Trucs et astuces

Voici quelques-uns des multiples trucs et astuces utilisés par les parents d'enfants atteints de TDA/H.
Nous sommes ravis de les partager avec vous.
Si vous aussi vous en avez. N'hésitez pas nous les envoyer à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .


L' Avale-Soucis


Le principe : l’enfant y glisse ses soucis, disputes, craintes etc…. écrites sur un papier le soir, avant d’aller au lit, afin de les faire disparaître par l’Avale-Soucis.


Quelques exemples de routines mises en place par des parents de jeunes atteints de TDA/H







N'hésitez pas à nous envoyer vos routines à l'adresse Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .
Nous les partagerons avec plaisir.

 



50 façons de dire "très bien" à son enfant et ainsi l'encourager à persévérer !

Juliette

1. Tu y es
2. Tu y es presque
3. Tu es sur la bonne voie.
4. Exact
5. Bien !
6. Tu es sur la bonne voie à présent
7. Épatant !
8. Exceptionnel
9. Ça, tu le fais très bien
10. Tu travailles vraiment fort aujourd'hui
11. Tu réussis admirablement
12 .Ça c'est du travail bien fait
13. C'est mieux que jamais
14. Tu apprends vite
15. Fantastique !
16. C'est bon
17. Tu l'as très bien réussi
18. Tu me donnes envie de chanter
19. J'apprécie ton travail ardu
20. Tu fais beaucoup d'efforts
21. Tu es sur le point de réussir
22. Tu fais vraiment des progrès
23. C'est la bonne façon de faire
24. C'est vraiment bien
25. Formidable !
26. Bravo !
27. C'est beaucoup mieux
28. Tu travailles vraiment très vite
29. Tu as beaucoup travaillé aujourd'hui
30. Tu as trouvé la solution
31. Tu as raison
32. Je suis très contente de t'avoir comme élève, enfant...
33. Je suis très fière de toi !
34. Tu t'améliores de jour en jour
35. Parfait !
36. Je n'aurais pas pu faire mieux
37. Tu as fait un excellent travail
38. Tu as tout compris
39. C'est vraiment agréable d'enseigner à un élève comme toi
40. Bon travail
41. Tu t'es surpassé aujourd'hui !
42. Je savais que tu y arriverais
43. J'apprécie tes efforts
44. Je suis ravie de te voir travailler ainsi
45. Tu fais du bon travail
46. Bon travail !
47. Je suis très fière de ton travail aujourd'hui
48. Tu m'épates !
49. Magnifique !
50. Félicitation !

 

 


 

Faire face aux disputes : les trois balles
Josy

Depuis quelques années,  j’ai mis en place « les balles ». J’explique …
J’ai trois balles (balles de mousse du magasin à 1euro), une pour le tour de parole, une pour régler les conflits et une en coeur pour les mots doux.

Quand il y a conflit entre deux enfants, celui qui est impliqué va voir l’autre avec la balle et celui-ci doit l’écouter.

L’enfant doit commencer sa phrase par « Je n’ai pas aimé quand…(exemple : tu m’as poussé) parce que… (exemple : j’ai eu peur de tomber ou ça m’a fait mal ou je suis tombé sur un autre ami etc.).
Il termine son message par la phrase : « As-tu compris ? » puis il donne la balle à l’autre.

Le fait de répondre oui montre qu’il a reçu le message et est prêt à donner une explication.

L’accusé a alors le droit de parole et le premier doit obligatoirement l’écouter puisqu’il a la balle. Il a le droit de dire lui aussi s’il y a quelque chose qu’il n’a pas aimé. Ou il fait des excuses à l’autre.
La balle oblige les enfants à s’écouter. Le fait de dire comment on s’est senti quand l’événement s’est produit fait réfléchir l’autre.

La méthode fonctionne dans la majorité des cas quel que soit l’âge.

Avec les enfants impulsifs il faut souvent répéter. On a parfois l’impression de tout le temps repartir à zéro sauf que tout doucement nos interventions font leur chemin et puis un jour l’enfant mature et arrive à mieux se contrôler.
Cela fonctionne aussi avec les ados ou les adultes.

N’oubliez pas la petite balle coeur. C’est la préférée de tous !

Un petit « Je félicite » de temps en temps, ça mène loin.


De petits changements peuvent donner de grands résultats chez les personnes atteintes de TDA/H.
Voici quelques suggestions utiles pour aider votre enfant à mieux vivre avec le TDA/H.

- Aidez-le à organiser son environnement en utilisant des codes de couleur pour ses cahiers ou récompensez-le lorsqu'il accomplit certaines tâches domestiques.
- Parlez-lui du langage corporel et des conventions sociales. Prenez le temps de lui expliquer pourquoi les gens fuient parfois notre regard lorsqu'ils nous parlent.
- Conseillez-le lorsqu'il doit affronter des situations sociales délicates.
- Expliquez-lui les règles de politesse de base telles que la façon d'entamer une conversation ou la manière de tenir une porte pour laisser entrer quelqu'un.
- Apprenez-lui à gérer les conflits en lui expliquant la différence entre un geste volontaire et un geste accidentel.
- Aidez-le à trouver des moyens de résoudre les conflits.
- Expliquez-lui que le fait qu'il vive parfois des situations conflictuelles ne veut pas dire qu'il est méchant et que cela peut arriver à tout le monde.
- Si les projets d'envergure (tels les projets scolaires lui semblent insurmontables, divisez-les en plusieurs petites étapes et offrez-lui une récompense pour chaque étape franchie.
- Si votre enfant semble stressé, consultez son calendrier d'activités. S'il est trop chargé, demandez à votre enfant quelles activités optionnelles il aimerait abandonner. Expliquez-lui qu'il peut poliment refuser une invitation ou une activité s'il se sent trop accaparé.
- Si votre enfant ne peut écouter la télévision ou se concentrer sur des instructions que lorsqu'il tape du pied, laissez-le faire.
- Félicitez votre enfant. Soyez précis, soulignez la qualité de son écriture ou la gentillesse dont il fait preuve en parlant au téléphone avec sa grand-mère.
- Encouragez votre enfant à identifier les sujets qui l'intéressent. Vous l'aiderez ainsi à faire un choix de carrière judicieux le moment venu.
- Assurez-vous que votre enfant est suivi par un professionnel de la santé qui connaît bien le TDA/H.


La boîte à bisous
Jacques Salomé

Il était une fois un ex-enfant, qui était devenu un adulte important, très sollicité et très occupé. Quand je précise important, je veux dire qu'il avait acquis dans le monde de l'éducation une certaine réputation, qu'il était consulté et donnait de-ci, de-là des conférences sur la famille et l'école. Par ailleurs il avait élevé plusieurs enfants, devenus à leur tour des adultes et depuis quelque temps il songeait à prendre sa retraite professionnelle sans y parvenir, pour se consacrer au jardinage, qui était sa grande passion.

Toute son enfance, cet homme avait été élevé essentiellement par sa mère, aujourd'hui âgée de soixante-dix-neuf ans, qui vivait seule dans un petit appartement dans une lointaine ville de province. Et curieusement, avec l'âge, la distance entre la mère et le fils leur semblait à l'un comme à l'autre de plus en plus longue, de plus en plus grande, de plus en plus difficile à franchir. Vous l'avez deviné, il y avait entre cet homme et cette femme âgée un attachement profond. Au-delà des sentiments d'affection et d'amour qui circulaient entre eux, s'était développée au cours des vingt dernières années une relation d'échanges et de partages qui apportait beaucoup à l'un et à l'autre.

Mais aujourd'hui la distance qu'il y avait entre eux commençait à peser, surtout à la mère. Elle trouvait qu'elle ne voyait pas beaucoup son fils et en tout cas pas suffisamment. Bien sûr ils se téléphonaient, il lui envoyait des petits mots, des poèmes, des petits dessins humoristiques, elle lui répondait toujours dans le jour qui suivait, mais cette maman trouvait que cela ne remplaçait pas sa présence, et surtout les petits bisous de tendresse qu'ils pouvait se donner quand ils étaient proches l'un de l'autre. L'homme se rappela avoir lu quelque part que, lorsqu'une situation est bloquée au niveau de la réalité, on pouvait toujours tenter de l'ouvrir et de la nourrir en pratiquant des démarches symboliques. Comme il était un petit peu bricoleur, il décida de fabriquer une boîte à bisous et de l'offrir à sa mère.

Vous ne savez peut-être pas comment fonctionne une boîte à bisous? C'est relativement simple, à condition de respecter quelques consignes élémentaires. Tout d'abord, la boîte doit avoir un couvercle qui s'emboîte très soigneusement, de façon à ne rien laisser échapper de son contenu quand elle n'est pas utilisée. Mais vous devez l'avoir toujours proche de vous, dans un lieu d'intimité pour pouvoir vous en servir à votre convenance. Après avoir rempli la boîte de bisous variés, d'intentions de tendresse et de pensées positives, vous refermez le couvercle et l'offrez à la personne de votre choix. Le destinataire, le soir de préférence, ou à d'autres moments de la journée quand le besoin s'en fait sentir, peut soulever délicatement le couvercle et accueillir ainsi un baiser ou deux, à lui seul destinés, ou encore recevoir un message de tendresse sous la forme d'un pétale de rose ou d'une graine de tournesol. Il doit faire très attention et ouvrir la boîte à bisous avec précaution, car les baisers sont très volatils, ils ont tendance à se répandre dans la nature à le recherche de ceux qui peuvent les accepter.

Quand la boite est vide, celui qui la possède peut demander à la personne significative de sa vie de la remplir et de la renvoyer soigneusement fermée. Ainsi le jour arriva où la mère de cet homme, après avoir accueilli son fils chez elle pendant un court séjour, se vit offrir une belle boite en bois de santal, avec une très belle forme, très parfumée, délicatement décorée. Son fils lui expliqua qu'il s'agissait d'une boîte à bisous et lui apprit comment elle fonctionnait.

«Chaque fois que je viendrai te rendre visite, je remplirai la boîte de bisous pour toi toute seule, maman. Je te demande de veiller à ne pas l'ouvrir trop vite, à ne pas la laisser à portée de tes petits-enfants, qui, eux, sont de très grands consommateurs de bisous et auraient vite fait de vider ta boîte en une seule soirée...»
«Tu es sûr que cette boîte est pour moi toute seule»?
«Pour toi toute seule! D'ailleurs les bisous que je dépose dedans je ne les destine à personne d'autre qu'à toi, maman. C'est une façon pour moi d'être présent, proche de toi, et de témoigner de mon affection tous les jours».
«Elle me semble un peu petite, tu ne crois pas»?
«Elle paraît petite, mais elle contient beaucoup, beaucoup de bisous, de pensées tendres pour toi»!
«Et quand la boîte sera vide, je pourrai t'appeler pour que tu viennes la remplir à nouveau»?
«Je vois que tu as bien compris le fonctionnement de ma boîte à bisous»!

Au début, cependant, ce ne fut pas aussi simple que cela. La mère avait tendance à ouvrir sa boîte plusieurs fois par jour, en l'approchant de son visage et même de son oreille gauche, car elle était un peu sourde de la droite. Un matin même, un peu inquiète, elle voulut vérifier s'il y avait encore des bisous et ouvrit la boîte avec un peu trop de précipitation, ce qui fait que la plupart des bisous s'envolèrent. Mais, après quelques semaines d'entraînement et d'apprivoisement mutuel, la boîte à bisous fonctionna parfaitement. Et fut acceptée avec beaucoup de respect par la maman. La vielle dame et elle s'entendirent à merveille jusqu'à la fin de sa vie.

Si vous ne voulez pas me croire, faites un jour l'expérience et offrez une boîte à bisous à ceux que vous aimez….quand ils sont loin de vous.


Les punitions
Clara

Mon fils atteint de TDA/H dyslexique, dyspraxique et dysgraphique fait ses "punitions" car appelons un chat un chat sur l'ordinateur.
Je mets un mot sur sa "punition" en notant que notre enfant est atteint de TDA/H etc.... et que ses pathologies sont reconnues comme un handicap. Et je note aussi l'explication du mot du Handicap.
Jusqu'à ce jour, je n'ai eu aucune réflexion de la part des profs.


Pour aider mon fils  apprendre une poésie
Natou

Soit je mime la poésie.
Soit je la chante avec un air facile à retenir.
Soit je lui dessine chaque paragraphe.

Pour lui cela marche très bien et il en est ravi car on rigole beaucoup.
Si je dessine et qu'il trouve que mon dessin n'est pas réussi alors il qui prend l'initiative de refaire le dessin.
Comme il est très visuel que ce soit pour les gestes ou les dessins, il retient facilement ses poésies.


Comment favoriser un climat propice à la concentration ?
Sylvie

Une vie quotidienne équilibrée et un climat serein améliorent nettement la capacité de concentration de votre enfant.

L’enfant fait de nombreux apprentissages dans sa vie. Il nous observe et nous imite en retenant les attitudes des adultes et des enfants qui l’entourent. Cela sous-entend que, non seulement, il vous faut montrer l’exemple, mais aussi que vous pouvez l’aider à se concentrer à travers des actes quotidiens.

Voici quelques règles de base qui peuvent nettement favoriser la concentration de votre enfant .

- Apprenez-lui à se fixer un objectif
C’est très important car si votre enfant connaît la raison pour laquelle il agit, il en sera plus motivé et n’aura aucun mal à fournir l’effort nécessaire pour fixer son attention.
Exemple : je range ma chambre pour pouvoir recevoir mes amis.

- Apprenez-lui à remplir un objectif à la fois
C’est important car si c’est un moment durant lequel il classe ses objets physiquement, il les trie mentalement. Il hiérarchise leur importance, d’ailleurs certains finissent à la poubelle.
De même, il apprend que chaque chose doit être à sa place. Cela est vrai pour les objets dans sa chambre mais aussi pour l’enfant dans sa classe, dans sa famille, dans la société en général.
Exemple : je vais t’aider à ranger ta chambre mais c’est toi qui décides de la manière de ranger.

- Apprenez-lui à finir ce qu’il entreprend
C’est essentiel pour qu’il apprenne à maintenir son attention tant que cela est nécessaire. Ne cédez
pas à la tentation de lui mâcher la besogne, il est nécessaire qu’il comprenne que l’effort ne peut venir que de lui.
Exemple : s’il commence à s’habiller tout seul, il finit seul.

- Apprenez-lui à organiser son temps
C’est très utile pour réaliser dans de bonnes conditions ce qu’il entreprend.
S’il est toujours en retard ou s’il a régulièrement une dizaine de choses à faire en même temps, il n’apprendra jamais à fixer son attention sur une action précise. Laissez-lui aussi des temps d’inactivité. Ils sont nécessaires à l’épanouissement de sa personnalité.
Exemple : planifiez ses devoirs, préparez ses affaires le soir, affichez un planning de la semaine dans la cuisine…

- Proposez-lui une activité extrascolaire
C’est un bon moyen pour qu’il se défoule mais surtout pour qu’il se structure mentalement.
Choisissez quelque chose qui intéresse votre enfant et qui correspond à sa sensibilité.
Mais attention, ne lui proposez pas trop d’activités à la fois car il pourrait les rejeter en bloc et elles perdraient ainsi toute leur utilité.
Exemple : les arts martiaux (judo, karaté), la musique, l’informatique.

- Apprenez-lui à réfléchir avant d’agir.
Il prend ainsi l’habitude d’appréhender la conséquence de ses actes, de ses choix, de ses paroles. L’idée est de développer une sorte de concentration automatique avant chaque action. Cela lui sera très utile à l’école mais aussi dans ses relations avec les autres.
Exemple : avant de quitter la maison, je m’assure de bien avoir pris toutes mes affaires.

- Tenez toujours vos promesses.
Il vaut mieux éviter d’en faire si vous n’êtes pas sûr de les tenir.
Si vous vous rétractez , cela peut être déstabilisant pour votre enfant.
Une promesse est une projection dans le futur et si vous, adulte vous n’êtes pas capable de prévoir, comment un plus petit pourra-t-il y parvenir ?
Exemple : nous irons demain au zoo.


Préparer des dictées
Maya

Voici la méthode que j'applique pour aider Nicolas à préparer ses dictées.
Depuis 3 mois, je recopie son texte sur l'ordinateur en écrivant les difficultés (terminaisons de verbes conjugués, pluriel, accents, double-consonnes, etc.) en couleur.
Bleu pour les accents, rouge pour le reste.
J'imprime tout ça et il copie une ou deux fois (selon sa bonne volonté du jour), en suivant le modèle, puis je lui dicte.

Le résultat est spectaculaire !
Jusque là, il n'arrivait même pas à atteindre 3/20 de moyenne, mais depuis que l'on utilise cette méthode, il est passé à plus de 16 de moyenne et fait partie des meilleurs.
Il lui arrive de rechigner et de bâcler la préparation, les notes qu'il obtient alors lui montrent bien que l'on n'a rien sans travail !
Du coup, la fois suivante, il est beaucoup plus motivé !
Je procède maintenant de la même façon pour les leçons. Je les recopie en mettant les mots-clés en couleur, il retient beaucoup plus facilement qu'en apprenant sur ses livres ou cahiers où ça ne ressemble qu'à une suite de mots interminable!

J'espère que cette astuce pourra profiter à d'autres, car depuis qu'il a commencé à remonter ses notes en dictée, le reste du bulletin a aussi progressé.
J'avais tendance, comme beaucoup d'entre nous il me semble, à être fataliste.
Je me disais (et lui aussi d'ailleurs), ce n'est pas sa faute, c'est à cause de son TDA/H, il n'y peut pas grand chose, on ne peut pas trop lui en demander, ça ne dépend pas de sa volonté, etc...
Mais finalement, je me suis aperçue que ce n'était pas lui rendre service et j'ai fini par changer de discours.
Maintenant, quand il prend son TDA/H comme excuse, je lui dis simplement qu'il n'est pas plus bête qu'un autre, que l'on sait très bien tous les deux qu'il peut y arriver, et que justement comme il a effectivement ce trouble, il doit "simplement" faire plus d'efforts que les autres mais qu'il n'y a pas de raison qu'il n'y arrive pas.
Et comme il s'est rendu compte qu'en travaillant sérieusement ses dictées, les efforts étaient réellement récompensés, mon discours passe beaucoup mieux et il met beaucoup plus de coeur à l'ouvrage!

Je vous souhaite à tous de vivre les mêmes changements, fiston a repris confiance en lui et je suis très fière de lui.


Le tableau à cadeaux
Le papa de Choupette

Qu'est-ce ? Et ben, tous les jours de la semaine, il a des tâches a accomplir comme mettre la table, ranger sa chambre, être calme a l'école, chez sa mamy, être soigneux avec ses affaires.
A chaque fois qu'il respecte les tâches, on lui met une boule verte, s'il a une boule orange, il peut toujours essayer de récupérer une boule verte. Mais si il a plusieurs boules rouges, là... Il perd sa récompense.
On ne lui offre pas des choses chères, des livres, des DVD, des accessoires de bricolages...
Et ça marche !
Il est devenu beaucoup plus soigneux avec ses affaires, tels que son ordinateur, ses chaussures, et ses livres.
Avec ceci, on peut lui faire plus confiance.


Les cafés-papotes
Yanouch

On est plusieurs mamans de l'école de mes enfants à organiser de temps en temps une pause-café chez l'une ou chez l'autre, parfois le matin, parfois l'après-midi. Il nous est même arrivé de passer une journée entière ensemble, sur la terrasse d'une copine.

On échange des recettes, des livres, des suggestions de sorties, on se confie, on se réconforte, on se marre...
C'est super sympa, ça remonte le moral et ça crée des liens super.

Ces cafés-papotes comme on les appelle sont devenus vitaux pour moi.
Évidemment j'ai la chance de ne pas travailler mais il y a aussi des mamans qui bossent qui nous rejoignent parfois. On s'arrange. Comme c'est très informel, spontané, que chacune fait comme elle veut, tout est possible.
Il suffit qu'une maman s'y mette, en invite quelques-unes sympas. Si ça se passe bien, une des mamans invitées proposera d'office de le faire chez elle la fois prochaine.
C'est ma récré à moi.


Le jour à l'envers
Mireille

Quand je remarque que mes enfants ne se supportent plus, quand la cohésion familiale est en train de se casser la figure et que les enfants se détestent vraiment, nous jouons au jour à l'envers.
Les enfants prennent pour une journée les rênes de la maison.
Ils sont en tout point responsables, du tel. des courses, des repas etc... C'est comme si ils avaient un petit Etat à disposition. Ainsi nous nous mettons Roland et moi dans la position des enfants et eux dans la position des parents.
Pour un jour ça leur donne la possibilité de porter une réelle responsabilité, car nous ne nous mêlons pas des problèmes ce jour là.
Ils n'ont pas vraiment le temps de se disputer, ils sont obligés de partager les différentes choses à faire.


Le mur des lamentations
Mireille

J'ai aussi dans un coin un mur des lamentations. Chacun peut y accrocher un bout de papier où il dit quelque chose a quelqu'un. Le dernier est un des miens où je râle qu'on me pique toujours mon scotch.
Ma fille avait une fois écrit qu'elle en avait marre de manger des épinards etc...

Toutes ces choses arrivent à renforcer la cohésion, à miser sur la communication . On vit un peu mieux même si ce n'est pas encore le paradis.


Les problèmes d'endormissement
Christelle

Kyllian 7 ans maintenant présentait d'énormes problèmes d'endormissement entre 4 et 6 ans.
Nuits blanches, fatigue de toute la famille... enfin brefs certains d'entre vous connaissent.
La solution a été trouvée par son papa? Nous avions tout essayé auparavant (même le sirop, effet paradoxal garanti).
Un jour donc, le papa excédé demande à Kyllian s'il savait pourquoi il ne dormait pas la nuit.
Kyllian lui répond que beaucoup de "choses sont dans sa tête et qu'il ne peut pas s'arrêter d'y penser".
Mon mari surpris lui demande de préciser.
"Il y a plein de monstres qui veulent m'attaquer dans mon lit la nuit" dixit Kyllian.
Et là mon mari ,"tu sais bien qu'il n'y a pas de monstre, il se peut que ce soit dans ta tête, alors papa va te donner un secret ".
Mon mari lui donna de tout petits fusils en plastique du genre Playmobil et lui mis ces derniers sous l'oreiller.
Tout cela sans m'en parler.
Ce soir là au moment du repas, Kyllian a dit : "j'ai un super secret pour bien dormir"
Bien entendu le papa joua de cette complicité: "-ah oui c'est sur tu verras chérie ce soir Kyllian va très vite s'endormir parce qu'il a quelque chose a faire".
Toujours est il que depuis Kyllian a fait toutes ces nuits !
Le lendemain matin réveillée par la sonnerie du radio réveil, j'ai cru au miracle !
Plus tard Kyllian me mis au courant du FAMEUX secret (bien sur le papa avait déjà avoué le tout) et m'assura qu'il n'était plus nécessaire de lui mettre les "armes" parce qu'ils étaient tous détruits.(les monstres).
Mais je crois surtout que cela a fonctionné car il s'agissait d'une idée du papa. C'est très certainement depuis ces faits que le papa a reconnu et accepté le TDA/H de notre fils.


A propos des devoirs : petits trucs qui ont aidé Matt notamment pour la conjugaison, sa bête noire
Anne_yes

Ces trucs sont des moyens mnémotechniques

Pour le passé composé : "passé composé" = 2 mots donc le verbe se conjugue en 2 mots (verbes)
Imparfait : ça finit par le son "ai", donc les verbes à l'imparfait aussi !
Subjonctif : la méthode "il faut que" fonctionne bien
Conditionnel : méthode "si j'avais" en précisant que c'est comme le futur sauf qu'il faut un s à je

Géo : pour les pays limitrophes à la la France, nous avons inventé un mot : BELAIS qui lui permet de ses souvenir de tous les pays !

Et vous savez quoi ? ça marche !

Pour les poésies : je les lui lis plusieurs fois, puis après je lis un vers, lui récite le suivant puis je lis 2 et lui les 2 suivants etc... jusqu'à ce qu'il finisse par la réciter entièrement ! C'est un peu comme un jeu, et Matt, plus auditif que visuel s'en arrange très bien, d'ailleurs la plupart du temps il apprend ses poésies en écoutant ses camarades les réciter.

Pour le moment, ces trucs fonctionnent plutôt bien... mais que d'imagination il nous faut !
de Anne_yes


Les trucs de françoise.be

J'ai remarqué que parfois il arrivait que certains parents, cherchent à obtenir de leur enfant atteint de TDA/H des prouesses qu'ils ne demanderaient jamais à un enfant non TDA/H. 
Il n'est pas dans le but de ce message de dire à quiconque ce qu'il doit faire ou ne pas faire mais je pense qu'il est important de de se remémorer certaines petites choses.
Au niveau scolaire d'abord, je dis toujours qu'il n'y a problème que lorsqu'il y a un échec. Ainsi un enfant qui réussit avec 65% est enfant qui réussit, et là il mérite d'être félicité, il a sans doute besoin d'une petite aide pour s'améliorer un peu mais guère plus.
S'il réussit avec 75 ou 80% ne faites rien de particulier si ce n'est la routine, les enfants qui réussissent avec 95% ne sont pas spécialement plus heureux, et chercher le forcing scolaire est une entrave au bonheur de l'enfant.
Donc bosser plus et toujours plus et encore plus c'est un peu l'abrutir quelque part et fort inutile.

J'ai appris aussi à ne plus écouter les mamans coconnes sur le parking de l'école.
Le genre il a fait combien à la dernière dictée ? Oh seulement 7/10, mon petit Gérard il a fait 10/10 et il a reçu un chocolat ! 
Il faudra veiller à acquérir de l'ordre de la méthode, et une belle écriture, mais une chose à la fois.
Par exemple avec ma fille, l'an dernier j'ai obtenu une économie du matériel scolaire, à savoir que j'ai refournis que deux fois l'an passé, et un certain ordre dans sa mallette. Toutes les semaines elle jette les papiers, les bouts de tartines, etc... ça n'a l'air de rien mais pour elle ce fut un gros travail sur elle même d'y arriver...
Il lui aurait été impossible de corriger tous les défauts à la fois. Elle a toutes ses études primaire et même la moitié du secondaire pour tout corriger. Je crois que qui va piano, va sano.
Cette année nous travaillerons surtout l'écriture. Parce qu'elle est trop petite, pointue et irrégulière. Nous avons un an pour faire cela calmement, le reste... ma foi. Apprendre à travailler à l'intéresser est important mais en aucun cas il faut que cela devienne une obsession qui empoissonne la vie de l'enfant, l'enfance est une période tellement belle et pleines de rêves...
Donc ils ont besoin de ça aussi, et il faut savoir que le jeu pour l'enfant, même petit petit est un travail en soi, c'est grâce à lui qu'il apprend et c'est fatigant pour lui tout en restant indispensable à son développement.
Donc du temps pour le travail scolaire, du temps pour le loisir, du temps pour le sommeil... Et ça tournera super.
Et oui aussi surtout n'oubliez pas les : comme tu es doué, comme tu es fort, comme tu es grand, je savais bien que tu y arriverai doué comme tu es ! ça c'est tellement important !

Au niveau de la chambre je dirai : poutoutte que bordel chale, ça c bien de Liège, et ça signifie, c'est quand même bien en désordre ici... là aussi cool et relax, ça vient avec le temps.
Moi j'ai instauré le samedi comme jour de rangement, obligatoire interdit de quitter la chambre avant que ce soit plus ou moins en ordre. Au début ce fut la galère il fallait que j'y retourne trois ou quatre fois avant de dire OK c'est en ordre, et c'était à peine passable. Le plus dur c'était le samedi soir, souvent le même désordre que le matin...
Mais à force de le dire le rangement des chambres s'améliore, le grand parvient à la garder en ordre a peu près une semaine, Georgie trois jours, mais elle range aussi le mercredi elle a constaté que comme ça c'est moins à faire. Cela prend du temps et de la patience, des années même, mais il faut savoir fermer les yeux pour ne pas s'empoisonner la vie aussi. Et c'est en tapant sur le clou que vous l'enfoncerez...
Il en est de même pour l'ordre dans la maison, il faut répéter tout le temps va ranger ce que tu as dérangé, pas la peine de s'énerver, il finira par le faire spontanément dans quelques années...
N'attendez jamais la même chose de vos enfants atteints de TDA/H que ce que les autres parents attendent de leur enfant non TDA/H puisque justement ils sont atteints de TDA/H.
Ils ne sont pas capables des mêmes choses ou il leur faut plus de temps pour les acquérir, restez cool et zen... .
N'oubliez pas non plus que vos enfnats donnent souvent le meilleur d'eux même pour vous faire plaisir et que s'ils n'y arrivent pas c'est qu'ils doivent encore apprendre à y arriver et en aucun cas ils ne le font pour vous embêter !
En résumé je dirais : apprendre doucement une ou deux choses à la fois et ne lui demandez jamais ce qu'il n'est pas capable de faire.
Pour finir, n'oubliez jamais que ce sont des enfants formidables !


Le travail de vacances
Pascale

Pour ne pas passer son temps à se battre ... idée maison
Notre ado a un travail de vacances à faire... pour éviter les conflits inutiles nous avons mis en place une solution qui arrange tout le monde.
Notre ado est donc parti ce matin avec son père au bureau pour faire la deuxième partie de son travail de vacances.
Là bas il ne rencontre rien pour le distraire et le perturber et donc le travail sera fait sans crises en une journée.

Tout le monde se retrouve content lui comme nous.

En plus passer une journée entière à voir son père travailler et bien ça lui donne une idée de ce que sont les journées de son papa et vont lui permettre de se rapprocher encore un peu de lui.

Pendant ce temps là à la maison le climat est tout soleil et quand mon ado rentrera ce soir je serai ravie de le revoir.


La lecture
Bibi

Mon fils a huit ans et ne veut pas faire d'effort pour apprendre à lire.
Il n'y comprend rien et se décourage car il voit tout le monde qui sait lire et pas lui.
J'ai acheté de tout, des livres, des CD rom, des CD... rien ni faisait, il n'y arrivait pas.
Ce week-end par hasard il est tombé sur un jeu de société : le pendu et la miracle il ne décolle plus du jeu.
Il prend son dictionnaire pour former des mots et il s'amuse comme un petit fou à me battre.
Car en plus il a beaucoup d'imagination il me met des mots comme : interphone, compartiment et j'en passe.
Tout cela pour vous dire qu'il a trouvé sa méthode d'apprentissage tout seul et en plus il aime beaucoup cela.


Les cauchemars
Faby

Caroline toute petite faisait beaucoup de cauchemars.
J'ai trouvé un truc : je lui ai offert une pierre rose "qui chasse les cauchemars".
Elle a aujourd'hui 13 ans et dort toujours avec ses pierres (qu'elle choisit elle-même maintenant).
Le frottement de celles-ci contre sa joue l'apaise et elle s'endort sans angoisse.

J'ai réitéré le même truc avec la fille de mon amie âgée de 10 ans et cela a marché aussi.


Rire !
Sylvie

Samedi soir, les enfants de la famille (Théo, Clara et les cousins) sont venu faire une démonstration de petite cuillère en équilibre sur le nez. Ils avaient imaginé cela tout seul. Nous avons tous bien ri car finalement tout le monde a essayé. Et après une période d'entraînement, les enfants sont arrivés à mettre 2 cuillères en équilibre sur leur nez et sur chacune de leur oreille et faire le tour de la table. On a vraiment beaucoup ri et c'est un excellent exercice de concentration. Alors si ça vous dit, sortez vos petites cuillères!


La lecture
Arielle

Mon fils avait du mal à apprendre à lire était très découragé et pas du tout soutenu par sa maîtresse.
J'ai donc pris les choses en main, je lui est appris à lire à son rythme, sans chercher à suivre la course échevelée de l'instit.
Tous les soirs il choisissait un livre et nous lisions tous les deux un passage. Il fallait que nous soyons seuls dans la pièce, sans aucune distraction. Et surtout que le livre ne "bouge" pas, car j'ai découvert que Pacôme avait du mal à lire parce qu'il faisait tout le temps bouger, voire tomber son livre. Par contre, allongé sur le ventre, le livre sur mon lit, et en jetant de temps en temps un coup d'œil à ses jambes pour l'empêcher de se tortiller, il a progressé assez vite, et était très étonné de réussir. C'est sûr qu'avec les mots qui dansent devant vos yeux, il est très difficile de se concentrer!


Mes principes de vie avec mon enfant atteint de TDA/H
Emmanuel

- Tu approuveras ce qui pousse ton enfant à exprimer sa part de vérité, même si elle ne correspond pas à la tienne

- Tu inciteras ton enfant au respect, le pratiquant toi-même en toutes circonstances

- Tu décideras de ce qui est bon pour lui, sachant qu'il est unique, en tenant compte de sa différence

- Tu soulageras ses afflictions, lui inculquant la même perspective pour autrui

- L'écoute est primordiale. Il t'entendra si tu pratiques cela

- Amène-le à s'exprimer, par rapport à ce qu'il ressent juste ou non, bon ou mauvais

- Permets-lui de ne pas être d'accord, d'exprimer son désaccord. Il évacuera ainsi des tensions et se portera mieux

- Rappelle-lui son origine, ses possibilités toutes personnelles

- Gratifie-le par rapport à ses exploits, ses progrès, ses bons fonctionnements, sa bonté, sa compassion

- Relève tout ce qui est fécond en lui

- Apprends-lui le respect de toutes choses et amène-le à accepter l'autre tel qu'il est

- Apprends-lui la tolérance. Démontre-le par ta propre tolérance envers lui. Il le deviendra, pour lui et envers les autres

- Apporte-lui ta compassion lorsque drame il y aura, dans sa vie d'enfant

- Apprends-lui à construire en lui les forces qui l'aideront dans les difficultés

- Donne-lui l'exemple de quelqu'un qui se relève, suite à des désagréments divers

- L'enfant se comporte comme tu le lui suggères, par l'image que tu lui donnes

- Les représailles, il ne comprend pas. Amène-le plutôt à explorer le "pourquoi" de son comportement. Isole-toi en sa compagnie lorsqu'il aura retrouvé le calme, incite-le à revoir son fonctionnement

- Chacun a droit à l'erreur, à la colère, à l'agressivité, comme à la joie et à la bonté

- Accepte-le tel qu'il est, sans pour autant le laisser manquer de respect

- Rétablis ton autorité en toutes circonstances. Il saura qui est le chef et s'inclinera

- Ne désespère pas de ne pas retrouver en lui tes aspirations ou désirs de réussite

- Accepte-le dans sa différence, tant sur le plan scolaire que celui de ses affinités

- Permets-lui de développer ses particularités et apprends-lui à les faire fructifier

- Encourage-le à estimer et à donner le meilleur de lui-même, et accepte que ce meilleur ne soit pas encore la perfection

- Donner droit à la parole, écouter, accepter qu'il ait son point de vue, c'est l'amener à s'estimer valable. Cela l'aidera à se construire une bonne confiance en lui, lui permettant de prendre des responsabilités et de s'affirmer

- Accepter qu'il définisse sa propre position, c'est l'encourager à exprimer sa vérité avant tout. La confiance en son "soi" est le moteur qui lui permettra de réussir sa vie au mieux

- Qu'il apprenne à rester lui, en toutes circonstances, même s'il doit se plier à des conditionnements inévitables.
Lui parler des règles de la société et de son autorisation à ne pas les cautionner, tout en s'y pliant malgré tout

- Souhaiter toujours le meilleur, y contribuer, voilà ce que tu peux lui enseigner

- Sois toi-même et il sentira que tu es dans ta vérité. Sois jute et il acceptera les règles. Sois honnête et il le deviendra


Les compliments
Dominique

Les enfants se nourrissent des louanges et de la reconnaissance des personnes qu'ils aiment, et ceux qui grandissent avec la certitude qu'ils sont valorisés et estimés sont plus réceptifs à l'amour ; ils se sentent bien quand ils reçoivent des réactions positives, et ils peuvent donner et recevoir de l'affection naturellement et facilement.
Certains enfants grandissent sans jamais entendre de mots d'amour sincères de la part de leurs parents. Ils sont méfiants quand on leur fait des compliments, et mal à l'aise quand on reconnaît positivement leurs mérites; ils manquent d'estime pour eux-mêmes. Les enfants qui sont habitués à vivre dans une atmosphère négative ont de la difficulté à accepter la moindre louange ; ils deviennent angoissés et nerveux, comme s'ils étaient incapable de s'ouvrir à l'amour.
N'ayez pas peur de faire leur éloge devant eux !
Un enfant a besoin de savoir que vous êtes heureux d'être son père ou sa mère.
Dites à vos enfant combien vous les aimez, mais dites-leur aussi à quel point vous êtes heureux qu'ils fassent partie de votre vie, en utilisant un langage qu'ils comprennent: "Toi et ta petite soeur et papa, vous êtes mes préférés." "Tu es mon petit garçon adoré !"
Les enfants on particulièrement besoin de savoir que vous êtes fier d'eux quand ils subissent un échec. "Je te félicite d'avoir tenu bon".
Dites-leur que vous êtes fier de leur effort: "Tu as eu beaucoup de courage ; je suis fier de toi, parce que tu as fait des efforts."


Remerciez votre enfant
Linda

Dire merci à son enfant atteint de TDA/H et reconnaître ce qu'il apporte à votre vie de famille est un moyen modeste, mais magique de le stimuler.
En fait, cela fonctionne si bien que je suis surprise qu'il n'y ait pas plus de parents qui le fassent. Il est certain que, quand les autres remarquent les petites choses que l'on fait, on est plus disposé à continuer de les faire. Exprimer honnêtement votre reconnaissance n'est pas seulement en soi une manifestation d'affabilité, c'est une façon de l'inculquer à votre enfant.
Remerciez cordialement votre enfant pour avoir apporté le courrier ou avoir répondu au téléphone.
Même si le geste semble insignifiant, prenez la peine de remercier votre enfant pour sa participation : avoir mis son linge sale dans le panier, avoir ramassé ses jouets ou ne pas vous avoir interrompu pendant que vous étiez au téléphone.
Un enfant atteint de TDA/H qui doit faire constamment face aux critiques se sentira incompétent et peu important.
Par contre, un enfant dont les efforts sont continuellement reconnus développera une saine confiance en lui et sera conscient de ses capacités.
Même s'il reste comme on dit chez moi des bosses dans le lit, reconnaissez qu'il a été fait !


Dire non
Gérard

Il y a bien sûr des moments où vous devez dire non à votre enfant atteint de TDA/H.

L'enfant, à mesure qu'il grandit et qu'il apprend à se découvrir, a besoin de connaître les règles de comportement et il se tournera vers vous pour avoir des indications. Vous devez accepter de tracer les limites : tu ne peux pas sauter sur les lits, tu ne peux pas allumer le feu s'il n'y a pas d'adulte avec toi, il faut attacher ta ceinture de sécurité dans la voiture, il faut me donner la main pour traverser la rue.

Fixer des limites n'est pas la même chose que punir. Punir c'est infliger de la douleur, ce qui n'apprend jamais rien d'autre à l'enfant que ressentir des émotions négatives comme la peur et la haine. Il n'y a jamais aucune raison de punir. Blâmer, menacer, prêcher et gouverner ne donnent rien non plus; cela ne fait qu'entraîner des luttes de pouvoir inutiles. Plutôt que d'être un dictateur autoritaire, considérez-vous comme un entraîneur sensible qui communique les règles nécessaires; voici les règles du jeu et voilà leurs fonctions.

Un parent qui élève consciencieusement son enfant dit non d'une façon claire et honnête, trouve le bon moment et fait attention pour ne pas lui faire honte ou l'embarrasser.


Accepter les erreurs
Gérard

Les enfants atteints de TDA/H n'ont pas peur d'essayer de nouvelles choses, ils n'ont pas peur d'échouer et d'essayer encore.
Alors, pourquoi nous, les adultes, sommes-nous si obsédés par l'échec : le nôtre et celui de nos enfants ?
Pourquoi est-ce si difficile de laisser nos enfants se classer dans la moyenne ou faire des erreurs?
Pourquoi sommes-nous si angoissés dès qu'ils font des gaffes?
On croit peut être inconsciemment que nous devons toujours réussir et,bien paraître dans toutes les situations.
Cette croyance limite notre capacité de réussir car nous ne pouvons pas facilement reconnaître et accepter nos erreurs. De plus, ce besoin de réussir à tout prix vient gêner notre capacité d'agir librement et spontanément.
Aujourd'hui je m'accorde la liberté d'action et je suis disposé à accepter mes erreurs.
Je sais que si je commets une erreur, je serai en mesure de la reconnaître et d'ajuster mes comportements futurs.
Je vois que la spontanéité et la liberté d'action sont plus importantes que de bien paraître même avec des enfants atteints de TDA/H !


Lettres d'amour
Anaëlle

Les lettres d'amour sont des petits mots personnalisés adressés à vos enfants pour leur faire savoir que vous pensez à eux avec affection.
Ce sont des petits rayons de soleil qui réchauffent leur journée.
Ce sont des surprises qui surviennent quand vos enfants s'y attendent le moins.
Mettez des petits mots sous leur oreiller, collez-les sur le miroir de la salle de bain, ou placez-les dans leur boîte à tartines pour qu'ils les trouvent à l'heure de midi.
Glissez un petit mot dans sa poche ou dans une de ses chaussures pour créer une surprise encore plus grande.
Pensez à en envoyer par la poste - recevoir sa première lettre par la poste peut causer tant de joie à un enfant que cela vaut amplement le coût du timbre.
À mesure que les enfants vieillissent, écrire des mots peut être très utile pour résoudre des différends ou des conflits en évitant les discussions interminables.
Envoyer des petits mots est une autre façon de dire à vos enfants à quel point ils sont importants.


Mémorisation des chiffres
Françoise Lili

Pour aider mon enfant (de dernière maternelle) à mémoriser les chiffres de 1 à 10, je lui ai dessiné un set de table (que j'ai fait plastifié).

Il est très coloré , décoré de différents objets faisant référence à chacun des chiffres.
Ainsi, à table lorsque l'occasion se présente, il peut se repérer sur son "aide-mémoire"... Il travaille ainsi sa mémoire sans se sentir contraint.
Il y a en a aussi chez ses grands-parents...
Et pour ne pas faire de jaloux à la maison, j'ai dessiné un autre set de table pour sa soeur aînée : rappel des règles de multiplications.
Ils ont aimé avoir un set de table rien qu'à eux...


Encourager
Hélène, enseignante

Voici une petite idée qui fonctionne avec Sam (12 ans). Il est assis près du tableau et affiche des dessins avec messages positifs que 3 ou 4 amis de la classe lui ont donnés spontanément.
Pendant un examen, je lui ai découpé un petit ourson dans un carton (publicité que j'avais reçu à la maison) et je lui ai écrit au verso "Fais de ton mieux Sam.
Quand il sent la colère, la frustration ou l'anxiété le gagner, il prend le paquet de message et les affiches individuellement devant lui à l'aide d'aimants. Et il se calme...
Petit train, rempli d'amour, va loin....


Encourager l’autonomie sociale
Juliette B.

- Laissez votre enfant répondre de lui-même lorsqu’on lui pose une question.

- Aidez-le à préparer une réponse à la question : C'est quoi le TDA/H ?

- Demandez l'opinion de votre enfant et acceptez son conseil.

- Attendez-vous à ce qu’il accomplisse des tâches dans la maison comme ses frères et sœurs.

- Assurez-vous qu’il soit responsable de ses actes, autant des devoirs que de ses engagements envers ses amis.

-  Permettez-lui de voir que les adultes se sentent vulnérables aussi.

- Remarquez tout ce que votre enfant fait de bien à chaque fois que cela est possible.

- Dites-lui combien il est spécial et que vous l’aimez tel qu’il est.

- Lorsqu’il fait quelque chose de courageux, dites-lui que vous êtes fier de lui.

- Pratiquez avec lui différents rôles pour l’aider à s’adapter aux situations scolaires difficiles.

- Parlez de possibilités de carrière réalistes en tenant compte de son TDA/H.

- Rendez-vous disponible lorsqu’il veut parler et valider ses sentiments au sujet de sa différence.

- Donnez-lui un filet de sécurité pour qu’il se sente assez en sécurité pour prendre des risques tels que de participer à des sports d’équipe, s’occuper de l’animal favori d’un voisin ou de dépenser son argent de poche pour deux mois pour un jouet qu’il désire.

- Assurez-vous qu’il comprend ses droits et ses responsabilités.

- Permettez-lui d’avoir la joie d’aider quelqu’un d’autre.

- Embrassez-le et serrez-le dans vos bras souvent pour qu’il sente votre soutien physique et émotif.

- Donnez-lui des occasions de prendre des décisions par lui-même; même des décisions qui semblent très limitées lui montrent qu’il y a des conséquences à ses actes et qu’il est bon d’être responsable de ce qui arrivera par la suite.

- Assurez-le qu’il n’est pas borné ou stupide.

- Permettez-lui d’être paresseux lorsqu’il a besoin de se reposer des travaux stressants.


Renforcer les habiletés sociales
Antoinette

Je ne sais pas au sens technique ce que veut faire "jeu de rôles" - c'est le terme que j'utilise pour ce que nous faisons à la maison.
Imaginons que le thème est "parler en classe".
D'autres enfants de la famille, amis etc sont les élèves, un adulte fait l'enseignant et modère, il y a quelque chose pour ressembler aux tables et au tableau pour créer l'ambiance, n'importe quoi, des cartons...
L'enfant reproduit son comportement habituel.
Les autres enfants verbalisent ce qu'ils ressentent - ça les gêne, ils ne peuvent pas travailler.
L'adulte évite que cela ne tourne à une critique pénible en disant par exemple que le cours fait pause pour que la classe aide l'enfant à trouver une solution.
Établir une stratégie, par exemple
- parler moins fort
- passer au chuchotement
- alterner avec mâchonner quelque chose (le haut d'un bic par ex)
- parler dans sa tête.
Là, quant il y arrive, même un court moment, méga encouragements des autres.
La classe reprend.
Je ne limite pas à un seul enfant. Par exemple l'aîné dira peut-être, "moi en français, je m'ennuie, qu'est-ce que je peux faire". Les autres lui donnent des idées.
On peut faire plein de variantes.
Mon idée c'est que l'enfant dont le comportement gêne les autres prenne conscience de cette gêne, de la
possibilité du passage chez les autres de la gêne vers l'énervement, et que tous aident à trouver une solution.
On peut faire une variante sans modération où les autres enfants s'énervent: pour montrer que la même
situation peut bien ou mal tourner selon la façon dont elle est gérée.
Ou cinéma par ex., un autre que l'enfant parle pendant le film vidéo vu à la maison, un film que l'enfant a très envie de voir, donc il ne comprend pas et ça le gène, puis c'est au tour de l'enfant de parler et de gêner les autres.

Ça ne se fait pas en une fois, c'est long.
J'avais obtenu l'autorisation il y a quelques années pour Diego de filmer quelques minutes sa classe.
Nous avons ensuite à la maison étudié les visages, les expressions, les positions du corps.
Ça semble l'avoir aidé à comprendre que les autres aussi ont leur vie et donc qu'il est tout le temps en interaction.
Beaucoup d'enfants atteints de TDA/H que je connais parlent tout haut.
Ça semble les aider à se concentrer. Arriver à parler mais dans sa tête c'est dur. Pour les miens, ce qui les coince le plus c'est "tais toi". "Parle dans ta tête, pas tout haut", ça marche beaucoup mieux.
Melvin y est presque, Diego parfois, sinon il chuchote.
Melvin fait ses devoirs en silence mais en écoutant du rap avec les écouteurs sur les oreilles et en dansant sur sa chaise !

On peut faire le même jeu pour plein de choses: comment réagir à la provocation en récréation (je trouve que les autres enfants connaissent mieux ces problèmes que nous, ils le vivent encore), comment se défouler en récréation sans gêner les autres, comment ne pas interrompre quelqu'un qui parle, préparer un voyage en voiture. Pour préparer à une opération chirurgicale, par exemple, ça mobilise tout le monde en soutient et ça introduit l'idée de jeu, donc que ce n'est pas grave, ça va bien se passer.

Nous avons un autre jeu qui semble aider à prendre conscience des autres : filmer, par exemple de gens qui font la queue pour entrer au cinéma. Puis nous regardons à la maison. Il y a un bol au milieu et des jetons. Le jeu consiste à décrire ce que chaque personne sur la vidéo ressent, d'après son visage et la position de son corps. Si personne ne trouve, quelqu'un appuie sur le bouton "pause" et nous imitons la posture et l'expression du visage. Généralement ça donne le déclic. La personne, enfant ou adulte, qui trouve met un jeton dans le bol. Quand tous les jetons sont dans le bol le jeu est fini et nous avons gagné ce qui était défini à l'avance, déjeuner à l'extérieur, séance cinéma, rollers au parc...
C'est coopératif, puisque quand on trouve on contribue à ce que tous gagnent.


Ne jamais dire non, dire toujours oui
Julien, prof et parent d'un enfant atteint de TDA/H

Par exemple:
L' enfant dit : je dois faire pipi...
Ne pas dire : Non, il faut attendre
Mais dire : Oui, tu peux, pendant la récréation qui commence dans 5 minutes...

Connaissez vous la technique ou les parents, l'instituteur... ne disent pas :
Louis, prend ton livre de math., mais : 'JE prend mon livre..., Je l'ouvre à la page 45, Je cherche l' exercice A2...?
C' est une technique avec quelques buts différents:
- apprendre le stop (=freiner)
- apprendre a écouter et regarder (= observer soigneusement)
- apprendre a s' évaluer positivement. (= intégration du comportement).


Choisir les priorités
Pascale

Chez nous nous avons essayé de faire la part des choses et de choisir les priorités.
Par exemple en semaine on habille les enfants.... on gagne ainsi une demi heure mais le week-end ils s'habillent seuls.
Pour les repas nous avons aussi cessé de nous battre.
Quand nous avons terminé de manger nous restons encore dix minutes à table et après on sort de table et on laisse les enfants manger.
Depuis que nous agissons comme cela nous avons remarqué que Grégoire mange deux fois plus qu'avant.
Il met parfois plus d'une heure pour manger mais ça ne le dérange pas, il mange à son rythme et nous puisque nous avons décidé de ne plus nous énerver, nous nous autorisons à quitter la table
Depuis que nous ne nous énervons plus, Grégoire mange enfin bien... très lentement mais bien.
Petit à petit nous avons essayé d'admettre que nos enfants ne sont pas encore capables de faire certaines choses seuls.
Alors nous avons arrêté de nous compliquer la vie.
Grégoire a 8 ans.
Guillaume 12 ans mange maintenant lui a un rythme normal et s'habille seul un matin sur deux... s'il n'est pas habillé quand on rentre dans la chambre, on ne s'énerve pas et on l'habille.
Pour les leçons et devoirs on fait pareil... si ils ne savent pas faire sans nous car non structurés à l'intérieur on fait avec eux.
Ce n'est pas leur faciliter la tâche mais leur donner les structures intérieures qu'ils n'ont pas en attendant que par la force de l'exemple cela finisse par fonctionner.
Pour les larmes, cela me faisait beaucoup de mal et je culpabilisais beaucoup. Guillaume pleurait beaucoup. Je pense que c'est dû à la plus grande sensibilité des TDA/H.
J'ai donc appris à Guillaume à refouler ses sentiments... résultat dépression nerveuse, pelade, asthme et Cie.
Grâce à une psychothérapie familiale nous avons réappris que exprimer ses sentiments était une bonne chose.
Guillaume maintenant pleure, claque la porte et s'exprime.
Il sait ainsi exprimer ce qu'il ressent et me permet grâce à cela de pouvoir le soutenir en le consolant ou en discutant avec lui ou moi aussi en claquant la porte et en osant dire j'en ai marre.
Cette relation est beaucoup plus saine mais il a fallu 5 années pour que l'on apprenne tout cela.
Grégoire lui a bénéficié de toutes les erreurs que nous avons commises avec son frère... et nos erreurs avec lui ont été nettement moins nombreuses qu'avec son frère.
Je dois aussi dire que j'ai deux enfants atteints de TDA/H mais ils sont comme tous les enfants différents l'un de l'autre..
Je dois dire que l'on constate vraiment des progrès, lents mais constants et surtout l'énervement familial général a fortement diminué.
Quand je regarde l'évolution de mes enfants je me dis que tout cela est bien souvent difficile et épuisant mais que oui mes enfants évoluent et dans le bon sens et que donc ce combat quotidien qui est la vie avec le TDA/H vaut la peine.


Ne jamais désespérer
Nadine

On a le droit de se sentir abattu, en colère, mais il faut toujours garder espoir, car nos enfants atteints de TDA/H ont besoin de toute notre énergie pour pouvoir s’adapter dans cette société.

Expliquer à l’enfant ce que veut dire TDA/H avec les mots les plus simples possibles et adaptés à son âge; plus vite l’enfant est informé de son problème, mieux il pourra y faire face et pourra participer activement à son bien être.

Être le plus clair possible avec son entourage proche, sans rentrer dans les détails, mais les tenir au courant de la situation, car la famille telle que les grands-parents, les oncles et tantes, parrains, marraines, etc., sont autant de personnes indispensables à pouvoir vous aider à surmonter les difficultés que vous et votre enfant allez rencontrer.

Lorsque l’enfant est scolarisé, très souvent en échec scolaire et avec des comportements à rendre l’institutrice dépressive, allez lui expliquer calmement de quoi souffre votre enfant. Si vous avez de la documentation, proposez-lui de la lire, car le contact avec les enseignants de votre enfant est un des éléments clés de sa meilleure intégration et de sa réussite, ne pas oublier qu’un enfant passe plus de temps à l’école par jour qu’à la maison.

Le traitement médicamenteux ne fait pas de miracles. Il peut aider l’enfant  à mieux se concentrer, donc à mieux pouvoir entrer dans les apprentissages, à être plus calme, mais il ne devient pas Einstein en une semaine.
Très souvent l’enfant présente un retard scolaire, d’où le manque de confiance en lui, le ras le bol de devoir travailler trois fois plus pour obtenir trois fois moins de bons résultats. Il faut le remettre en confiance et pour cela " les clés pour apprendre " une association créé par une enseignante à la retraite, va pouvoir aider votre enfant à reprendre confiance en lui.

Les enfants atteints de TDA/H ont une très grande sensibilité, le moindre changement dans leur vie de famille peut les déstabiliser; un deuil, un parent au chômage, un parent malade, un déménagement, un changement d’établissement scolaire ou d’instituteur, un divorce, tout cela et d’autres choses peuvent les perturber et à ce moment là il faut être très vigilant, les rassurer, et les entourer, d’où l’importance de bonnes relations avec l’école et l’aide de la famille.

Pour finir il n’y a pas de bons ou de mauvais parents, maintenant que vous savez de quoi souffre votre enfant, à vous de changer vos méthodes d’éducation, l’éducation telle qu’elle est écrite dans les livres ou apportée par vos parents n’est pas adaptée à ces enfants. Ils ont besoin de calme, de limites, mais surtout ils ont besoin de beaucoup d’amour, d’être mis en valeur, d’être félicités; encouragés; pour la moindre petite réussite une bonne note à l’école, il s’est bien tenu au restaurant, etc… et ne pas oublier qu’un enfant atteint de TDA/H doit pouvoir se défouler,  alors vive les promenades en forêt etc


La motivation pour les "nuls"
Blouf

On pourrait lire tout un tas de livre pour savoir comment motiver et se motiver. En fait, on peut retrouver tout les conseils à partir d’une simple métaphore :

« Il y a une belle pomme en haut d'un arbre, il faut aller chercher une échelle dans la grange, il faut grimper à l'échelle pour attraper la pomme et enfin on peut la manger. »

On retrouve les trois composantes clé d’un processus de motivation.

La motivation : C’est la pomme, elle nous fait envie, on aimerait bien la manger.

Les compétences nécessaires : l’art de grimper à l’échelle, savoir ou est rangé l’échelle

La capacité d’organisation et de planification : C’est réfléchir au fait qu’il faut d’abord se procurer une échelle, pour ensuite grimper et enfin essayer d’attraper la pomme. C’est la capacité de résoudre le problème et de décomposer en sous étapes.


Dans le cas de l'autisme, des dépressions ou de toutes personnes ayant des difficultés pour faire des choses, ce qui pose problème, ce n'est pas forcément les compétences ni les procédures, c'est l'envie.

En gros, cela ne sert à rien de répéter :
"va chercher l'échelle"
"t'as été cherché l'échelle ?"
"Pourquoi tu ne vas pas chercher l'échelle ?"
"Tu pourras pas avoir la pomme si tu vas pas chercher l'échelle"
"Pour avoir la pomme, il faut que tu aille chercher l'échelle et que tu grimpe, c'est pas dur quand même"
"Bon puisque tu veux pas aller chercher l'échelle je vais la bouffer moi la pomme, tant pis pour toi, je t'aurai prévenu"

Il faut bien comprendre que la personne en a rien à faire de la pomme, et du coup, il en a rien à faire d'aller chercher l'échelle, et du coup, il en a rien à faire qu'on bouffe la pomme à sa place, aucune frustration car il en avait pas envie.

Ce qu'il faut faire, c'est donner envie de la pomme, uniquement. C'est le seul truc qui coince. Après, une fois que la personne aura bien envie de la pomme, elle se précipitera sur l'échelle pour grimper le plus vite possible !!

On peut, si besoin, aider la personne à réfléchir aux étapes, mais uniquement une fois qu'on a réussi à lui faire envie de la pomme. Sinon cela ne sert à rien. Bien souvent, la personne sait très bien ce qu’il faudrait qu’elle fasse. Là n’est pas la question.

Dans le cas d'une dépression, la personne a du mal à ressentir le coté positif des choses. Bref la pensée ou la vue de la pomme ne lui fera pas envie (on a le goût de rien lors d'une dépression). C'est un blocage chimique du système des émotions positives à force de broyer du noir. Le cortex frontal fonctionne correctement, le problème se situe plus au niveau des émotions.

Dans le cas de l'autisme, une faiblesse du cortex frontal fait que la personne a du mal a ressentir ou a penser aux choses si elles sont trop abstraite ou trop éloignés dans le temps... Bref si on leur dit juste "pomme", ça restera un mots et ça leur fera pas envie du tout. Au mieux, ils savent juste "rationnellement" qu'ils aiment les pommes, mais ils le ressentent pas du tout. Dans le pire des cas, la simple vue d'une pomme n'est peut-être même pas suffisant pour les aider à en avoir envie (ou alors il faudrait qu'ils n’aient rien mangé depuis deux jours car en effet, la faim augmente la sensibilité à l'envie de nourriture).
Bref, pour donner envie, il faut être vraiment très concret. On peut donner un petit morceau de pomme pour qu’il goutte et se souvienne de la saveur et ensuite leur montrer qu'il y a une belle grosse pomme en haut de l'arbre :-)

Pour les TDAH, on peut imaginer que le problème est similaire. Une difficulté pour se concentrer et maintenir la « pensée du but » fait qu’on ne ressent pas suffisamment le pouvoir motivant. Les émotions fonctionnent correctement, mais pour ressentir l’émotion liée à une pensée précise, on comprends bien qu’il faut d’abord la penser.

Dans la majorité des cas, pour aider une personne qui n’arrive pas à faire quelque chose, il suffit de lui donner envie, de l’aider à maintenir cette envie au fil des jours. Lui donner envie des étapes intermédiaires peut aussi être efficace.

La première chose à faire est donc de connaître ce qu’aime la personne. Car en effet, on ne peut pas se fier a ce que nous dit la personne sur le moment puisque, précisément, elle n’a envie de rien et n’aime rien. (C’est le cas pour les dépressions et le syndrome d’asperger).

A chaque fois que vous repérez un moment ou la personne s’amuse ou adore ce qu’elle est en train de faire ou ce qui vient de lui arriver, prenez en notes. Car après, la personne sera pas forcément capable de dire ce qu'elle aime.

Ensuite, donnez lui envie de ce qu'ELLE est censée aimer. Vous lui rendrez service. C’est important car en absence d’auto-motivation, la personne risque de ne faire que ce pour quoi vous la motivez. Il faut aussi penser à ses vraies aspirations.

Un peu comme pour moi, je n'étais pas capable de me motiver pour les trucs que j'aime, résultat je faisais les trucs uniquement pour lesquelles mes parents me motivaient. Donc oui, il m'ont permit de développer mes capacités. Malheureusement, j'aurais aimé qu'il me pousse aussi dans la direction que moi j'aurais voulu. Mais bon, d'habitude on a pas besoin de pousser les gens dans ce qu'ils ont envie tout seul, ils pouvaient pas se douter.

Dans la plupart des cas, la personne nous dit carrément ce qu’elle aimerait faire un peu comme un appel à l’aide, c’est encore plus facile. Il ne faut cependant pas tomber dans le piège du « conseil sur la marche à suivre ». Outre le fait que l’on prends la personne pour une imbécile, on est complètement à coté de la plaque, on ne répond pas à sa demande. Ce qu’elle a besoin, c’est qu’on l’aide à penser à ce qui va être génial dans le fait de réaliser la chose.

L’idée consiste à faire « saliver » la personne. Pour reprendre la métaphore de l’arbre et de la pomme. Cela revient à décrire le goût merveilleux d’une pomme. On peut même donner faim d’une manière générale pour ensuite canaliser sur la pomme. C’est de cela que la personne à besoin.

Qu’on l’aide à rêver.

Après, si vous voyez que la personne faiblit, au lieu de rappeler ce qu'il faut faire, bien souvent, il faut juste recommencer à lui donner envie. Parlez lui de la chose, montrez lui combien elle est génial, et hop ça relancera le moteur.

Souvent, un obstacle imprévu fait que la motivation en prends un coup. Donc si la personne n’a pas fait la chose, essayez de savoir si c’est parce qu’il y a eu une difficulté imprévus ou si c’est parce qu’elle a pas eu le courage. Dans le dernier cas, on comprend bien qu’il y a eu perte d’envie.

Le problème est uniquement là, c'est comme si la personne perdait de vu la pomme en allant chercher l'échelle dans la grange. Cela ne veut pas dire qu'elle a oublié ce qu'elle devait faire, cela veut juste dire qu'elle a perdu l'envie en cours de route.

Pour donner envie, tout les moyens sont bons, plus c'est concret, mieux c'est.

Un peu de psychologie :
« Ça va faire plaisir à machin quand tu lui annoncera la nouvelle que tu as réussis le truc. Il va être trop content et sera vraiment fier de toi. »
« Imagine comment tu seras heureux d’avoir eu une vie bien remplie »

Là on voit qu'on essaye de motiver en donnant envie de faire l'acte en lui-même. On utilise pas un but artificiel.

Avec un but artificiel, il faut donner envie du truc qu'il aime de la même manière. C'est plus facile et puissant car on sait qu'il l’aime (récompense). Mais comme je l'ai dit, il peut ne plus le ressentir quand il ne l'a pas sous les yeux, ou il peut oublier au bout d'un jour et ça redevient abstrait. Bref il ne faut pas hésiter à re parler de tellement c'est génial.

Par exemple, le "cinéma". Si c'est pas assez puissant, montrez-lui les films qui se jouent en ce moment, enregistrez lui la bande annonce et à chaque fois qu'il faiblit dans la tache, redonnez lui goût à la récompense que vous aviez prévu ensemble. Inutile de rabâcher ce qu'il a à faire, il pourrait mal le prendre. Par contre, parlez que machin a été voir le film et l'a trouvé génial, parlez sur l'acteur dedans qu'il aime bien etc... Il faut juste maintenir l'envie au maximum pour que ça lui donne l'énergie suffisante pour accomplir les taches précisées.

« Émotion» = motion, mouvement, mettre en mouvement. C’est le carburant du cerveau !

Dans le cas de la pomme.
Faites lui goûter un petit bout de pomme pour donner envie, montrez lui la pomme. Aidez le, s'il a des difficultés, à lui rappeler la liste des taches (juste une fois). Au besoin, dire qu'il aura le droit à un autre bout de pomme après avoir ramené l'échelle (l'avantage c'est que le but sera moins loin et en plus ça re-stimulera l'envie).
Donnez lui envie verbalement des actes eux-mêmes avec un peu de psychologie :-)
« Whaaaw quand ils te verront avec l'échelle, les gens vont se dire que ce petit bonhomme est bien débrouillard »

C'est juste une question de ressentir l'envie, et de maintenir l'envie suffisamment longtemps pour atteindre un objectif. C'est le boulot du cortex frontal de faire ça. Et c'est cette zone du cerveau qui peut être affaiblit.

C'est pour cela que les bébés n'ont pas envie d'objet situé en dehors de leurs champs de vision pendant une certaine période ou le cortex frontal est pas encore mature. Ce n'est pas que leur jouet « préféré » n'existe plus s'ils ne le voient pas sous les yeux, c'est que quand il est pas directement sous les yeux, le bébé a des difficultés pour ressentir que ce jouet est génial mentalement, bref, il risque pas de vouloir le chercher.

Pour aider, il faut donc faire le boulot du cortex frontal a la place de la personne. C'est a dire faire resurgir et maintenir l'envie régulièrement. C’est le coach du sportif de haut niveau. Il n’y a pas de honte, c’est le fonctionnement du cerveau, autant l’utiliser à fond.

Si vous croyez aider en rappelant tout les jours à la personne : « T’as pensé à faire tel truc ? Alors t’en est ou ? », détrompez-vous. La personne va rapidement vous détester à ce rythme là, surtout si elle n’avance pas. Elle se sentira de plus en plus « bonne à rien » à chacune de vos phrases.

Par contre si vous venez la faire rêver, vous pouvez le faire autant de fois que vous voulez, vous serez toujours le bienvenu. Et tiens je t’ai apporté un t-shirt que je te donnerai quand tu auras fini. Ah, tout le monde va t’admirer quand t’aura fait le truc. T’aimerais bien gagner plein d’argent en ayant un bon boulot plus tard ? Tu pourras t’acheter une belle voiture. Tiens je t’ai découpé une photo de la dernière Ferrari, t’imagine si tu réussis tes études tu pourra peut-être te la payer… etc… Vous voyez un peu le genre ! ! Plus ça aide à rendre concret l’objectif flou, mieux c’est. Plus vous élargissez la pensée motivante en envisageant tout les aspects positifs possibles, plus elle sera puissante.

Il y a un autre aspect difficile à comprendre pour ceux qui ont envie de choses de façon naturelle.

Quand on a pas envie d'un truc simplement en détournant la tête, c'est plus facile de détourner la tête.
Ainsi, au lieu de résoudre les problèmes, ces personnes les ignorent très facilement.

Les phrases du style "tu te sentiras mieux quand tu auras fait tel corvée" ne fonctionneront donc pas du tout. Car eux ne se sentent pas mal de pas faire la corvée. Bref, au contraire, c'est vous qui passez pour la personne méchante à leur rappeler à chaque fois qu'ils sont dans une situation stressante.

Ou alors, vous pouvez donner envie par l’aspect négatif. Aidez-le à penser aux conséquences de l’absence de l’acte. (C’est exactement le même principe, mais en inversé).

Dans le cas d’un Asperger qui n’a pas envie de s’occuper de ses factures ou impôts. C’est parce qu’il a du mal a penser aux conséquences. Résultat, il ne voit que le coté corvées immédiates, il n’a pas de moteur pour agir.
Donc des phrases du style « tu vas être malheureux quand les huissiers viendront embarquer ton ordinateur » auront plus de succès.

Cependant, essayez la version positive quand c’est possible. Bien sur, le résultat est le même en agitant une carotte devant le nez ou en donnant un coup d’éperons dans les cotes mais bon… ? La vie est plus sympa si on passe son temps a penser a des trucs géniaux que si on passe son temps a penser aux catastrophes à éviter.

C’est comme le matin au réveil, il y a ceux qui se lève pour pas se faire virer du boulot et il y a ceux qui se lève pour pouvoir se goinfrer au déjeuner. Les deux méthodes fonctionnent. Si la personne ne se lève pas, c’est qu’elle ressent pas assez. Bref, mieux vaut lui mettre l’odeur des toasts grillés dans le nez que de lui crier dessus pour le dire de se lever en le traitant de fainéant.

Évitez absolument toute formule négative, ou trucs qui leur rappel qu'ils sont dans une situation stressante pour rien. Car de toute façon, le stress ne déclenchera pas d'action, donc cela va être de la souffrance inutile. Et comme ils se sentaient bien avant votre intervention, ils vont associer que c'est vous qui êtes méchant. Pas facile à comprendre quand on connaît pas le mécanisme ;-) ou alors dites prudemment un « qui c’est qui va se faire virer du boulot comme un malpropre ? » ou la version enfant : « Qui c’est qui va arriver en pyjama à l’école tellement il traîne pour se réveiller ? ? »

Donc pour aider :
- Rappelez vous l'histoire de la pomme
cela aide bien à comprendre à quel niveau on doit agir.
- Donnez et maintenez l'envie en aidant la personne a visualiser et se représenter de façon puissante.

Attention cependant à l'effet frustration. Il ne s'agit pas de s'amuser à donner envie pour un truc et que la personne ne pourra pas l'obtenir avant trois mois. Prévenez à l'avance que ça sera dans trois mois ou que ce sera pas pour tout de suite mais seulement à certaines conditions. Il faut préciser avant que la personne commence a avoir envie sinon ça revient à frustrer la personne en lui faisant miroiter un truc pour lui dire "non, tout a l'heure". Dire plutôt dans cet ordre là "tout a l'heure tu pourras avoir ça si tu as fait tel truc". La il peut commencer à regarder la fameuse récompense, mais il sait déjà que ça sera pas pour tout de suite. Donc il va éviter le mode frustration.

On retrouve nos composantes : « Tu auras cela, en faisant tel truc ». La structure de la phrase est importante car elle créé une association dans le cerveau entre l'acte et la récompense.

Ce qui fonctionne bien c’est de faire acheter un truc qu’il aura après. Il y a tout d’abord le plaisir du choix, puis cela lui donnera très envie de l’obtenir. C’est concret et donc puissant !

Cela peut être la pochette d'un disque que vous promettez. Un peu comme une coupe qu'on expose.
Vous pouvez exposer une petit livre qui lui fait envie et a coté la progression pour qu’il sache ou il en est.

Donner de l’argent, c’est pas aussi puissant qu’un objet. Je dis pas qu’il faut deviner à la place de l’enfant. Il suffit d’aller avec lui pour qu’il choisisse un truc. Ça vous fera des économies car bien souvent un objet concret est plus motivant qu’une somme d’argent. Un cd single du chanteur préféré à 30f peut être plus puissant qu’un billet de 50 francs. En plus, souvent la personne se prête au jeu, surtout si elle en tire des avantages. Pour la personne dépressive, elle a envie de s’en sortir. Bref, une petite récompense peut faire l’affaire, le tout est de réamorcer la pompe en lui indiquant un truc positif auquel penser. Ne sous-estimez pas le pouvoir du gâteau à la crème ! ! ! !

Le tout est de bien évaluer la difficulté qu'aura la personne pour obtenir le truc. Vérifier régulièrement que la personne n’a pas abandonner sa quête (signe que l'envie est plus assez fort). Si le but est loin, pensez à donner envie des sous-buts.

Il faut aussi être précis dans la définition de ce que vous attendez. Si la pensée est trop vague, l’émotion sera peu puissante.

Essayez de voir ce que vous préférez dans cette liste :

On sort ce soir ?

On va au cinéma ce soir ?

On va voir le dernier film de Steven Spielberg ce soir ?

Et si on allait voir le dernier film de Steven Spielberg et qu’après on allait boire un café, on retombera peut-être sur le couple sympa comme la dernière fois, tu te rappelle, on s’était vraiment éclaté ! !

Oh non il n’y a rien à la télé ce soir, on va encore s’ennuyer. Eh, j’ai une idée, et si on allait voir le dernier film de Steven Spielberg, il paraît qu’il y a des effets spéciaux incroyables ? mmmm un bon film avec un bon gros paquet de pop corn tout en étant l’un contre l’autre comme au début de notre mariage. On pourra aller boire un café aussi après, j’ai trop envi de retrouver un petit bar sympa comme celui ou l’on avait été l’autre jour, tu te rappelle ? Et puis ce couple trop sympathique avec qui on avait discuté pendant des heures autour d’une bière. On avait fait une farce au serveur, hihi qu’est-ce qu’on avait rigolé. La tête qu’il avait fait.


Le flou est l’ennemi du motivateur !

Certains sont des pros pour faire sortir un dépressif de la chute libre. Le tout est d’amener la personne a visualiser le maximum d’aspect positif. Vous pouvez tentez le « Ça fait longtemps qu’on a pas été au cinéma » ou le « J’en ai marre, tu veux jamais sortir » mais je suis pas sur que cela soit très efficaces…

Pour les plus grands, faites avec eux la liste de tout ce qu'ils auraient envie de faire, et après motivez-les pour leurs propres "envies" comme si vous leurs demandiez des efforts.
Ils vous seront reconnaissant car, bien souvent, ils ont des projets mais arrivent pas a se motiver et regrette beaucoup de pas les faire, ils finissent par les abandonner. Donc si vous les motivez pour leurs propres projets, ils vous seront reconnaissant car vous les aurez aidé a faire ce qu'ils ont vraiment "envie".

Vérifiez aussi la durée de chute d'une envie. Exemple, si je vois pas des amis pendant 1 semaine, je perds l'envie de les voir alors que je sais rationnellement que c'est mes meilleurs amis. Donc si vous savez qu'il s'amuse bien avec certaines personnes. Pensez a lui redonner envie (évocation de souvenirs etc...) régulièrement pour qu'il pense derrière à téléphoner. (Ne faites pas l'erreur de lui rappeler de téléphoner aux gens, on va retomber dans le cas que j'expliquais, c'est comme si on lui rappelait de faire une corvée sans intérêt, surtout s'il déteste le téléphone == il faut simplement lui faire retrouver l'envie de voir ses amis, qu'il se rappelle et ressente combien il s'amusait avec eux, et là, il pensera de lui-même à téléphoner et cela ne sera plus du tout une corvée !!).

Pareil pour ce qui concerne l’invitation des gens ou pour aller les voir. Sur le moment j'ai pas envie, et je vois donc que les contraintes (trajet, téléphone, préparer un repas, prévenir etc...) Mais quand j'y suis, je suis bien content d'y être !!! Donc c'est juste une question de me donner envie suffisamment fort malgré que ce soit un but pas immédiat !

Si on me demande, tu veux venir chez machin ? ils t’ont invité. Réponse : euh non merci, en plus il pleut !
Suffit juste de me coller une photo sous le nez et de me faire resurgir le souvenir de la dernière fois. C’est là que ça coince. Le nom de la personne est pas suffisant pour faire resurgir sa tronche, les souvenirs du vécu etc.…
C’est comme si on me demandait, tu veux faire trente bornes pour aller voir quelqu'un ? Ma réponse sera BOF.

J’essaye de faire un effort pour me forcer à visualiser et à me rappeler les dernières fois. Mais ça m’épuise. Quand je suis en forme, ça va, mais sinon j’ai du mal. Et pis pourquoi se forcer à penser à un truc alors que pour l’instant, j’en ai pas envie. C’est un peu le paradoxe de la motivation. Le dépressif sait très bien comment faire pour se motiver (il y a des très bons livres sur le sujet), mais pour se motiver, il faut avoir envie de se motiver pour quelque chose… On tourne en rond ! !

C'est pour cela que j’ai dis que c'était important de noter sur le moment même ce que la personne aime. Car si on demande après, elle aimera rien du tout. Bref si la personne s'est bien amusé à une soirée, prendre le temps de ramener un souvenir évocateur, de noter ce qui s'est passé brièvement avec quelques anecdotes, des photos etc... Le menu si la personne a des bons souvenirs en bouffe (utiliser les modalités sensoriels qui réveilleront le mieux l'émotion). Il suffit pas de grand chose, une page d'un cahier par amis. Et hop, on ressort le livre pour donner envie facilement. Il faut comprendre aussi que la personne ne ressortira pas le livre de lui-même... Il faudrait qu'il ait envie de se donner envie, hihihi ;-)

Mais simplement avoir un petit annuaire avec l’adresse de la personne, son téléphone et une photo, ça peut déjà motiver pas mal la personne à donner de ses nouvelles. Ça lui réveillera l’envie de passer un petit coup de fil. Sinon les noms et téléphones restent au niveau abstrait du type « simple information ». Cela suscite rien.


On peut remarquer que toutes ces techniques marchent aussi sur les gens dans la vie courante, si un de vos amis a envie d'abandonner un truc, il a peut-être juste besoin qu'on lui redonne envie de ce qu'il voulait. C'est vrai que les contraintes peuvent finir par nous dégoûter de l'atteindre. Quand vous voulez que quelqu'un vous accompagne ou vous rende un service, au lieu de lui demander, prenez pas de risque, donner lui envie directement ! !

Pour finir, comme je ne me contente pas de donner des conseils sans les appliquer moi-même, je vais donc vous donner envie de les appliquer puisque ça fait trois pages que j’explique que c’est cela l’essentiel :-)

TADAM ! ! !

Pensez au sourire de votre enfant quand, grâce à vous, il aura accompli des choses dont il est très fier.

Marre de voir votre enfant ou conjoint tiré la tronche toute la journée ? ? Ah si vous pouviez rallumé l’étincelle dans leurs yeux. Leur faire retrouver la joie de vivre… Mais, mais mais ! ! Vous POUVEZ ! ! Toute la marche à suivre est dans ce message !

Blouf, glandouilleur de chez Fainéant depuis 20 ans a réussi à s’en sortir grâce à cette méthode. Tous s’étaient accordé pour dire que le cas de M. Blouf était désespéré. Il etait bien parti pour rater sa vie. Un jour, Blouf est tombé sur ce message. Il l’a lu. Ce simple geste à transformer sa vie du jour au lendemain. Il s’en est tellement bien sorti que depuis, il dirige maintenant une des plus grosses sociétés de France (pas encore mais j’ai bonne espoir ;-).

Hihihi, bon vous avez comprit le principe ;-) Vous pourrez remarquer que ce genre de discours n’est pas nouveau ! il faut croire que certains connaissent déjà la technique, alors restez pas sur le bord de la route.


La méthode 1-2-3
Marie-Andrée

Quand l'enfant fait quelque chose qui dérange, exemple : il cours dans la maison, on lui dit :" on ne court pas dans la maison, c'est 1 ."
Évidemment, il recommence, on ne répète pas la phrase au complet... c'est le but... éviter de répéter... on dit seulement... "c'est 2 "...  et il repart à courir....  et voilà...  c'est 3...
5 minutes dans ta chambre... c'est un arrêt d'agir.
Au bout de 5 minutes, il revient et on évite de discuter du sujet pour lequel l'enfant à été retiré de la circulation ( si ce n'est pas un acte grave, bien sûr).
La vie reprend son cours... et après 2 ou3 utilisation de cet arrêt d'agir, on s'arrête bien souvent à 1.


Utiliser le jetons pour aider votre enfant à se prendre en charge
Liette

Vous connaissez sûrement toutes le principe du calendrier et bien c'est un peu la même principe.
Vous donnez 6 jetons par semaine à votre enfant et vous faites une liste avec lui.
Il faut écrire en haut de la page les 3 choses que l'on demande à son enfant pour la semaine.
Exemple :
1. Accrocher chaque jour son manteau au porte manteau
2. Débarrasser son assiette après avoir terminé de manger
3. Eteindre la lumière en quittant la salle de bain.

Ensuite on fait avec lui une liste des choses qu'il aimerait avoir.
Si il lui reste 6 jetons à la fin de la semaine il demande de jouer à la playstation pendant le week-end.
Si il lui en reste 5 il a le droit de regarder un film avec pop-corn
4 etc.
Quand l'enfant ne fait pas ce qu'on lui a demandé on lui enlève un jeton etc.

Le principe des jetons est bon car concret. Quand il faut que l'enfant donne un jeton il voit sa demande partir mais s'ill garde ses jetons il a droit à ce qu'il a demandé et il est content et fier de lui.
Pour moi ce principe a changé beaucoup de choses et maintenant si j'oublie c'est Maxime qui me le dit.

Voir aussi: 18 façons de rendre un système de jetons plus efficace avec les ADHD. Cliquez ici pour lire l'article