Scolarité



«Il est temps de commencer à changer le système d'éducation pour aider les enfants aux prises avec le TDA/H
à réussir à l'école. Des interventions éducatives sont nécessaires à tous les niveaux, qu'il s'agisse de la formation avant et pendant l'emploi pour mettre à jour les connaissances des enseignants sur le TDA/H ou de l'adoption de stratégies d'enseignement pouvant être utilisées dans les classes ordinaires pour faciliter la réussite scolaire chez les élèves ayant un TDA/H. Ces stratégies doivent tenir compte des caractéristiques cognitives et comportementales du TDA/H. Les stratégies visant à répondre à des besoins scolaires particuliers (p. ex., stratégies d'étude, habiletés de lecture et d'écriture) peuvent être utilisées de manière à réduire la charge cognitive imposée sur la mémoire de travail des élèves (p. ex., appui pédagogique, aides à l'enseignement, outils habilitants) et à favoriser une participation cognitive de haut niveau. »

Tannock, Martinussen et Chaban, 12 avril 2005

 


Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, ce mercredi 6 décembre 2017, une proposition de décret qui imposera aux écoles, dès la rentrée scolaire 2018, d’accepter la mise en place d’aménagements raisonnables pour les élèves à besoins spécifiques.

Ce texte vise à donner un caractère plus inclusif à l'école, et ce au profit des enfants à besoins spécifiques, et lutter ainsi contre toute discrimination.

En résumé :

Tout élève, fréquentant l’enseignement ordinaire, fondamental et secondaire qui présente des « besoins spécifiques »  a le droit de bénéficier d’aménagements raisonnables.

Ces aménagements peuvent être matériels, organisationnels ou pédagogiques.

Parmi les bénéficiaires potentiels de ces aménagements figurent notamment les élèves présentant un Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité - TDA/H, les différents dys (dyslexiques, dyspraxiques, dyscalculiques, etc.), les élèves à haut potentiel, les autistes (Asperger), ainsi que les élèves présentant un handicap physique, mental ou sensoriel, ou encore les bénéficiaires d'un dispositif d'intégration dans l'enseignement ordinaire en collaboration avec l'enseignement spécialisé.

Ces besoins spécifiques seront attestés par un diagnostic posé par un spécialiste dans le domaine médical, paramédical ou psychomédical ou par une équipe médicale pluridisciplinaire.

L’attestation devra dater de moins d’un an au moment où la demande sera introduite pour la première fois auprès d’un établissement scolaire.

Les aménagements pourront être mis en place à la demande des parents si l’élève est mineur, de l’élève s'il est majeur, du CPMS, des membres du conseil de classe ou de la direction.

Ils feront l’objet d’une concertation entre les acteurs concernés : les parents de l’élève, l’élève, le chef d’établissement ou son délégué, le conseil de classe ou ses représentants et le CMPS. Il sera possible de faire venir un spécialiste moyennant l’accord de la direction.

Ces aménagements seront mis en place dans les plus brefs délais et notés dans un protocole signé par le chef d’établissement et les parents ou l’élève majeur.

Un accord de partenariat entre l’école et les acteurs spécialisés du monde médical, paramédical ou psychomédical sera possible.

Quand l’élève changera de cycle, de degré, de niveau ou d’école, le protocole sera transmis pour info à qui de droit par l’école qui l’a établi.

La mise en œuvre d’aménagements et d’interventions en réponse à des besoins spécifiques doit apparaitre clairement dans les projets éducatif et pédagogique, dans le plan de pilotage et dans les règlements fixant l’organisation des études et les modalités de passation des épreuves d’évaluation internes et externes.

En cas de litige sur la mise en place d’aménagements raisonnables, les parents, l’élève majeur ou toute personne investie de l’autorité parentale pourront se tourner vers une commission de recours.

En cas de décision favorable à l’élève, celle-ci aura un caractère contraignant pour l’établissement.

Vous trouverez copie de ce décret ici :  Décret relatif à l’accueil, à l’accompagnement et au maintien dans l’enseignement ordinaire fondamental et secondaire des élèves présentant des besoins spécifiques.

Pour plus d’informations : http://www.enseignement.be/index.php?page=27781


 



En 2007, le Conseil Supérieur de l’Enseignement Spécialisé (CSES) a exprimé sa volonté de réussir un maillage entre l’enseignement ordinaire et l’enseignement spécialisé. Ce consensus, appuyé par les parents et les professionnels, a abouti en février 2009 au vote d’un décret qui simplifie et élargit l’intégration scolaire de tous les élèves à besoins spécifiques, dont ceux atteints de TDA/H.

L’intégration concerne aussi bien des élèves qui fréquentent l’enseignement spécialisé que des enfants déjà scolarisés dans l’ordinaire.

Chaque enfant, qu’il soit dit “ordinaire” ou “extraordinaire”, a des besoins spécifiques en termes d’éducation, de rythme d’apprentissage, de mémorisation et donc d’évolution. Dès lors, qui doit s’adapter à l’autre : l’élève ou l’école ?

En attendant l’atteinte de cet idéal, Jean-François Delsarte précise que le but de l’intégration n’est pas que tous les enfants atteignent les mêmes compétences à l’issue de leur scolarité mais bien qu’ils aient développé divers apprentissages au meilleur de leurs potentialités. 

La loi fait la distinction entre intégration scolaire et inclusion scolaire :

L’intégration scolaire désigne le fait qu’on place un élève à besoins particuliers dans un environnement scolaire adapté à ses besoins, par exemple une classe spéciale dans une école régulière.

L'inclusion scolaire réfère au fait qu’on place cet élève, quelles que soient ses difficultés, dans une classe ordinaire correspondant à son âge.  
L’inclusion scolaire vise le développement des sentiments d’appartenance et d’acceptation des élèves ayant des besoins particuliers, ainsi que la mise en place de mesures de soutien favorisant l’apprentissage de ces élèves à l’intérieur de programmes réguliers. Une pédagogie inclusive se traduit notamment par une adaptation des approches dans le but de soutenir ces jeunes dans leur classe.

Concrètement, un enseignant exerçant dans l’enseignement spécialisé représente 4 périodes par élève. Si on veut pratiquer l’inclusion de 6 élèves dans l’enseignement ordinaire, on obtient un enseignant à temps plein provenant de l’enseignement spécialisé. 
Pour que ce soit une réussite, il est indispensable de « marier » une école ordinaire et une école spécialisée. Administrativement, l’élève en inclusion est inscrit dans l’enseignement spécialisé mais au quotidien, il est encadré par un enseignant ou un intervenant dans une classe ordinaire. Les recherches démontrent que les enfants à besoins spécifiques progressent mieux avec du soutien dans l’enseignement ordinaire que dans l’enseignement spécialisé.

Le CSES a finalisé un vade-mecum de l’intégration qui précise le cadre politique, les intentions philosophiques du décret ainsi que les modalités pratiques pour la mise en œuvre de projets de partenariat entre les écoles spécialisées et les écoles ordinaires : http://enseignement.be/index.php?page=26101/


 




 

 

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