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Adolescence

TDA/H - Adolescence

 

TDA/H et adolescence : un guide pratique pour aider les parents, proches et enseignants d'adolescents atteints de TDA/H. Un petit fascicule est destiné à l'ado atteint.




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Comment apprivoiser le TDA/H à l’adolescence ?

L’approche d’un adolescent atteint de TDA/H est fondamentalement la même que celle de tout adolescent. A la seule exception qu’avec un ado atteint de TDA/H, vous ne pourrez pas vous permettre autant de liberté, vous devrez commettre moins d’erreur, vous montrer plus strict et plus conséquent et vous en tenir aux règles de manière plus structurée.

Pour éduquer un ado « normal », les parents doivent être d’accord dans les grandes lignes sur ce qui est important. Pour un ado atteint de TDA/H, vous devrez toujours être d’accord sur tout et de manière inébranlable.

Avec un ado « normal », vous pouvez régulièrement lâcher totalement les rênes et parfois commettre des erreurs car, tout compte fait, cela se termine bien. Avec un ado atteint de TDA/H, il est difficile de lâcher les rênes. Il est nécessaire de le faire de temps en temps mais de façon plus planifiée, moins spontanée et par petites étapes.

Etre objectif

Ayez toujours conscience que vous interprétez le comportement de votre ado d’après votre état général (fatigue, stress, soucis…). Un problème peut vous paraître important un jour parce que vous êtes fatigué, et beaucoup moins grave le lendemain quand vous êtes de meilleure humeur.

Essayez de prendre du recul avant d’agir, afin d’éviter les réactions démesurées.

Votre regard est aussi influencé par votre histoire avec le jeune. Si vous avez souvent eu des ennuis avec lui, votre jugement par rapport à son comportement risque d’être teinté de « postulats négatifs ».

S’informer sur le TDA/H - Ne pas punir la biologie

Que détestent le plus les ados que d’être critiqués ou punis pour leur mauvais comportement ? Etre critiqués ou punis pour des choses qu’ils ne maîtrisent pas.

Pour bien aider le jeune dont vous avez la charge, il est important de bien le comprendre. Et cela passe par une bonne connaissance du trouble dont il souffre.

Ceci est important pour, par exemple, ne pas le punir pour des comportements qu’il ne peut contrôler, comme les symptômes biologiques du TDA/H. 

Un ado souffrant de TDA/H qui se désintègre au niveau émotionnel n’est pas « mauvais », il est émotif.

La mauvaise organisation ou le fait de tout oublier n’est pas un choix volontaire. La meilleure façon de gérer les problèmes d’oublis dans le travail scolaire est de lui apprendre une meilleure stratégie d’organisation et de gestion de son temps.

Un ado TDA/H qui a du mal à se mettre au travail n’est pas « paresseux », il est devant une énorme montagne…

Etablir une bonne communication avec le jeune

Une bonne communication est celle où l’autre est entendu et respecté.

Communiquer avec un adolescent n’est pas facile. Nous avons tendance, lorsque nous constatons qu’il est confronté à un problème, à lui prodiguer nos conseils, lui faire la morale, ou le questionner à tort et à travers.
Croyant bien faire, nous voulons souvent, fort de notre expérience, résoudre le problème à sa place.
L’effet produit par notre comportement est souvent contraire à celui attendu.
Incompris, se sentant manipulé, l’adolescent risque alors de se fermer ou de se révolter.

Thomas Gordon identifie 12 freins à la communication que voici :

- Donner des ordres, commander : (Cesse de te plaindre, réagis !) suscite la résistance, le comportement contraire enlève de la responsabilité au jeune.

- Avertir, menacer : (Tu ne réussiras jamais ton année si…) Peut faire naître la rancœur, la colère, la révolte.

- Moraliser, prêcher : (La vie n’est pas rose, tu devrais dire merci pour tout ce qu’on fait pour toi…) Fait naître un sentiment de culpabilité, peut inciter l’ado à s’ancrer davantage sur sa position, à se justifier, à se défendre.

- Conseiller, donner des solutions : (Moi, à ta place, je…) Sous-entend que le jeune est incapable de résoudre seul ses problèmes. Risque d’infantilisation. Empêche l’ado de réfléchir et d’inventer ses propres solutions. Risque de conduire à la dépendance ou à la résistance.

- Argumenter, persuader par la logique : (Tu as tort parce que….) Provoque une réaction défensive, une contre-argumentation. Amène parfois le jeune à se refermer sur lui-même et à ne plus écouter le message parental. Il risque de se sentir incapable, inférieur.

- Juger, critiquer, blâmer : (Ce n’est pas possible, tu le fais exprès ! Il n’y a que toi pour faire toujours les mêmes erreurs…) L’ado est à priori stupide, « nul », ce qui coupe la communication et risque de créer des micro-mythes : « De toutes façons, je suis un incapable, c’est ainsi et je ne peux pas faire autrement. »

- Complimenter, approuver : (Tu as raison, ce prof est nul !) peut être perçu, si utilisé à mauvais escient, comme du paternalisme, une façon hypocrite et détournée d’obtenir tel comportement.

- Humilier, ridiculiser : (Superbe ton 2/20. Quel talent ! Tu as fait de ton mieux !) Le jeune peut ne pas se sentir aimé avec le danger de détruire son estime de lui-même. Provoque souvent des ripostes verbales et fait « monter » la température émotionnelle.

- Psychanalyser, diagnostiquer : (Ton problème à toi…) L’ado peut se sentir frustré, mis à nu, découvert. Risque de rupture de communication par peur.

- Rassurer, consoler : (Ca ira mieux demain…) Sentiment provoqué chez le jeune : l’incompréhension. Rassurer ne limite pas le danger parce que cela ne prend pas en compte la situation vécue par l’ado.

- Enquêter, questionner : (Qui ? Comment ? Pourquoi ?) Pour éviter de répondre à « l’inquisition » parentale, le jeune utilisera des réponses évasives, dilatoires voire mensongères. Risque d’anxiété.

- Dévier, blaguer, esquiver : (Tu es sûr ? Parlons d’autre chose…) Notre enfant peut croire que ses problèmes sont le fruit de son imagination, qu’ils sont banals, insignifiants, sans importance.

Il ne s’agit pas de ne jamais utiliser ces moyens de communication, parfois pertinents. Mais d' être conscient que dans certaines situations, ils peuvent être contre-productifs. Observer notre ado et ses réactions nous permet de savoir si nous utilisons un moyen de communication inadéquat.
S’il se ferme, s’en va, réagit avec agressivité, n’écoute plus… il faudra probablement changer de registre.

Souvent, l'ado atteint de TDA/H à juste besoin d’être entendu, écouté, sans autre réaction de votre part que de reformuler ce qu’il vient de dire avec d’autres mots.
Pour bien écouter, il faut pouvoir se taire et être disponible. L’ado viendra vous parler au moment où vous ne l’attendez pas, et généralement pas lorsque vous le bombardez de questions.

Structurer

Tout comme auparavant le jeune atteint de TDA/H a un besoin considérable d’ordre et de régularité. Il est nécessaire de lui donner un rythme quotidien fixe : lever, école, repas, travail scolaire, temps libre, coucher. Un schéma quotidien et hebdomadaire ayant une structure prévisible lui procure un point d’appui et le rassure.

Vous devrez vous tenir à cette structure plus longtemps que pour un autre enfant.
Les parents s’attendent à ce que certaines règles ou habitudes « normales » soient enfin acquises une fois pour toutes, mais quand il s’agit d’un ado atteint de TDA/H, vous devez les maintenir vraiment plus longtemps et plus fermement que pour tout autre adolescent.

Les règles, les punitions et les récompenses doivent être données de manière plus claire, plus stricte, plus ferme, plus unanime et plus conséquente pour les ados atteints de TDA/H que pour tout autre jeune de cet âge. Elles devraient, aussi, être maintenues plus longtemps.

Réduire les luttes de pouvoir

La mise en place de la discipline est plus facile quand les ados ont contribué à établir les règles. Même le plus rebelle des adolescents sera plus enclin à se conformer aux règles s’il a eu son mot à dire dans leurs élaborations.

Cela ne veut pas dire cependant que le jeune est un associé égal dans le choix des règles et qu’il peut imposer son point de vue aux adultes. 

Les adultes augmenteront graduellement le degré d’implication des adolescents dans les prises de décision à travers un processus de mise en place progressif.

Avant d’entamer une discussion sur les règles, établissez, énoncez et expliquez au jeune les règles qui pour vous, sont non-négociables. Celles-ci concernent généralement des points importants comme la morale, la santé, l’absentéisme à l’école, les comportements sexuels, la drogue, le vol etc.

Le choix des règles négociables peut faire l’objet d’une réunion mensuelle durant laquelle l’avis de chacun sera sollicité. C’est l’occasion d’entendre les griefs et plaintes de tous et de discuter ou changer les règles. Une fois qu’une règle est établie, chacun doit la respecter.

Le non respect d’une règle doit entraîner une conséquence systématique de votre part.

Sans être totalement évitables, les luttes de pouvoir peuvent ainsi être réduites. Les règles sont écrites et signées comme un contrat (temps d’étude, heures de sorties autorisées, travaux ménagers, règles de conduite…). Un petit nombre de règles avec des rappels fréquents et cohérents fonctionnent beaucoup mieux qu’une longue liste de règles qui ne seront pas retenues et ne seront pas appliquées.

Anticiper les problèmes – être proactif

Que ferez-vous si votre enfant brosse les cours ? Vous insulte ? Ne rentre pas à l’heure prévue ? Rentre saoul à la maison ? Anticiper les problèmes et prévoir des stratégies spécifiques pour y faire face vous permettront de réagir de manière calme et constructive le moment venu.

Comme de nombreux conflits parents-adolescent sont hautement prévisibles, il appartient aux parents d’apprendre à anticiper et de prévoir leur réaction.

Sans une telle planification, les parents et adolescents réagissent souvent de manière émotionnelle et détériorent leurs relations sous le coup de l’énervement.

Faire la différence entre problème majeur et problème mineur

Il est important de pouvoir différencier les problèmes « importants » des problèmes « ennuyeux ».

Un problème « important » est dangereux pour l’équilibre de votre enfant, un problème « ennuyeux » constitue un problème pour vous, un poids réel qui empoissonne votre vie quotidienne mais sans pour autant nuire au bien être du jeune.

Un problème « important » est généralement reconnu comme tel par tous les parents tandis qu’un problème ennuyeux peut être perçu tout à fait différemment d’une personne à l’autre : un parent peut être très irrité par la tenue vestimentaire de son ado, et un autre ne pas du tout y attacher d’importance.

Votre réaction sera différente selon la classification que vous ferez du problème. 

Les problèmes importants sont notamment : Les troubles de l'anxiété, la dépression, les troubles du comportement, ne pas prendre ses médicaments, la consommation excessive d'alcool et de tabac, la drogue, voler, un comportement sexuel à risque, de mauvaises notes scolaires, l'école buissonnière, l'absence d'amis, un manque d’estime de soi… 
Attaquez-vous en priorité aux problèmes importants.

Fixer des règles que vous appliquerez

Ne vous jetez pas dans une bataille que vous ne pouvez gagner et n’édictez jamais une règle que vous ne pouvez appliquer. « Soit de retour à la maison à dix heures » est une règle que vous pouvez appliquer. « Ne traîne pas avec ton amie Stéphanie qui t’entraîne dans les ennuis » n’en est pas une. Vous ne pouvez pas suivre votre ado à la trace et choisir qui il voit quand il quitte la maison.

Vivre au présent

Rien n’est plus contre-productif que de ressasser des problèmes du passé ou des erreurs anciennes alors que vous tenter de régler une situation actuelle. Ressasser le passé vous détourne du problème actuel et conduit à une escalade de frustrations et d’hostilités. Épargnez-lui les longs discours et les « je te l’avais dit ».

Rester ferme pour les points importants

Les délits majeurs requièrent toujours une punition. Les enfants souffrant de TDA/H courent plus de risque de consommer des substances illicites, de ne pas respecter le code de la route, d’avoir des accidents de voiture que les non TDA/H. Ces mauvais comportements peuvent avoir des conséquences immédiates et significatives. Soyez clairs : tolérance zéro pour les comportements dangereux ou illégaux. Agissez si une règle n’est pas respectée. C’est votre rôle de parent que de lui faire comprendre ce qui se fait et ne se fait pas. Votre intérêt pour lui est aussi preuve de votre amour.

Gagner et exiger le respect.

Le respect mutuel, des jeunes entre eux, du jeune vis-à-vis de l’adulte, ou de l’adulte vis-à-vis du jeune, est un fondement essentiel dans toutes relations humaines.
Tout un chacun mérite le respect et est en droit de l’exiger.
Vous ne devez pas accepter d’être insulté ou méprisé par qui que ce soit, à fortiori par votre enfant.

Etant donné la grande émotivité qui accompagne souvent le TDA/H, les frustrations, mécontentements et ressentiments de votre ado tournent rapidement en colère. Un jeune peut vous en vouloir de ne pas le laisser faire ce qu’il veut, il a le droit de vous le faire savoir, mais pas de n’importe quelle manière. Prenez connaissance de ces sentiments de colère et ne les critiquez pas sans cesse s’ils sont exprimés de façon responsable : verbalement, sans exagération (pas d’insultes, …). Fixez clairement les limites de la colère physique qui pourrait s’exprimer contre des gens ou des biens.

Vous pouvez vous montrer compréhensif vis-à-vis de son mécontentement, mais en aucun cas accepter les insultes, les brutalités physiques ou les dégâts matériels.

Si le jeune montre du respect à votre égard, encouragez-le. S’il ne le fait pas, faites lui remarquer que de cette manière il n’obtiendra rien.

Lorsque le manque de respect du jeune vis-à-vis de vous devient extrême, un moyen d’obtenir le respect est de faire « la grève ». L’adulte signale alors au jeune que tant qu’il lui manquera de respect, il cessera d’être son parent. Le parent ne cuisine plus pour lui, ne fait plus ses lessives, ne s’informe plus sur sa journée… Dans les cas extrêmes, soyez prêts à appeler la police si nécessaire. Certaines limites ne peuvent être dépassées.

Si vous voulez le respect du jeune, soyez respectueux à son égard. Le respect doit être réciproque. Votre jeune aussi le mérite.

Faire des critiques constructives

Le jeune atteint de TDA/H est critiqué négativement depuis sa plus tendre enfance, par toutes les personnes qui le côtoient, que ce soit verbalement, ou par écrit dans le journal de classe ou le bulletin : « Calme-toi », « Fais moins de bruit », « Cesse de gigoter », « Concentre-toi », « Fais attention », « Ecoute ce qu’on te dit ! », «  Thomas a ENCORE une fois oublié ses affaires de gym »…

Ceci a plusieurs conséquences négatives.

Le renvoi perpétuel d’une image négative, fait que l’enfant se construit avec une très mauvaise image de lui, et manque souvent d’estime de lui à l’adolescence.

Les remarques constantes finissent par ne plus avoir aucun effet.

Si ces remarques ont encore de l’effet, le jeune les prend plutôt comme des agressions que comme des conseils pour progresser. Elles auront comme effet une démotivation de plus en plus grande.

Voici quelques règles à respecter pour faire des remarques constructives :

- Toujours commencer par ce qui est positif avant d’aborder ce qui peut être amélioré.

- Ne jamais dire ce qui ne va pas en public : l’humiliation ne fait pas progresser mais incite à la vengeance, notamment en faisant exactement le contraire de ce qui est demandé.

- Ne pas juger la personne, mais le comportement : aux jugements du style : tu es fainéant, tu es méchant, préférez le concret et l’explicite : « Tu as probablement obtenu cette mauvaise note parce que tu n’as pas suffisamment travaillé, ou que tu n’as pas une bonne méthode de travail ». « Lorsque tu fais de telles remarques à ta sœur cela la blesse. Ce n’est pas gentil. »

- Après une critique, proposez une solution concrète et applicable.

Etre vigilant

La surveillance prévient la délinquance. Comme les ados atteints de TDA/H ont plus de risque de tomber dans la délinquance que les autres, il faut plus, et plus longtemps, les surveiller, surtout dans leurs temps libres et lorsqu’ils sont en dehors de la maison.

Maintenez structure et supervision aussi longtemps que cela vous semble nécessaire. Aidez aussi l’adolescent à prendre des décisions judicieuses en examinant et évaluant plusieurs solutions et/ou comportements selon les situations.

Les parents devraient toujours pouvoir répondre à quatre questions fondamentales : 1) avec qui est l’adolescent 2) où est-il ? 3) que fait-il ? 4) quand reviendra-il ? La recherche a montré que les parents qui ne peuvent répondre à ces quatre questions ont une probabilité plus grande de voir leur adolescent fréquenter des groupes à risque, d’abuser de substances illicites ou de tomber dans la délinquance.

Les parents doivent aussi développer des règles claires du comportement attendu par leur adolescent en dehors de la maison.

Rappelez régulièrement les règlements non négociables, y compris les récompenses et les punitions associées.

Favoriser un mode de vie sain

Favorisez et soyez le modèle d'un mode de vie sain. Assurez-vous que votre adolescent fasse de l'exercice, ait une alimentation équilibrée et dorme suffisamment.

Les ados, s’ils sont livrés à eux-mêmes, prennent de mauvaises habitudes alimentaires, se nourrissant au fast-food et d’aliments peut intéressants sur le plan nutritionnel. Excepté s’ils pratiquent une activité sportive bien organisée, la plupart des jeunes adultes tombent dans une routine d’exercices physiques inadéquats et d’une alimentation pauvre dès qu’ils quittent le cocon familial.

Avoir de bonnes habitudes de sommeil est crucial car le manque de sommeil peut augmente les symptômes du TDA/H. Les problèmes de sommeil sont très courants chez les adolescents souffrant de TDA/H. Se battre contre les insomnies et mettre en place des rythmes de sommeil réguliers est important pour votre ado.

Un mode de vie sain permet de réduire l’impact du TDA/H. Votre ado doit en être conscient.

Donnez de l’attention positive

On le sait, encourager les bons comportements, valoriser le jeune, est important. Ca l’est encore plus pour un adolescent atteint de TDA/H qui, à cause de son trouble, reçoit plus qu’un autre, de nombreuses remarques négatives, et ce depuis sa plus tendre enfance. Le jeune atteint de TDA/H, à souvent une estime de soi très fragile et un énorme besoin de reconnaissance.

Valorisez-le donc dès que possible. Traquez les bonnes attitudes, encouragez les plus infimes progrès, les réussites même minimes.

Si le jeune est en difficulté à l’école, il est important de lui donner l’occasion d’être valorisé par des réussites dans ses activités autres que scolaires, de vivre des expériences positives et prendre ainsi conscience de ses forces. Proposez-lui diverses activités afin de développer son champ d’intérêt et de trouver l’activité dans laquelle il pourra s’épanouir.

Pour ces raisons il est préférable d’éviter de punir l’adolescent atteint de TDA/H en le privant des ses activités parascolaires parce qu’il a de mauvaises notes.

Faire face à l’opposition

Que les adolescents s’opposent à leur parent n’est pas nouveau, et est normal. Il s’agit d’une étape inévitable et constructrice chez ces adultes en devenir.

Les jeunes atteints de TDA/H le font souvent avec encore plus de détermination que les autres.

Contester sans cesse vos décisions ou vos points de vue peut également se transformer en signal d’appel. Peut-être a t-il quelque chose à vous dire, mais il ne trouve pas les mots ou le bon moment pour le faire. Vous contrer peut alors devenir un moyen pour lui de vous montrer qu’il existe et qu’il a des goûts ou des opinions différentes des vôtres. C’est peut-être le seul moyen qu’il ait trouvé pour que vous commenciez à le considérer comme un individu à part entière.

Discuter, dialoguer, tout en gardant une ligne éducative cohérente et fidèle à vous-même semble la meilleure attitude à adopter.

Acceptez de perdre de votre influence sur lui. Sachez que plus vous essayerez de lui imposer votre point de vue, plus il sera tenté de faire le contraire.

L’instant paraît venu de lâcher du lest. Soyez moins directif. Adressez-vous à lui autrement qu’en lui donnant des ordres.
Agissez avec subtilité : cadrez la « pseudo » liberté que vous distillez : il a le droit de rentrer un peu plus tard, de voir ses copains, de s’acheter des vêtements qui ne vous plaisent pas… à condition qu’il travaille en classe, partage vos repas, et se conforme à ce qui vous semble essentiel. Si un soir il veut sortir, il doit impérativement vous en parler, vous prévenir. Mais ne dites pas oui à chaque fois.
Vous avez votre opinion, votre progéniture a la sienne. Vous ne pouvez pas lui imposer de penser comme vous et inversement. Vous trouvez qu’il a jeté son argent par les fenêtres en s’achetant une paire de baskets à 150 euros ou que sa tenue est indécente: dites-le-lui ! Ne lui cachez pas vos sentiments. De toute façon, s’il a fait ce choix, c’est en partie parce qu’il savait que vous n’y adhéreriez pas. Ne le décevez donc pas en gardant le silence au risque de le voir pousser le bouchon encore plus loin jusqu’à ce que vous réagissiez. Par contre, évitez de hausser le ton quand vous n’êtes pas d’accord. Vous aurez toujours plus de poids, d’influence et de crédibilité si vous gardez votre calme en toutes circonstances.

 

 

Mis à jour (Mardi, 15 Mai 2012 14:10)