Adaptations pédagogiques

Des adaptations pour les élèves éprouvant des besoins spécifiques lors de la passation des épreuves certificatives externes : CEB, CE1D et CESS selon certaines conditions.
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Si l'école refuse de mettre en place les aménagements raisonnables dont votre enfant a besoin, n'hésitez pas à contre le centre interfédéral pour l'égalité des chances : UNIA.



Le monde de l’enseignement bouge pour les enfants atteints de troubles de l’apprentissage (dyslexie, dyscalculie, dysorthographie, dysphasie, dyspraxie, dysgraphie) ainsi que de TDA/H - Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité.

Depuis 2010, les enfants atteints de troubles de l'apprentissage ainsi que de TDA/H  bénéficient d’adaptations lors de la passation de leur CEB tant que ces adaptations sont aussi d’application pendant l’année scolaire au cours des apprentissages et pour autant, bien sûr, que le trouble soit attesté par un spécialiste (PMS, logopède, ORL, neurologue, psychiatre, neuropsychiatre, neuropsychologue, neuropédiatre ou pédiatre). 
Concrètement, cela signifie qu’un enfant qui utilise régulièrement un cache pour la lecture, des feutres fluos pour hiérarchiser des informations dans un texte,… pourra y avoir recours pendant le passage du CEB.

Fort des expériences des deux années précédentes, le Service général du Pilotage du Système éducatif a oeuvré à une nouvelle mise en page de cette épreuve externe commune afin que celle-ci soit adaptée au plus grand nombre d’élèves possible et donc aussi aux élèves atteints de TDA/H.

Pour bénéficier de ces adaptations il n’y a pas à faire une demande écrite à l’administration de l’enseignement.
Il suffit que le chef d’établissement avertisse l’Inspection de la mise en place de ces modalités. La liste détaillée est reprise dans la circulaire 3891 du 17/02/2012 qui a été envoyée à toutes les écoles primaires et secondaires de l’enseignement ordinaire et spécialisé.
En voici les principales : cache ou latte pour aide à la lecture ; feutres fluos ; dictionnaire en signets ; time timer ; temps supplémentaire (en respect du temps nécessaire à l’organisation des corrections) ; relance attentionnelle ; recours à des logiciels…

Si l’enfant a bénéficié pendant l’année d’aides spécifiques, il est normal de ne pas l’en priver en situation d’évaluation, laquelle est souvent accompagnée de stress. L’idée est donc de mettre l’enfant dans les meilleures conditions afin de réduire la disproportion entre la performance scolaire et les compétences réelles.

Concrètement, c’est l’école qui introduit la demande pour un format particulier ou qui prévient l’inspection d’aménagements des modalités de passation.
Les parents peuvent aussi en faire la demande auprès de l’enseignant ou de la direction.
Les centres PMS peuvent également servir d’intermédiaire.
Une collaboration entre école, parents et thérapeutes garantit l’efficience du système qui vise à mettre l’enfant dans les meilleures conditions pour passer l’examen.

Rappelons également que si, lors de l’examen, l’élève n’est pas dans les meilleures conditions alors qu’il a montré toutes les capacités requises au cours de l’année, l’équipe pédagogique peut lui octroyer le CEB sur la base des résultats engrangés au cours des deux dernières années.

L’asbl TDA/H Belgique soutient ce projet qui donne une place à tous les enfants dans les écoles ; l’occasion leur est donnée de réaliser leurs évaluations dans les meilleures conditions et de pouvoir montrer, dès lors, ce dont ils sont réellement capables. L’asbl TDA/H Belgique encourage vivement toutes les écoles à mettre en place ces dispositifs.

Lire la circulaire http://www.enseignement.be/hosting/circulaires/document_view.php?do_id=4530


En 2007, le Conseil Supérieur de l’Enseignement Spécialisé (CSES) a exprimé sa volonté de réussir un maillage entre l’enseignement ordinaire et l’enseignement spécialisé. Ce consensus, appuyé par les parents et les professionnels, a abouti en février 2009 au vote d’un décret qui simplifie et élargit l’intégration scolaire de tous les élèves à besoins spécifiques, dont ceux atteints de TDA/H.

L’intégration concerne aussi bien des élèves qui fréquentent l’enseignement spécialisé que des enfants déjà scolarisés dans l’ordinaire.

Chaque enfant, qu’il soit dit “ordinaire” ou “extraordinaire”, a des besoins spécifiques en termes d’éducation, de rythme d’apprentissage, de mémorisation et donc d’évolution. Dès lors, qui doit s’adapter à l’autre : l’élève ou l’école ?

En attendant l’atteinte de cet idéal, Jean-François Delsarte précise que le but de l’intégration n’est pas que tous les enfants atteignent les mêmes compétences à l’issue de leur scolarité mais bien qu’ils aient développé divers apprentissages au meilleur de leurs potentialités.

La loi fait la distinction entre intégration scolaire et inclusion scolaire :

L’intégration scolaire désigne le fait qu’on place un élève à besoins particuliers dans un environnement scolaire adapté à ses besoins, par exemple une classe spéciale dans une école régulière.

L'inclusion scolaire réfère au fait qu’on place cet élève, quelles que soient ses difficultés, dans une classe ordinaire correspondant à son âge.  
L’inclusion scolaire vise le développement des sentiments d’appartenance et d’acceptation des élèves ayant des besoins particuliers, ainsi que la mise en place de mesures de soutien favorisant l’apprentissage de ces élèves à l’intérieur de programmes réguliers. Une pédagogie inclusive se traduit notamment par une adaptation des approches dans le but de soutenir ces jeunes dans leur classe.

Concrètement, un enseignant exerçant dans l’enseignement spécialisé représente 4 périodes par élève. Si on veut pratiquer l’inclusion de 6 élèves dans l’enseignement ordinaire, on obtient un enseignant à temps plein provenant de l’enseignement spécialisé.
Pour que ce soit une réussite, il est indispensable de « marier » une école ordinaire et une école spécialisée. Administrativement, l’élève en inclusion est inscrit dans l’enseignement spécialisé mais au quotidien, il est encadré par un enseignant ou un intervenant dans une classe ordinaire. Les recherches démontrent que les enfants à besoins spécifiques progressent mieux avec du soutien dans l’enseignement ordinaire que dans l’enseignement spécialisé.

Le CSES a finalisé un vade-mecum de l’intégration qui précise le cadre politique, les intentions philosophiques du décret ainsi que les modalités pratiques pour la mise en œuvre de projets de partenariat entre les écoles spécialisées et les écoles ordinaires : http://enseignement.be/index.php?page=26101/



Pass Inclusion et aménagements pédagogiques : lire le dossier


Revue « Prismes » sur l’intégration et l’inclusion à l’école des jeunes à besoins spécifiquesCliquez ici


La parole aux jeunes, à la rencontre de la diversité dans l'éducation : Cliquez ici


La différenciation pédagogique : Cliquez ici


Analyse des conditions favorables au cheminement et à la réussite scolaires : Lire les résultats de l'étude


Aide aux élèves ayant des difficultés d'attention : Cliquez ici


Adaptations à faire en classe : Cliquez ici


Adaptations pour les niveaux Secondaire et Universitaire : Cliquez ici


Des aménagements pédagogiques au quotidien en classe et pendant les examens pour les élèves qui ont des troubles de l'apprentissage : Cliquez ici


Des aménagements raisonnables à l'école : Cliquez ici



Brochure "L’enseignement en intégration et l’enseignement spécialisé"
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