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Pour les enseignants

C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître.

Albert Einstein


Pour vous procurer le guide TDA/H et scolarité cliquez ici.
Vous y trouverez de nombreux outils pratiques pour vous aider, vous enseignant, à faire face au TDA/H dans votre classe.


Allumeur de réverbère : un brillant métier, toujours d’actualité

« Un enseignant peut changer la vie de quelqu'un. Peu de gens ont ce pouvoir. Il peut être un allumeur de réverbères, comme il peut être un éteignoir », écrivait Stéphane Laporte.

Allumer un réverbère, c’est tout un art, il faut pouvoir hisser sa flamme, la flamme de toute sa pédagogie, de toute sa psychologie, de toute sa bienveillance aussi, à la hauteur de l’enfant afin de le faire briller de mille feux. Et parfois, malgré qu’il hisse sa flamme, le réverbère tarde à s’allumer ou ne s’allume pas. Vient alors le moment du doute « suis-je un bon allumeur de réverbère ou est-ce ce réverbère qui est franchement mauvais ; au point où je risque de vouloir me passer de l’éclat de sa lumière ? ». Mais ignorer ce réverbère plonge aussi tout ce qui l’entoure dans la triste pénombre.

Le moment de doute passé, il faut se rappeler qu’un allumeur de réverbère ne fait pas que porter une flamme, il a un minimum de capacités techniques pour se tirer d’embarras en cas de panne. Cela peut être une arrivée d’air obstruée, un bec de gaz déglingué…Pour les élèves, cela peut-être toute une palette de troubles plus ou moins visibles ; il y en a tant qui sont répertoriés actuellement que l’allumeur de réverbère peut parfois se sentir dépassé parce que, pense-t-il, il n’a ni les outils ni les formations nécessaires : « je ne suis pas psychologue ou logopède... » diront même certains.

Dans la caisse à outils de l’allumeur de réverbères, il en est un qui va rendre accessible et efficace tous les autres outils, cet outil s’appelle la bienveillance.

Je me souviens de cet instituteur qui, avec une infinie patience, m’a invité chez lui durant les congés scolaires pour organiser avec un autre écolier en difficulté, un rattrapage en mathématiques. Je me souviens, de ce professeur de français et des félicitations dont il m’a gratifié lors d’une dissertation, moi qui me sentais si différent des autres, même si bête à côté d’eux, c’est « ma composition » qui était prise en exemple. Peut-être que si cet allumeur de réverbère ne m’avait pas fait briller aux yeux des autres… et à mes yeux, vous ne liriez pas ces lignes aujourd’hui. Je me souviens également de ce professeur de technique qui nous faisait une telle confiance que même durant un examen de finalité où il nous aurait suffi de nous retourner pour voir la réponse sur une affiche au fond de la classe, nous ne l’avons pas fait, parce qu’il nous a dit « j’ai confiance en vous ». C’est aussi grâce à la bienveillance de cet enseignant que je faisais un effort de calligraphie pour lui rendre mes devoirs d’étudiant, moi qui, quasi toute ma vie d’élève a reçu une mention dans la marge « soin ! ». C’est peut-être tout ça qu’on appelle les compétences transversale d’un enseignant.

Dans l’asbl où je suis bénévole, j’entends, encore régulièrement, des plaintes de parents parce que les aménagements raisonnables ne sont pas appliqués pour leur enfant en difficulté scolaire. Ceux-ci sont considérés par certains comme un privilège, comme une incitation à ne plus faire d’efforts, comme un nivellement par le bas ; parfois aussi, les enseignants pensent ne pas avoir les compétences nécessaires pour gérer et l’enfant en difficulté, et la classe. Pourtant, une seule compétence est primordiale, c’est celle de l’accueil bienveillant de la différence ; malgré les difficultés, elle ouvre les portes à toute autre compétence pédagogique. Je connais des classes ou durant les cours, un enfant hyperactif peut triturer une boule de plasticine pour répondre à son besoin de bouger ; durant un contrôle, disposer d’un casque sur les oreilles pour éviter d’être distrait par les bruits environnants… des petits aménagements qui simplifient la vie de chacun, et qui sommes toutes, sont comme l’œuf de Christophe Colomb « il suffisait d’y penser ».

C’est par tous ces petits gestes du quotidien appliqués avec bienveillances que l’allumeur de réverbère peut faire briller son élève de mille feux. Et nous qui ne sommes pas enseignants, c’est par nos attentions bienveillantes chacun envers chacun que nous pouvons illuminer notre village.

André, bénévole à l'asbl TDA/H Belgique


 

 


- Plan de Match TDA/H : Voir le document

- L'enseignant face à l'enfant hyperactif : Voir la présentation

- 50 trucs pour la gestion académique du TDA/H : http://tdahbe.wordpress.com/2012/05/21/les-50-trucs-pour-la-gestion-academique-du-deficit-dattention/

- Comment dépister et aider un enfant atteint de TDA/H : Voir le document

- Viser le succès : Enseigner aux élèves ayant un TDA/H : Lire l'article

Comment aider efficacement un enfant souffrant de TDA/H en classe ? Lire le mémoire de Céline Deward

- Conseils pour améliorer les processus de concentration et de mémorisation chez les adolescents atteints de TDA/H. Par Nicole Laporte, logopède universitaire à orientation neuropsychologique. Voir le pdf

- Ce que tout professeur devrait savoir : Lire l'article

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Elèves« Dys », TDA/H, HP… : au-delà des discours, quels outils pour les enseignants et les professionnels de la santé ? : cliquez ici


Carnet de contact afin de faciliter le dialogue entre les parents, l’enfant et l’enseignant-e
Outil réalisé par par un groupe de parents d'enfants atteints de TDA/H en collaboration avec l'asbl Femmes Prévoyantes Socialistes. Il s'agit d'un carnet de liaison parents enseignants destiné à faciliter la vie des enfants atteints de TDA/H. Cliquez ici pour voir le pdf



Les livres "TDA/H à l'école" et Vivre le TDA/H à l'école peuvent être commandés

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Tout au long de sa scolarité, l’élève atteint de TDA/H aura besoin du regard bienveillant de ses enseignants mais aussi d’un accompagnement pédagogique adapté et évolutif.


Voici un lien vers les outils pratiques qui se trouvent dans ce livre : http://mfs.plantyn.com/fc/TDHA/TDA-H%20outils%20pour%20le%20site.pdf




Voici une lettre écrite par un jeune garçon atteint de TDA/H à sa maitresse d'école... à méditer...

Chère Madame.... ,

Je suis très sensible.  Je fais beaucoup d'efforts mais vous ne le savez pas.  
Je prends mon médicament tous les jours le matin. 
Ca m''aide beaucoup à me concentrer.  
Vendredi dernier je l'avais oublié.

Quand je l'oublie j'entends tout, je vois tout et je ressens tout en même temps.  
Tout se mélange dans ma tête.  
Si vous criez je suis tout mélangé aussi dans mes sentiments.  
Ca me stresse beaucoup et j'ai envie de partir mais je ne peux pas.

L'après midi l'effet de mon médicament est parti.  
Si je gigote et je n'écoute pas ce n'est pas la peine de me crier dessus puisque ca ne sert a rien et c'est pire dans mes sentiments après.  
J'essaye très fort de me contrôler mais je n'y arrive pas.

Parfois je ne comprends pas ce que vous dites.  
Vous demandez si on a compris et je dis non mais vous n'entendez pas.  
Plus tard je viens vous demander et vous criez avec moi : « Mais Samuel, tu n'as pas compris, tu n'as pas bien écouté !»  
J'ai écouté mais je n'ai pas bien compris.  
J'ai honte devant les autres et j'ai encore plus peur.  
Alors je pleure dans mon coeur mais je ne le montre pas parce que j'ai peur d'avoir encore plus honte.

Je voudrais bien arrêter de faire tout ca et je pleure tous les soirs à cause de ca.  Parce que je voudrais bien me comporter correctement.

Parfois, quand je suis très énervé l'après midi je prend de la grande respiration. 5 fois.  Ca me calme.    
S'il vous plait, vous devez aussi faire ca.  Je peux vous montrer.  Respirez avec le nez et soufflez avec la bouche lentement et profondément.  Pas de l'air
des cigarettes, ca vous rend en colère et c'est pas bon pour vous.

S'il vous plait ne me faites pas peur.  J'ai envie d'aller dans les bras de ma maman quand vous criez et je ne pense plus qu'à ca alors je ne peux plus travailler.

Samuel


Comment enseigner à un ado hyperactif ?
Témoignage publié avec l'autorisation d'Hélène, enseignante au Québec.

Je suis une enseignante en adaptation scolaire avec des élèves âgés de 12 ou 13 ans. Quand un enfant hyperactif se retrouve dans ma classe, voici comment je procède. Tout d'abord, je cherche avec lui (ou elle) des solutions pour que tout le monde soit plus heureux : lui, moi et...les autres enfants. Je demande aussi aux autres enfants de proposer des solutions "généreuses, respectueuses et réalistes" Souvent, on a tendance à négliger de demander aux personnes concernées de chercher avec nous les solutions.

L'endroit où se trouve l'enfant dans la classe est très important. J'ai remarqué qu'il était efficace de lui suggérer de se déplacer souvent dans une journée. Tout près de moi, avec des moments un peu à l'écart du groupe au fond de la classe ( ceci pour des courts laps de temps, afin de prendre un recul et de se calmer). Quand l'enfant sent qu'il va mieux, il reprend de lui-même l'endroit où il se sent le mieux. Je crois qu'au centre de la classe est le pire endroit. Également, je lui suggère de faire des petites promenades à l'extérieur de la classe. C'est vraiment très aidant.

Jouer ou pas avec des objets? Parfois, il faut exiger une attention parfaite, d'autres fois, il est préférable de laisser un peu de liberté...C'est une question de bon sens. Chose certaine, il ne faut pas hésiter à avoir une approche différente.

Lorsque c'est bien expliqué aux autres enfants, ceux-ci deviennent très compréhensifs et acceptent que les règles soient différentes. Après tout, n'est-ce pas cela "accepter les différences".

Évidemment, il nous faut être très ferme (surtout au niveau du respect exigé envers les autres) et surtout être très constant.

Nous devons exiger réparation lorsqu'il y a faute...mais une réparation qui inclura la construction d'une image positive de sa propre personne. ( par exemple, faire un dessin du geste positif en se dessinant lui-même en interaction positive avec ses camarades, un poème sur l'amitié, le partage, etc.) Pour un élève de 17 ans, il peut s'agir d'une réflexion écrite mais cela ne doit pas être humiliant pour lui de partager devant le groupe. Il est peut-être préférable que ce soit en individuel ou en petit groupe.

Je crois que le plus important est de lui démontrer une grande empathie : il est essentiel qu'il se sente aimé et apprécié dans ses forces. Avec une bonne estime de lui-même, il fera beaucoup d'efforts pour trouver des solutions à son bonheur et à celui de ceux et celles qui l'entourent. Je crois qu'il est essentiel d'avoir toujours à l'esprit qu'un enfant ou un adolescent hyperactif s'épuise plus facilement qu'un autre et nous devons diminuer les exigences face à la tâche afin de respecter son rythme.

Je sais que vous parler d'un jeune adulte mais je crois que cette approche est valable pour tous les âges. En discutant avec votre élève, vous trouverez "ensemble" des stratégies gagnantes. Je crois qu'être enseignant ( comme être parent) c'est beaucoup plus facile quand on décide de faire équipe. Écouter les besoins de l'autre, exprimer ses propres besoins et chercher des solutions où tout le monde est gagnant.

J'allais oublié de parler de 3 ingrédients bien importants : le sourire, le calme et l'humour. En fait, si comme enseignante, je m'organise pour être bien dans ma peau, pour être heureuse "avec" l' enfant; il fera de même pour sa propre personne car les enfants nous imitent.

J'ai une approche très égoïste : je veux qu'enseigner soit agréable, je veux m'amuser, rire, me donner à fond dans des projets et "découvrir" avec les enfants. Je veux aussi que chacun d'eux se sente heureux car je me sens bien lorsque je suis entourée de gens heureux. Lorsque je demande aux enfants de trouver des solutions pour le bonheur de tous, je n'oublie surtout pas de leur parler du mien! Et je cherche moi aussi, mais pas toute seule...

Au plaisir,
Hélène


La motivation et les comportements...


Mais comment reconnaître ces enfants non motivés ?

On peut les reconnaître de plusieurs manières et surtout en observant certains comportements.
En voici quelques-uns :

-Poser des questions sur des connus pour montrer son intérêt.
-Attribuer l’échec à un manque de capacités.
-Avoir une faible opinion de ses capacités.
-Ne pas prendre de risques pour ne pas montrer les limites de ses capacités intellectuelles.
-Abandonner facilement.
-Ne pas persister face à un obstacle.
-Prétendre qu’il n’y a rien à faire et ne pas vouloir essayer.
-Affirmer ne pas être fait pour telle ou telle tâche.
-Éviter l’échec en refusant de répondre ou en commettant une drôlerie.
-Se vanter de ne pas travailler ou de ne pas avoir étudié.
-Affirmer à ses pairs de ne pas avoir étudié alors que des efforts sérieux ont été faits.
-Se sentir coupable de ne pas avoir fait d’efforts.
-Feindre l’attention en donnant l’impression de travailler et de réfléchir.
-S’autopunir après un échec.
-Être anxieux et nerveux à l’approche d’un examen.
-Être rêveur en classe et songer à toute autre chose.
-Être dérangeant et indiscipliné.
-Ne s’intéresser qu’aux questions d’examens en demandant à l’enseignant si tel ou tel contenu sera dans l’examen.
-Trouver des excuses pour des travaux non faits.
-Ridiculiser les efforts des autres.
-Montrer en épingle et magnifier les résultats des autres.
-N’étudier que pour l’examen.
-Affirmer n’avoir étudié qu’à la dernière minute.
-Avoir de faibles attentes en affirmant qu’obtenir la note de passage sera déjà beaucoup.

sources: http://jafar.uqar.uquebec.ca/technoeduc/aut97/enberr01/index.html



La motivation et les stratégies

Plusieurs stratégies sont importantes afin que l’élève apprenne à identifier ses forces et à relever des défis par rapport à celles-ci.

Stratégies pour motiver l'élève à s'engager

- Installer dans la classe une boîte à lettres qui servira autant à l’enseignante qu’aux élèves.

- Inviter les élèves à verbaliser leurs attentes à l’égard de leur enseignante.

- Proposer des outils d’auto-évaluation des comportements.

- Construire, avec les élèves, un tableau de responsabilités.

- Habituer les élèves à se donner des rôles à l’intérieur d’une équipe.

- Proposer aux élèves une banque de devoirs développementaux.


Stratégies pour motiver l'élève à participer


- Préciser les tâches par des consignes courtes, claires et graduées.

- Animer l’agenda pour développer chez les élèves l’habileté à gérer cet outil.

- Aider les élèves à développer leur style d’apprentissage .

- Écrire le menu du cours ou de la journée au tableau.

- Préciser les critères d’évaluation au moment où l’on présente la tâche d’évaluation.

- Modifier l’aménagement physique pour le rendre plus ouvert, interactif et participatif.


La motivation et les interventions possibles...

- Faire verbaliser à chaque élève ce qu’il ou elle réussit et consigner ses réussites dans un cahier personnel ou un cahier de bord pour la classe que l’on pourrait intitulé : « Nos réussites » ou « Je suis capable de... ».

- Toujours comparer l’élève à lui-même et non aux autres : cela renforce l’image de soi au lieu de le dévaloriser.

- Avoir en tête ou avoir consigné dans un cahier des expériences de progrès afin d’arriver avec des preuves concrètes pour l’élève qui se décourage ou qui se dévalorise facilement.

- Miser sur le moindre petit succès, car c’est déjà un pas vers l’avant...même s’il est petit !

- Renforcer et encourager le moindre petit succès, qu’il soit scolaire ou comportemental : renforcement social, verbal, non-verbale, affectif.

- Faire voir à l’élève son cheminement, ses acquis, etc.

- Donner à l’élève un prochain défi réaliste (en matière de comportement ou d’apprentissage, ou les deux).

- Amener l’élève à se fixer un prochain défi, un objectif personnel.




La fédération Wallonie-Bruxelles a mis un outil en ligne qui vous aidera dans la gestion du PIA de vos élèves .