’an prochain, j’ai dans la tête d’entamer des études universitaires dans le domaine de la psychologie. Bien sûr, j’adore toujours autant les enfants, et il ne serait pas étonnant que je me spécialise dans un domaine de la neuropsychologie de l’enfance.


5      Bibliographie

DE COSTER Pascale, Anne-Geneviève DE LONGUEVILLE et Dr xavier Schlögel. TDAH/H à l’école, Waterloo, Wolters plantyn, 2006, 98 pages.

TDA/H Belgique. (Page consultée le 17 février 2009). Hyperactivité et troubles associés, [En ligne]. Adresse URL : http://www.tdah.be/

Wikipédia (page consultée le 03 mars 2009). Trouble du déficit de l’attention, [En ligne]. Adresse URL : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_du_déficit_de_l’attention

Interview d’un neurologue pédiatrique (2009, 20 avril). Docteur Denis Verheulpen, neurologue pédiatrique au CHU de Charleroi et à l’hôpital Erasme de Bruxelles. Courrier électronique personnel.

Interviews aux parents d’enfants hyperactifs (2009, avril). Anonymes. Sondage réalisé sur forum.

Interview d’un enfant hyperactif (2009, 02 mai). Sandron Luna, élève hyperactive 10 ans. Entrevue par Lolita Sandron (15 min)

ULB (Page consultée le 03 mai 2009). Génétique du TDAH, [En ligne]. Adresse URL : http://www.ulb.be/rech/inventaire/projets/9/PR4299.html

TDA/H France. (Page consultée le 04 mai 2009). Démarche pratique pour le diagnostic TDAH, [En ligne]. Adresse URL : http://www.tdah-france.fr/



6      Annexes

6.1    Test de Conners

* Pour les parents

(Cf. Questionnaire)

àClé de correction :

Les énoncés les plus discriminants sont regroupés selon les cinq facteurs suivants :

A. Difficultés de comportement : énoncés 2-8-14-19-20-27-35-39


B. Difficultés d'apprentissage : énoncés 10-25-31-37


C. Somatisation : énoncés 32-41-43-44


D. Impulsivité, hyperactivité : 4-5-11-13


E. Anxiété : 12-16-24-47


Les dix énoncés 4-7-11-13-14-25-31-33-37-38 sont ceux de la forme abrégée du questionnaire de Conners et correspondent à l'échelle d'hyperactivité.

En cotant chaque appréciation 0-1-2 ou 3 (pas du tout =0, Énormément = 3) et en divisant le total obtenu par 10 on obtient un score moyen allant de 0 à 3. Un score moyen de 1,5 ou plus suggère des indices d'hyperactivité chez l'enfant.

* Pour les enseignants :

(Cf. Questionnaire)

àClé de correction :

Les énoncés les plus discriminants sont regroupés selon les trois facteurs suivants :

A. Difficultés de comportement : énoncés 4-5-6-10-11-12-23-27


B. Impulsivité, hyperactivité : 1-2-3-8-14-15-16


C. Inattention, passivité : 7-9-18-20-21-22-26-28


Les dix énoncés 1-5-7-8-10-11-14-15-21-26 sont ceux de la forme abrégée du questionnaire de Conners et correspondent à l'échelle d'hyperactivité.

En cotant chaque appréciation 0-1-2 ou 3 (pas du tout =0, Énormément = 3) et en divisant le total obtenu par 10 on obtient un score moyen allant de 0 à 3. Un score moyen de 1,5 ou plus suggère des indices d'hyperactivité chez l'enfant.


6.2    Interviews

Questions au(x) parent(s) d’enfant(s) atteint(s) de TDA/H

Bonjour, je m’appelle Lolita et je suis en 6e Techniques sociales. Je réalise un TFE sur le TDAH. Je cherche des parents qui seraient prêts à répondre à quelques questions afin de me permettre d’approfondir mon sujet. Bien sûr, ceci est totalement anonyme et si vous préférez ne pas répondre à l’une ou l’autre question il n’y a aucuns soucis.

D’avance merci.

Quel âge a votre enfant et depuis quand est il diagnostiqué TDA ou TDAH ?

Mon enfant a 10 ans, il a été diagnostiqué à l’âge de 5 ans et demi. C’est suite à son comportement en classe que l’on m’a envoyé voir un psychologue.

Quels sont les comportements qui vous ont poussé à consulter un médecin afin de le diagnostiquer ?

Un refus total de travailler, une opposition constante à l’autorité, un besoin important de bouger, un manque énorme de confiance en lui (je ne saurais pas le faire…)

Est-il au courant de son état ? Comment en parlez-vous avec lui ?

Oui il est au courant vu que les 3 premières années on a voyagé entre plusieurs pédopsy avant de trouver le bon. Il a aussi participé à une étude concernant le TDAH. On en parle souvent.


Comment se passe sa scolarité? Est-ce que son instituteur(trice) est au courant de son TDA/H?

Sa scolarité est mitigée, par moment il a de bon, voire de très bon résultats et à d’autres moments, ils sont catastrophiques. Ses difficultés sont plus ciblées en mathématique. Le gros problème, c’est le refus de travailler et de faire ses devoirs. Il réussit avec ses acquis sans revoir ce qu’il a comme leçon.

Son institutrice est au courant et essaie de tirer Nicola vers le haut, avec des encouragements, des réponses favorables à mes demandes (alléger la quantité de devoirs hebdomadaires par exemple). Elle est très compréhensive et a compris le fonctionnement de Nicola, jamais de cri, juste lui expliquer les choses de manière précise et ferme.

Est-il médicamenté et comment le vit-il ?

Oui il est médicamenté, il prend deux comprimés de Rilatine par jour, un le matin et un l’après-midi. Il ne le vit pas trop mal et commence à gérer la prise quotidienne seul. Il sait quand il en a besoin.

En cas de crise, comment le gérez vous ?

Difficilement, il est constamment en opposition avec moi, il est rare qu’il me réponde de manière favorable, même si c’est à son avantage. Souvent, je suis obligée de le forcer à aller dans sa chambre mais c’est un vrai parcours du combattant !

A-t-il des rituels dans la journée ? Pouvez-vous me décrire une journée type ?

Il est difficile de l’affirmer, cependant il vaut mieux ne pas perturber l’emploi du temps.

Tout est chronométré, c'est-à-dire que le matin, je le lève à 7h15, je dois rester à ses côtés afin qu’il s’habille au plus vite. Je lui donne ses vêtements un par un. Ensuite, on  descend déjeuner, il va se brosser les dents et puis on démarre à 7h50. Il passe sa journée à l’école.

Retour vers 16h30, devoirs à l’horizon. Maintenant, que le bon temps revient, toutes les excuses sont bonnes pour sortir jouer en vélo ou au ballon. Il doit rentrer à 19h et nous soupons. Dès la fin du repas, il va prendre son bain. Il descend boire son cacao et est au lit à 20h30. En général, il s’endort assez vite.

En tant que parent(s) comment vivez-vous le trouble de votre enfant ?

Très difficile à assumer car c’est un enfant en perpétuelle action, on dirait qu’il a des piles et qu’elles ne s’usent jamais. J’ai déjà cherché s’il n’y avait pas un bouton off !!!

Aussi, je me pose beaucoup de questions par rapport à son avenir…

J’ai du mal à accepter sa différence mais je commence à m’en faire une raison, il n’est pas handicapé, juste différent…

Avez-vous d’autres remarques et / ou commentaires ?

Le fait que ce ne soit pas reconnu alors que les frais sont assez coûteux si la prise en charge est totale et multiple (logopédie, pédopsychiatrie, neuro-pédiatrie, psychologue, …)


Questions au(x) parent(s) d’enfant(s) atteint(s) de TDA/H

Bonjour, je m’appelle Lolita et je suis en 6e Techniques sociales. Je réalise un TFE sur le TDAH. Je cherche des parents qui seraient prêts à répondre à quelques questions afin de me permettre d’approfondir mon sujet. Bien sûr, ceci est totalement anonyme et si vous préférez ne pas répondre à l’une ou l’autre question il n’y a aucuns soucis.

D’avance merci.

Quel âge a votre enfant et depuis quand est il diagnostiqué TDA ou TDAH ?

Valentin a 8 ans et il est diagnostiqué depuis +/- 5 mois.

Quels sont les comportements qui vous ont poussé à consulter un médecin afin de le diagnostiquer ?

Ce sont les difficultés scolaires qui nous amenés à aller voir un pédo psy et après 6 mois de séance on a fait des tests par une neuro logopède et là le verdict est tombé.

Est-il au courant de son état ? Comment en parlez-vous avec lui ?

On lui a expliqué directement qu'il était autrement que les autres enfants et que ses difficultés de concentration n'étaient pas de sa "faute" . Qu’enfin nous allions pouvoir l'aider.

Comment se passe sa scolarité? Est-ce que son instituteur(trice) est au courant de son TDA/H?

Oui et cela se passe bien.

Est-il médicamenté et comment le vit-il ?

Oui il est médicamenté et ça se passe très bien, il sait qu'il doit prendre un médicament tous les matins et un à l'école. Ca ne pose aucun problème, il y pense spontanément.


En cas de crise, comment le gérez vous ?

Je pense que l'on n'arrive pas encore à voir les crises, on est toujours un peu bercé par l'idée que Valentin est un garçon speedé , impulsif. Depuis que l'on sait qu'il est TDAH on a tendance à beaucoup moins s'énerver qu'avant.

A-t-il des rituels dans la journée ? Pouvez-vous me décrire une journée type ?

Journée type: levé à 6h45 (il se réveille en général seul), déjeuner, il regarde un peu les dessins animés. A 7h45 il est à l'école jusque 15h30. Ensuite au retour il fait ses devoirs (bien plus facilement depuis qu'il prend la rilatine et volontairement). Il joue un peu dehors ou regarde la télé, ensuite souper -bain et au lit à 20h. C'est très organisé et il y a très peu de changement d'horaire la semaine. Le week-end l'heure du coucher est un peu décalée mais pas énormément.

En tant que parent(s) comment vivez-vous le trouble de votre enfant ?

Personnellement je le vis bien car trouver ce qu'avait Valentin m'a été d'un grand soulagement, enfin nous allions pouvoir l'aider. Valentin va bientôt commencer la rééducation pour pouvoir à terme arrêter la médication. Ce jour là ce sera une victoire.

Avez-vous d’autres remarques et / ou commentaires ?

Jusqu'avant le moment où l'on a décelé le trouble de valentin je ne m'imaginais qu'autant de personnes en étaient atteintes. On se sent moins seul.


Questions au(x) parent(s) d’enfant(s) atteint(s) de TDA/H

Bonjour, je m’appelle Lolita et je suis en 6e Techniques sociales. Je réalise un TFE sur le TDAH. Je cherche des parents qui seraient prêts à répondre à quelques questions afin de me permettre d’approfondir mon sujet. Bien sûr, ceci est totalement anonyme et si vous préférez ne pas répondre à l’une ou l’autre question il n’y a aucuns soucis.

D’avance merci.

Quel âge a votre enfant et depuis quand est il diagnostiqué TDA ou TDAH ?

Elles ont 11 et 18 ans bientôt, le diagnostic a été posé à l’âge de 6 ans pour la cadette TDAH et 15 ans pour l’ainée TDA

Quels sont les comportements qui vous ont poussé à consulter un médecin afin de le diagnostiquer ?

La cadette était une enfant sauvage, perpétuellement en mouvement toujours en opposition face à l’autorité, non était son mot favori, elle me disait entendre des voix. Avait de grosses crises d’angoisses. Etant éducatrice spécialisée, j’ai bien sûr vu que la demoiselle ne fonctionnait pas comme tout le monde. J’ai même à un moment suspecté de l’autisme et je n’ai pas attendu pour consulter divers spécialistes et psy en touts genres.

Mais personne ne semblait pouvoir nous aider, ou cerner son problème…

Lorsqu’elle est entrée en première primaire et nous avons pu constater des difficultés dans la lecture, l’écriture et les mathématiques, une logopède l’a alors testée et m’a parlé d’un éventuel déficit de l’attention, je me suis alors dirigée vers un neuro pediatre et le diagnostic a enfin pu être posé.

Pour l’aînée, qui semblait fonctionner normalement (mis a part le fait qu’elle soit tête en l’air et maladroite) son TDA à été découvert suite a un épisode d’angoisses et de phobie scolaire.

Est-il au courant de son état ? Comment en parlez-vous avec lui ?

Oui bien sur, le plus naturellement possible


Comment se passe sa scolarité? Est-ce que son instituteur(trice) est au courant de son TDA/H?

La cadette rame beaucoup, elle collectionne les dys… son instituteur est au courant, je ne me base pas sur les points de son bulletin mais je vois les efforts qu’elle fait chaque jour.

L’aînée termine ses humanités sans difficulté majeure, ses profs ne sont pas au courant.

Est-il médicamenté et comment le vit-il ?

La petite prend effectivement de la rilatine trois fois par jour en période scolaire.

Elle est consciente que cela l’aide mais n’aime pas la stigmatisation face à ses condisciples, elle ne se sent pas malade et chez un enfant médicament rime avec maladie.

L’aînée ne prend actuellement plus rien du tout comme traitement, elle fonctionne apparemment sans trop de soucis

En cas de crise, comment le gérez vous ?

J’ai eu beaucoup de difficultés avec la petite, mais par l’humour, je parviens souvent à désamorcer la crise en vue.

L’empathie fonctionne aussi pas mal avec elle.

A-t-il des rituels dans la journée ? Pouvez-vous me décrire une journée type ?

Je tente d’avoir des journées structurées, de lui faire faire beaucoup d’activités physiques, de ne pas la contrarier (surtout prévenir si il y a un changement de programme) elle fait ses devoirs en milieu scolaire (cadre plus neutre)

En tant que parent(s) comment vivez-vous le trouble de votre enfant ?

Je le vis très bien maintenant, mes filles sont formidables et pleines de ressources, j’ai confiance en elles


7      Table des matières

Introduction. 1

1      Partie théorique. 3

1.1       Qu’est ce que le TDA/H.. 3

1.2       Quelles différences entre TDA et TDAH ?. 3

1.2.1 Le TDA.. 3

1.2.2 Le TDAH.. 3

1.3       Les causes du TDA/H.. 3

1.4       Pourquoi parle-t-on de troubles neurologiques ?. 3

1.5       Le diagnostic. 4

1.6       Les troubles associés. 5

1.6.1 Dépression, retrait et anxiété. 5

1.6.2 Opposition – provocation. 5

1.6.3 Troubles bipolaires. 6

1.6.4 Trouble d’apprentissage. 6

1.7       Les traitements. 7

1.7.1 La médication. 7

1.7.2 Le suivi psychologique. 7

2      Partie pratique. 9

2.1       Contact avec l’ASBL TDA/H Belgique. 9

2.2       Interview d’un neuropédiatre. 10

2.3       Interview de parents. 13

2.4       Interview d’un enfant 15

2.5       Conclusion après de nombreuses interviews. 16

3      Conclusion. 18

4      Bilan personnel 21

5      Bibliographie. 23

6      Annexes. 25

6.1       Test de Conners. 25

6.2       Interviews. 27

7      Table des matières. 34



[1] TDA/H : Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité.