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En parler ou pas ?

Je suis atteint de TDA/H : en parler ou pas ?

Pour répondre à cette question il est nécessaire de tenir compte de plusieurs éléments.

Premièrement : la manière dont vous percevez votre trouble, le vivez et l'assumez.
A l’annonce du diagnostic, certains sont soulagés. Ils mettent enfin un nom - TDA/H - sur l’origine de leurs difficultés et se sentent déculpabilisés. Le poids des échecs qui pesait sur leurs épaules est allégé, ce qui les rend plus forts. D’autres, restent fragilisés par les conséquences de leur TDA/H et l'idée de se trouver face à un long processus d'amélioration de leur qualité de vie.
Avant d’aborder le sujet avec votre entourage  demandez-vous donc : « Suis-je, à l’heure actuelle, capable de faire face à une réaction négative à l’annonce de mon TDA/H ? ».

Deuxièmement : la ou les personnes auxquelles vous souhaitez en parler.
Quel type de relation entretenez-vous ? Si votre interlocuteur a l'esprit ouvert et que votre relation est basée sur le respect et la confiance, vous prenez peu de risque. Expliquez-lui en quoi consiste le TDA/H et, pourquoi pas, conseillez-lui de lire cette brochure !
Les informations non scientifiques et gratuitement polémistes qui circulent de temps en temps dans la presse non spécialisée peuvent provoquer des attitudes de rejet à l'annonce de votre TDA/H ou des traitements mis en place pour y faire face. N'hésitez-donc pas à partager avec vos proches une information scientifique de bonne qualité.

Le contexte n’est pas à négliger. En effet, si vous êtes dans l’urgence de trouver un emploi il ne semble pas, à première vue, conseillé de parler de votre TDA/H, en tout cas pas lors du premier contact avec votre futur employeur. Il n'est pas certain que celui-ci pensera à Einstein lorsque vous évoquerez votre trouble ; il est plus probable que ce soit avec le fils de sa voisine « paresseux, impulsif et en échec scolaire » qu’il fasse le rapprochement ! Faites donc votre choix en fonction de vos priorités du moment. Cette réflexion peut également s’étendre à d’autres domaines.

L’annonce de votre diagnostic peut aussi être une source de bénéfices. En mettant un nom sur vos difficultés d’apprentissage, vos distractions, votre impulsivité... votre entourage peut se sentir soulagé et comprendre, une fois pour toute, que vous ne le faites pas exprès !

La communication en est simplifiée et plus constructive.
Les discours opposants du type :
« Tu es toujours en retard et tu ne fais aucun effort ! »
« Je fais tout le temps des efforts, tu ne me comprends pas et me juges ! »
pourront se transformer en :
« Tu as des difficultés en raison de ton TDA/H »
« C’est exact, pouvons-nous trouver ensemble des solutions pour améliorer la situation ?»

De cette façon, les problèmes seront reconnus pour ce qu’ils sont : l’expression d’un trouble d’origine neurologique, et des solutions adaptées pourront être mises en place. Tout le monde en ressortira gagnant.

Si vous êtes parent d’un enfant atteint de TDA/H, parler de votre propre cas lui montrera qu’il n’est pas seul et que ce sujet n’est pas tabou pour vous.

Et, en fin de compte, si vous ne voulez/pouvez pas parler de votre TDA/H, pourquoi ne pas évoquer les difficultés résultant de votre trouble sans pour autant le nommer. Cette solution peut être une forme de compromis satisfaisante.