Pour les enseignants
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C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître.
Albert Einstein
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Vous y trouverez de nombreux outils pratiques pour vous aider, vous enseignant, à faire face au TDA/H dans votre classe.
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Nouveau livre : Vivre le TDA/H à l’école
Auteurs : Pascale De Coster, Valentine Anciaux
ISBN: 978-2-8010-5050-7
Tout au long de sa scolarité, l’élève atteint de TDA/H aura besoin du regard bienveillant de ses enseignants mais aussi d’un accompagnement pédagogique adapté et évolutif.
Ce nouvel opus se veut une boîte à outils pour les professionnels de l’éducation.
Pour le commander : http://www.plantyn.com/shop/pt-fr/vivre-le-tda-h-%C3%A0-l%C3%A9cole

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- L'enseignant face à l'enfant hyperactif : Voir la présentation
- Comment dépister et aider un enfant atteint de TDA/H : Voir le document
- Viser le succès : Enseigner aux élèves ayant un TDA/H : Lire l'article
- Comment aider efficacement un enfant souffrant de TDA/H en classe ? Lire le mémoire de Céline Deward
- Conseils pour améliorer les processus de concentration et de mémorisation chez les adolescents atteints de TDA/H.
Par Nicole Laporte, logopède universitaire à orientation neuropsychologique. Voir le pdf
- Ce que tout professeur devrait savoir : Lire l'article
- Enseignement spécialisé : Voir la présentation
- Soutien à l'enseignant pour faciliter l'intégration: Voir la présentation
- La perception de l’élève de la qualité de la relation avec son enseignant et le risque de décrochage Voir la présentation
Carnet de contact afin de faciliter le dialogue entre les parents, l’enfant et l’enseignant-e.
Outil réalisé par par un groupe de parents d'enfants atteints de TDA/H en collaboration avec l'asbl Femmes Prévoyantes Socialistes. Il s'agit d'un carnet de liaison parents enseignants destiné à faciliter la vie des enfants atteints de TDA/H.
Cliquez ici pour voir le pdf
Voici une lettre écrite par un jeune garçon atteint de TDA/H à sa maitresse d'école... à méditer...
Chère Madame.... ,
Je suis très sensible. Je fais beaucoup d'efforts mais vous ne le savez pas.
Je prends mon médicament tous les jours le matin.
Ca m''aide beaucoup à me concentrer.
Vendredi dernier je l'avais oublié.
Quand je l'oublie j'entends tout, je vois tout et je ressens tout en même temps.
Tout se mélange dans ma tête.
Si vous criez je suis tout mélangé aussi dans mes sentiments.
Ca me stresse beaucoup et j'ai envie de partir mais je ne peux pas.
L'après midi l'effet de mon médicament est parti.
Si je gigote et je n'écoute pas ce n'est pas la peine de me crier dessus puisque ca ne sert a rien et c'est pire dans mes sentiments après.
J'essaye très fort de me contrôler mais je n'y arrive pas.
Parfois je ne comprends pas ce que vous dites.
Vous demandez si on a compris et je dis non mais vous n'entendez pas.
Plus tard je viens vous demander et vous criez avec moi : « Mais Samuel, tu n'as pas compris, tu n'as pas bien écouté !»
J'ai écouté mais je n'ai pas bien compris.
J'ai honte devant les autres et j'ai encore plus peur.
Alors je pleure dans mon coeur mais je ne le montre pas parce que j'ai peur d'avoir encore plus honte.
Je voudrais bien arrêter de faire tout ca et je pleure tous les soirs à cause de ca. Parce que je voudrais bien me comporter correctement.
Parfois, quand je suis très énervé l'après midi je prend de la grande respiration. 5 fois. Ca me calme.
S'il vous plait, vous devez aussi faire ca. Je peux vous montrer. Respirez avec le nez et soufflez avec la bouche lentement et profondément. Pas de l'air
des cigarettes, ca vous rend en colère et c'est pas bon pour vous.
S'il vous plait ne me faites pas peur. J'ai envie d'aller dans les bras de ma maman quand vous criez et je ne pense plus qu'à ca alors je ne peux plus travailler.
Samuel
Comment enseigner à un ado hyperactif ?
Témoignage publié avec l'autorisation d'Hélène, enseignante au Québec.
Je suis une enseignante en adaptation scolaire avec des élèves âgés de 12 ou 13 ans. Quand un enfant hyperactif se retrouve dans ma classe, voici comment je procède. Tout d'abord, je cherche avec lui (ou elle) des solutions pour que tout le monde soit plus heureux : lui, moi et...les autres enfants. Je demande aussi aux autres enfants de proposer des solutions "généreuses, respectueuses et réalistes" Souvent, on a tendance à négliger de demander aux personnes concernées de chercher avec nous les solutions.
L'endroit où se trouve l'enfant dans la classe est très important. J'ai remarqué qu'il était efficace de lui suggérer de se déplacer souvent dans une journée. Tout près de moi, avec des moments un peu à l'écart du groupe au fond de la classe ( ceci pour des courts laps de temps, afin de prendre un recul et de se calmer). Quand l'enfant sent qu'il va mieux, il reprend de lui-même l'endroit où il se sent le mieux. Je crois qu'au centre de la classe est le pire endroit. Également, je lui suggère de faire des petites promenades à l'extérieur de la classe. C'est vraiment très aidant.
Jouer ou pas avec des objets? Parfois, il faut exiger une attention parfaite, d'autres fois, il est préférable de laisser un peu de liberté...C'est une question de bon sens. Chose certaine, il ne faut pas hésiter à avoir une approche différente.
Lorsque c'est bien expliqué aux autres enfants, ceux-ci deviennent très compréhensifs et acceptent que les règles soient différentes. Après tout, n'est-ce pas cela "accepter les différences".
Évidemment, il nous faut être très ferme (surtout au niveau du respect exigé envers les autres) et surtout être très constant.
Nous devons exiger réparation lorsqu'il y a faute...mais une réparation qui inclura la construction d'une image positive de sa propre personne. ( par exemple, faire un dessin du geste positif en se dessinant lui-même en interaction positive avec ses camarades, un poème sur l'amitié, le partage, etc.) Pour un élève de 17 ans, il peut s'agir d'une réflexion écrite mais cela ne doit pas être humiliant pour lui de partager devant le groupe. Il est peut-être préférable que ce soit en individuel ou en petit groupe.
Je crois que le plus important est de lui démontrer une grande empathie : il est essentiel qu'il se sente aimé et apprécié dans ses forces. Avec une bonne estime de lui-même, il fera beaucoup d'efforts pour trouver des solutions à son bonheur et à celui de ceux et celles qui l'entourent. Je crois qu'il est essentiel d'avoir toujours à l'esprit qu'un enfant ou un adolescent hyperactif s'épuise plus facilement qu'un autre et nous devons diminuer les exigences face à la tâche afin de respecter son rythme.
Je sais que vous parler d'un jeune adulte mais je crois que cette approche est valable pour tous les âges. En discutant avec votre élève, vous trouverez "ensemble" des stratégies gagnantes. Je crois qu'être enseignant ( comme être parent) c'est beaucoup plus facile quand on décide de faire équipe. Écouter les besoins de l'autre, exprimer ses propres besoins et chercher des solutions où tout le monde est gagnant.
J'allais oublié de parler de 3 ingrédients bien importants : le sourire, le calme et l'humour. En fait, si comme enseignante, je m'organise pour être bien dans ma peau, pour être heureuse "avec" l' enfant; il fera de même pour sa propre personne car les enfants nous imitent.
J'ai une approche très égoïste : je veux qu'enseigner soit agréable, je veux m'amuser, rire, me donner à fond dans des projets et "découvrir" avec les enfants. Je veux aussi que chacun d'eux se sente heureux car je me sens bien lorsque je suis entourée de gens heureux. Lorsque je demande aux enfants de trouver des solutions pour le bonheur de tous, je n'oublie surtout pas de leur parler du mien! Et je cherche moi aussi, mais pas toute seule...
Au plaisir,
Hélène
La motivation et les comportements...
Mais comment reconnaître ces enfants non motivés ?
On peut les reconnaître de plusieurs manières et surtout en observant certains comportements. En voici quelques-uns :
-Poser des questions sur des connus pour montrer son intérêt.
-Attribuer l’échec à un manque de capacités.
-Avoir une faible opinion de ses capacités.
-Ne pas prendre de risques pour ne pas montrer les limites de ses capacités intellectuelles.
-Abandonner facilement.
-Ne pas persister face à un obstacle.
-Prétendre qu’il n’y a rien à faire et ne pas vouloir essayer.
-Affirmer ne pas être fait pour telle ou telle tâche.
-Éviter l’échec en refusant de répondre ou en commettant une drôlerie.
-Se vanter de ne pas travailler ou de ne pas avoir étudié.
-Affirmer à ses pairs de ne pas avoir étudié alors que des efforts sérieux ont été faits.
-Se sentir coupable de ne pas avoir fait d’efforts.
-Feindre l’attention en donnant l’impression de travailler et de réfléchir.
-S’autopunir après un échec.
-Être anxieux et nerveux à l’approche d’un examen.
-Être rêveur en classe et songer à toute autre chose.
-Être dérangeant et indiscipliné.
-Ne s’intéresser qu’aux questions d’examens en demandant à l’enseignant si tel ou tel contenu sera dans l’examen.
-Trouver des excuses pour des travaux non faits.
-Ridiculiser les efforts des autres.
-Montrer en épingle et magnifier les résultats des autres.
-N’étudier que pour l’examen.
-Affirmer n’avoir étudié qu’à la dernière minute.
-Avoir de faibles attentes en affirmant qu’obtenir la note de passage sera déjà beaucoup.
sources: http://jafar.uqar.uquebec.ca/technoeduc/aut97/enberr01/index.html
La motivation et les stratégies...
Stratégies pour motiver l’élève à s’engager et à participer en classe. Plusieurs stratégies sont importantes afin que l’élève apprenne à identifier ses forces et à relever des défis par rapport à celles-ci. Voici des exemples qui peuvent être utilisés en classe :
STRATÉGIES POUR MOTIVER L’ÉLÈVE À S’ENGAGER :
Installer dans la classes une boîte à lettres qui servira autant à l’enseignante qu’aux élèves.
Inviter les élèves à verbaliser leurs attentes à l’égard de leur enseignante.
Proposer des outils d’auto-évaluation des comportements.
Construire, avec les élèves, un tableau de responsabilités.
Habituer les élèves à se donner des rôles à l’intérieur d’une équipe.
Proposer aux élèves une banque de devoirs développementaux.
STRATÉGIES POUR MOTIVER L’ÉLÈVE À PARTICIPER :
Préciser les tâches par des consignes courtes, claires et graduées.
Animer l’agenda pour développer chez les élèves l’habileté à gérer cet outil.
Aider les élèves à développer leur style d’apprentissage .
Écrire le menu du cours ou de la journée au tableau.
Préciser les critères d’évaluation au moment où l’on présente la tâche d’évaluation.
Modifier l’aménagement physique pour le rendre plus ouvert, interactif et participatif.
La motivation et les interventions possibles...
Plusieurs interventions sont proposées pour amener la motivation en classe.
Premièrement , la signifiance de l’apprentissage est moyen d’intervention important pour augmenter la motivation dans la classe. Expliquer le quoi, le quand, le comment et le pourquoi d’une manière ou d’une tâche s’est avéré positif.
Voici d’autres interventions favorisant la motivation de l’élève :
Faire verbaliser à chaque élève ce qu’il ou elle réussit et consigner ses réussites dans un cahier personnel ou un cahier de bord pour la classe que l’on pourrait intitulé : « Nos réussites » ou « Je suis capable de... ».
Toujours comparer l’élève à lui-même et non aux autres : cela renforce l’image de soi au lieu de le dévaloriser.
Avoir en tête ou avoir consigné dans un cahier des expériences de progrès afin d’arriver avec des preuves concrètes pour l’élève qui se décourage ou qui se dévalorise facilement.
Miser sur le moindre petit succès, car c’est déjà un pas vers l’avant...même s’il est petit !
Renforcer et encourager le moindre petit succès, qu’il soit scolaire ou comportemental : renforcement social, verbal, non-verbale, affectif.
Faire voir à l’élève son cheminement, ses acquis, etc.
Donner à l’élève un prochain défi réaliste (en matière de comportement ou d’apprentissage, ou les deux).
Amener l’élève à se fixer un prochain défi, un objectif personnel.
De plus, le retour sur les apprentissages est une autre intervention possible. Certains appellent cette notions le réinvestissement. Cela permet aux élèves de faire un retour sur la matière qu'ils ont appris et de pouvoir quantifier les notions qu’ils ont vues dans la journée, dans la semaine ou dans l’étape qu’ils viennent de terminer.
Mis à jour (Lundi, 07 Mai 2012 08:21)



