Femmes et TDA/H


dernière mise à jour 4 août 2009

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Les femmes et le TDA/H

Kathleen Nadeau et Patricia Quinn (Traduction libre ML.F. pour TDA/H Belgique

La plupart des publications et des recherches portant sur le TDA/H concernent les hommes car on considère qu'ils représentent jusqu'à 80 % des personnes souffrant de TDA/H. A l'heure actuelle, de plus en plus de femmes sont diagnostiquées car on est plus attentif aux formes non-hyperactives du TDA/H. Les cliniciens spécialisés dans la prise en charge d'adultes ont mis en évidence un pourcentage plus élevés de femmes que ce que rapportent les praticiens prenant en charge des enfants souffrant de TDA/H. Cette évolution suggère que les filles qui dépendent des parents et des enseignants pour les diriger vers une prise en charge sont sous-diagnostiquées.

Les femmes qui pensent souffrir de TDA/H doivent faire face à un fameux défi pour obtenir un diagnostic fiable. Les professionnels qui sont habitués à diagnostiquer des hommes souffrant de TDA/H sont enclins à minimiser, ne pas prendre en compte ou mal diagnostiquer le TDA/H au féminin. Comme elles ont tendance à être moins hyperactives, moins provocatrices, plus « dociles » and plus enclines à être dépressives, elles sont plus difficiles à diagnostiquer. Le mauvais diagnostic le plus fréquent est la dépression. Le diagnostic de dépression est souvent correct mais la co-morbidité du TDA/H est souvent négligée.

Mis à part le TDA/H, le niveau d'activité des garçons est généralement plus élevé que celui des filles. De la même manière, la tendance à présenter des comportements physiques agressifs est plus élevée chez les garçons. Il est donc logique que l'hyperactivité et l'agressivité varient selon le sexe. La structure des relations sociales est également très différente avec une prédominance de la coopération et de la communication verbale dans les relations fille-fille alors que les activités physiques et l'établissement de relations de dominance sont prépondérants dans les relations garçon-garçon. En reconnaissant une propension à la communication verbale chez les filles, il semble raisonnable que l'hyperactivité au féminin s'exprime via la verbalisation plutôt que des mouvements physiques. Les filles sont sensées, et ce depuis leur plus jeune âge, se maîtriser, être gentilles, (par ex : faire des efforts constants pour plaire à tout le monde). Ce conditionnement social qui est sensé atténuer les symptômes de l'impulsivité et de l'hyperactivité peut les prédisposer à la dépression.

Nous ne disposons à l'heure actuelle d'aucune étude concluante sur les différences de manifestations du TDA/H chez les femmes. Il est cependant évident pour les praticiens que les femmes souffrant de TDA/H montrent des faiblesses et des forces différentes dues à des interactions complexes entre les facteurs physiologiques et culturels. Cet article se focalise plus particulièrement sur les défis auxquels doivent faire face les femmes souffrant de TDA/H ainsi que sur les prises en charge et les stratégies permettant de gérer leur vie.

Les défis auxquels doivent faire face les femmes souffrant de TDA/H

Culpabilité-intériorisation des critiques d'autrui

Pour une femme souffrant de TDA/H, le plus pénible est souvent de lutter contre leur propre sentiment d'extrême inadéquation à remplir les rôles qu'elle pense que leur famille ou la société attendent qu'elles tiennent. Les filles sont sensées intérioriser, garder pour elle, s'excuser, s'adapter, ne pas riposter. En bref, assumer leurs responsabilités. Les garçons, par contre, sont sensés extérioriser, se défendre lorsqu'ils sont attaqués et trouver que les problèmes ne proviennent pas d'eux. Ces différences sont décrites de manière très révélatrice dans le livre de Sari Solden « femmes souffrant du TDA » dans lequel elle décrit « révéler publiquement son TDA » dans la honte et la culpabilité.

Etre le soutien du système plutôt que d'en recevoir

Aussi bien au travail qu'à la maison, les femmes sont souvent vues dans un rôle de protectrice alors qu'on conseille aux hommes souffrant d'un TDA/H de construire autour d'eux un système de soutien. Peu de femmes ont accès à ce type de système de soutien mais de plus, la société attend traditionnellement des femmes d'être elle-même le système de soutien. La psychothérapie peut aider les femmes à reconnaître qu'il leur est impossible d'être des superwomen et peut les aider à s'autoriser à jouer un rôle plus réaliste et à rechercher une aide raisonnable de leur famille, de leurs amis et collègues. De nombreuses femmes se débattent avec une estime d'elle-même faible et doivent apprendre qu'elles ont le droit de demander de l'aide aussi bien à la maison qu'au travail.

Famille monoparentale

Le taux de divorce atteint 50 % aux USA et les divorces sont probablement plus élevés quand on ajoute le TDA/H aux stress du mariage. Après le divorce, c'est le plus souvent la mère qui prend soin des enfants. Pour les femmes souffrant d'un TDA/H, gérer une famille monoparentale est un fardeau plus lourd encore qui provoque un épuisement chronique, une diminution des émotions et parfois un chaos extrême. Les besoins requis pour élever seule des enfants sont énormes pour n'importe quelle femme mais ils peuvent devenir insurmontables pour une femme souffrant de TDA/H sans traitement ou soutien.

La psychothérapie et les groupes de soutien aux femmes souffrant de TDA/H peuvent fournir un énorme soutien, des stratégies d'encouragement et d'adaptation pour les mamans seules souffrant de TDA/H. Elle doit s'autoriser à demander de l'aide aux amis et à la famille et à demander une aide financière et un investissement parental au père des enfants. L'aide psychologique et la thérapie peuvent l'aider à acquérir la confiance en soi pour se défendre elle-même dans cette situation difficile.

Comment les femmes qui souffrent de TDA/H peuvent-elles apprendre à mieux gérer leur vie ?

On s'est focalisé sur les traitements y compris les médicaments et la psychothérapie qui peuvent tout deux fournir une aide énorme aux femmes souffrant de TDA/H. Les femmes peuvent mettre en place une série de changements dans leur vie qui peuvent les aider à mieux vivre leur TDA/H, mieux se sentir et mieux fonctionner. En fait, par le biais de la thérapie et des conseils, le but ultime du traitement est d'apprendre aux femmes souffrant de TDA/H à relever le défi du TDA/H et à développer des stratégies qu'elles peuvent mettre en œuvre dans leur vie privée et professionnelle.

Former ou rejoindre un groupe de soutien aux femmes souffrant de TDA/H

Le plus grand combat pour les femmes souffrant de TDA/H est un combat interne. Les attentes sociétales sont profondément enracinées. Sortir d'un modèle impossible peut prendre du temps et nécessiter des efforts. Beaucoup de femmes souffrant de TDA/H trouvent que les groupes de soutien sont source importante d'encouragements et de compréhension car ils tentent de développer des attentes plus réalistes pour elles-mêmes et de développer de meilleures stratégies pour gérer les situations difficiles. Ces groupes de soutien peuvent être très informel.

Faire connaître aux autres le TDA/H et comment cela les affecte

Un mari peut être en colère et avoir du ressentiment par rapport à une maison mal tenue ou un enfant qui se conduit mal en supposant que sa femme « s'en fou ». Les parents de femmes adultes souffrant de TDA/H peuvent réagir de manière critique en se demandant pourquoi la maison de leur fille est en désordre et pourquoi elle peut avoir besoin de plus d'aide au niveau émotionnel, physique ou financier que les autres enfants de la fratrie. Les amis, avec les meilleures intentions, peuvent envoyer des messages critiques subtilement. Pour créer une existence où leur TDA/H est mieux accepté, les femmes souffrant de TDA/H doivent travailler dur pour faire connaître à ceux qui comptent dans leur monde les impacts du TDA/H sur elles et les efforts qu'elles font pour en relever les défis. Une famille où le TDA/H est accepté est une famille où chacun des membres comprend l'impact du TDA/H et travaille ensemble à trouver des solutions. Il est déjà assez difficile d'être une femme souffrant de TDA/H pour ne pas être entouré d'une famille et d'amis qui lui reprochent ses difficultés !

Créer un environnement familial adapté au TDA/H

Ce n'est pas seulement la famille qui doit être informée sur le TDA/H et qui doit apprendre à se supporter l'un l'autre, c'est tout le ménage qui doit être adapté au TDA/H. Etre adapté au TDA/H signifie un entretien réduit, pratique et ne générant pas de stress. Un ménage adapté au TDA/H contient un mobilier et des surfaces faciles à entretenir, il possède des endroits pour y pendre des clés, pour ranger les manteaux, les sacs, les attachés-cases etc…, près de la porte d'entrée pour que tout cela ne soit pas juste jeté quelque part et mal rangé. Une famille adaptée au TDA/H reconnait que « maman » ne peux pas tout faire. Les tâches ménagères sont réparties sur tous les membres de la famille sur base de leurs préférences et de leurs capacités. Un ménage adapté au TDA/H est simplifié. Une famille qui comprend le TDA/H est constamment attentive à réduire ou éliminer les causes de stress.

Tisser des liens avec d'autres personne qui comprennent le TDA/H

Rencontrer d'autres femmes souffrant de TDA/H permet aux femmes de se rendre compte qu'elles ne sont pas seules et qu'elles peuvent trouver compréhension et acceptation des autres. Une deuxième étape consiste à faire l'inventaire des autres amis et alliés dans leur vie. Les femmes souffrant de TDA/H doivent délibérément rechercher des gens qui apprécient leurs bons côtés et les soutiennent. Elles doivent faire le relevé des gens qui les entourent et qui propagent des messages négatifs et destructifs et soit les mettre au courant soit les éviter.

Devenir un expert pour réduire le stress

Les femmes souffrant de TDA/H sont particulièrement sensibles au stress et tentent à en avoir plus dans leur vie. C'est pour cette raison qu'elles ont aussi besoin de devenir expertes en réduction de stress. Faire un break chaque jour est essentiel pour réduire le stress. Il est important de les plannifier et d'en faire un acte routinier chaque jour. Les femmes mariées doivent négocier avec leur mari une période où elles ne doivent rien prendre en charge pour se relaxer et se regrouper. Les femmes seules avec enfants, si c'est possible, doivent planifier des périodes où les enfants sont gardés par une baby-sitter plusieurs fois par semaine et réserver ces périodes à des activités délassantes et rajeunissantes. Les femmes seules souffrant de TDA/H doivent aussi s'assurer de ménager des breaks. Même si elles n'ont pas de responsabilités familiales, les femmes seules souffrant de TDA/H ont beaucoup de stress dans leur vie et ont tendance à ne pas dormir assez et à prévoir trop d'activités. En plus des breaks, des activités comme le yoga, le stretching, l'exercice physique régulier et un sommeil correct chaque nuit sont des éléments essentiels pour réduire le stress.

Eliminer et déléguer

Personne n'est bon en tout. Les femmes souffrant de TDA/H ont tendance à essayer de tout faire et puis n'ont pas le temps de tout finir. Ces femmes doivent se focaliser sur leurs points forts et accepter que d'autres tâches ne sont pas leur point fort (exemple tâches nécessitant d'être attentifs aux détails, paperasserie, tâches routinières qui sont souvent très difficiles pour les femmes souffrant de TDA/H). Dans la mesure du possible, de telles tâches doivent être éliminées ou confiées à d'autres. Une bonne façon de faire face au TDA/H est de travailler plus dur pour les tâches qu'elles apprécient et pour lesquelles elles sont bonnes de façon à payer quelqu'un pour prendre en charge les tâches qui finiraient souvent par ne pas être faites.

Catégories spéciales de parents

Les femmes souffrant de TDA/H qui ont un enfant lui-même TDA/H doivent faire face à des défis particuliers. Si elles sont seules pour élever l'enfant alors le défi est plus grand encore. Les enfants souffrant de TDA/H sont plus difficiles à élever que les autres. Ils ont besoin de plus de structure et soutien et souvent ont des besoins éducationnels et psychologiques particuliers. Il est important que ces mamans souffrant de TDA/H elle-même recherche un soutien et des conseils pour gérer et aider leurs enfants.

Ces femmes ont aussi besoin du soutien et des encouragements de parents qui comprennent réellement les défis auxquels elles font face. Les parents qui élèvent des enfants non-TDA/H peuvent souvent réagir en critiquant un enfant TDA/H qui se conduit mal. N'importe quel parent d'enfant TDA/H sait qu'ils ne réagissent pas comme les autres aux limites qu'on leur pose et aux punitions. Les mamans d'enfants TDA/H doivent faire face à de fameux défis. Elles ont besoin des meilleurs conseils possibles pour gérer les enfants TDA/H.

En résumé

Avec un diagnostic et une prise en charge correctes, souvent une combinaison de médication et de thérapies spécialisées et/ou de coaching, les femmes souffrant de TDA/H ont la possibilité d'évoluer d'une vie de lutte et de stress vers une vie remplie de satisfactions et de réussites. Les femmes souffrant de TDA/H doivent se comprendre et réellement s'accepter de façon à ne pas mesurer leur réussite en termes de d'armoires bien rangées mais de reconnaître et mettre en avant leurs dons, leur chaleur, leur créativité, leur humour, leur énergie, leur sensibilité, leur esprit. Leur traitement devrait viser à les aider à créer les opportunités pour se révéler sous leur meilleur jour et à rechercher la compagnie de personnes qui apprécient le meilleur d'elles-mêmes aussi. Une fois qu'elles arrêtent d'essayer de forcer leur pied à rentrer dans une pantoufle de verre, elles peuvent danser des claquettes au bal !

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Questionnaire TDA/H spécial pour les filles

Ce qui suit est une liste des manifestations possibles de TDA/H chez les filles :

De nombreux symptômes et effets ressentis sont proprement internes et personnels et, donc, non observables par d'autres. Cette liste de contrôle est unique à cet égard.

La plupart des échelles d'évaluation du TDA/H se focalisent principalement sur des comportements observables et pouvant être rapportée par d'autres parents et professeurs. Puisque tant de sensations ressenties sont intériorisées chez les filles, nous pouvons nous rendre réellement compte des difficultés contre lesquelles elles luttent uniquement en leur demandant directement.

Cette liste ne devrait pas être employée dans l'intention d'un diagnostique. Cependant, si vous constatez que vous avez coché un grand nombre de critères, vous devriez consulter un spécialiste pour une évaluation complète.

Écrit et développé par Kathleen G. Nadeau, PH.D. , Patricia Quinn, M.D. et Ellen Littman, PHD.

Pour plus d'information sur le TDA/H chez les femmes et les filles, vous pouvez visiter le site : www.addvance.com

Marquez chaque critère d'un des numéros de code ci-dessous pour montrer combien ce sentiment ou comportement fait partie de votre expérience personnelle.

0 pas du tout

1 un peu

2 comme moi

3 assez bien comme moi

4 parfaitement comme moi

 

1. Quand la majeure partie de la classe a fini le travail, je travaille encore.

2. Je rêvasse beaucoup.

3. Parfois mon esprit vagabonde quand j'essaye d'écouter le professeur.

4. Parfois je redoute d'être interrogée par le professeur parce que je ne suis pas sûr de comprendre la question.

5. Je me sens embarrassée dans la classe parce que je ne m'y sens pas à ma place.

6. Je ne me sens pas à l'aise dans les halls d'école ou dans les couloirs entre les classes.

7. Je me sens intimidée avec mes camarades de classe.

8. Même lorsque j'ai quelque chose à dire, il m'est difficile de lever ma main et d'être volontaire dans la classe.

9. J'ai du mal à me mettre au travail.

10. Je me fais souvent gronder car je ris en classe.

11. Je me ronge les ongles ou je mâchonne quelque chose en classe ou quand je travaille.

12. Je ne peux pas m'empêcher d'interrompre les autres.

13. Parfois d'autres filles disent que je suis casse-pieds ou autoritaire.

14. Je me sens différente des autres filles.

15. Je suis un "garçon manqué."

16. J'ai dû aller plusieurs fois à l'hôpital pour des points de suture ou des fractures.

17. Mon écriture est malpropre.

18. Quand j'écris pendant longtemps, j'ai mal à la main.

19. Je suis toujours entrain de tergiverser avec mes amies.

20. Je me cogne accidentellement dans des choses comme des poignées de porte ou des coins de table.

21. Je fais des fautes d'inattention aux devoirs.

22. Parfois d'autres filles ne m'aiment pas, mais je ne sais pas pourquoi.

23. Parfois, quand je suis énervée, je dis des choses que je ne pense pas.

24. C'est vraiment difficile pour moi de terminer les devoirs demandés

25. Je lis lentement et ne me rappelle pas de ce que j'ai lu.

26. J'oublie d'apporter mon travail de la maison.

27. J'ai beaucoup de difficultés à me souvenir des instructions pour les devoirs scolaires.

28. Il m'est difficile de me concentrer plus de deux minutes sur ce que je lis, à moins que cela n'intéresse vraiment

29. Même si j'ai bien révisé pour un contrôle, j'oublie les réponses lors du contrôle.

30. J'attends jusqu'à la dernière minute possible commencer à travailler.

31. Je rends mon travail en retard.

32. J'oublie d'apporter les livres de l'école à la maison pour faire mon travail.

33. Je n'arrive pas à noter correctement les devoirs à faire à la maison.

34. J'ai l'impression d'être plus sensible que la plupart des filles.

35. J'ai souvent honte à l'école.

36. J'ai souvent envie de pleurer.

37. Je ne me sens pas bonne en sports.

38. Je n'aime pas la compétition avec d'autres filles.

39. Parfois j'ai le sentiment d'être bonne à rien.

40. Il est difficile de maintenir mon bureau ordonné.

41. Ma pièce est très malpropre et en désordre.

42. Mes parents ne supportent plus que je fasse des choses sans le vouloir

43. J'oublie de faire des choses que mes parents m'ont demandées de faire.

44. J'ai des douleurs d'estomac.

45. J'ai beaucoup de maux de tête

46. Je suis souvent en retard pour l'école ou d'autres activités.

47. Je rate souvent l'autobus d'école.

48. J'ai du mal à me lever le matin.

49. Mes parents pensent que cela me prend un temps fou pour me préparer le matin pour l'école

50. Dans la classe, je suis distraite par ce que font les autres élèves.

51. Cela me gêne quand quelqu'un tape son crayon ou joue avec sa gomme près de moi.

52. Quand j'essaye de faire le travail, des petits bruits, comme le tic-tac d'une horloge ou un oiseau chantant dehors près de ma fenêtre, me distraient.

53. J'aimerais que mon professeur se rende compte des efforts que je fais

54. Parfois mon professeur est fâché mais je ne sais pas du tout ce que j'ai mal fait.

55. Mes parents me disent de faire plus d'efforts.

56. Je perds souvent la notion du temps.

57. J'ai du mal à rester tranquille en classe parce que je me sens agité.

58. Je me sens bien quand je peux bouger : faire du sport, courir, ou danser.

59. J'aime être en active et pas simplement s'asseoir et papoter comme la plupart des filles.

60. Mon cartable est un vrai bazar.

61. Je n'aime pas aller dans les magasins emplis de monde

62. Quand je promène avec mes parents, je traîne pour regarder quelque chose qui m'intéresse.

63. Je perds beaucoup de temps à retrouver les choses que j'ai mal rangées.

64. Mes parents disent que je suis très créatrice et imaginative.

65. Quand d'autres filles rient de quelque chose en classe, je ne comprends pas toujours pourquoi.

66. Parfois une fille s'éloigne de moi et je ne comprends pas pourquoi

67. Cela m'aide si quelqu'un s'assied près de moi pendant que je travaille, même si on ne m'aide pas.

68. Parfois j'oublie de manger.

69. Parfois j'attends jusqu'à la dernière minute pour aller à la salle de bains.

70. Je ne me sens jamais fatiguée quand mes parents me disent qu'il est l'heure de se coucher.

71. Cela me prend habituellement un bon moment avant de m'endormir.

72. Il me semble que je pourrais jouer des heures aux jeux vidéo.

73. Je n'ai pas toujours faim aux heures de repas.

74. Je dis souvent « je vais le faire dans une minute » et puis j'oublie de le faire.

75. Il est difficile de m'endormir le soir car mon esprit s'emballe.

76. Quand je veux me joindre aux autres, je ne sais pas comment les faire.

77. Je me sens très ennuyeuse la plupart du temps.

78. Je n'aime pas attendre en ligne.

79. Souvent, je gribouille, je tripote quelque chose dans mes mains quand je dois rester assise.

80. Je m'ennuie et me sens un peu endormie en classe, mais me réveille et me sens énergique dès que je peux me lever et me déplacer.

81. Mes amis disent que je suis "hyper."

82. Les lumières puissantes et les bruits forts me stressent beaucoup.

83. Je perds souvent des choses.

84. On se moque de moi car je suis spéciale

 

Questions supplémentaires pour adolescentes

1. Il m'est très difficile de suivre les consignes de travail et les délais prévus.

2. Peu importe que j'essaye vraiment d'être à l'heure, je suis toujours en retard.

3. Je saute d'une matière à l'autre dans la conversation.

4. Je fais habituellement des tâches à la dernière minute ou je les rends toujours en retard.

5. Mes parents et professeurs me disent que je dois faire plus d'efforts à l'école.

6. Mes parents disent que je suis irresponsable.

7. Mes amis disent que je réagis de façon exagérée parfois.

8. Je me sens souvent anxieuse

9. Parfois je me sens déprimée et triste, même sans aucune raison.

10. Mes modes et émotions sont beaucoup plus intenses en semaine avant la période de mes règles.

11. Je me sens vite frustrée.

12. Il est difficile pour moi d'être patiente.

13. Je souhaite mes parents comprennent comme le lycée dur est pour moi.

14. Je me sens mentalement épuisé quand je rentre de l'école.

15. Je bois beaucoup de cola ou café pour rester alerte.

16. Je perds le contrôle en hurlant ou criant quand je suis fâché ou frustré.

17. Il est dur pour moi de restée organisé.

18. Le lycée est parfois accablant.

19. La seule manière de vraiment étudier pour un examen est de rester éveillée tard la nuit qui précède l'examen.

20. Je mange parfois pour me calmer.

21. Mes parents me critiquent souvent

22. Je me sens beaucoup plus calme quand je fais une activité physique comme danser, jouer au football, monter à cheval ou d'autres sports.

23. Je semble toujours être à côté du sujet quand je suis avec mes amis ou camarades de classe.

24. Je suis habituellement fatiguée la journée, mais je me réveille la nuit et je n'ai pas envie de me coucher.

25. J'ai peur de conduire.

26. J'ai eu des accidents de la route ou j'ai été arrêtée pour excès de vitesse

27. J'ai l'impression que je dois travailler beaucoup plus dur que mes amis pour avoir de bons résultats à l'école.

28. Pour avoir de bons résultats je n'ai pas le temps de faire autre chose que travailler.

29. Avant la période d'évaluation, je suis déterminée à faire bien, mais je n'arrive pas à garder ma motivation jusqu'au bout.

30. Ma vie quotidienne est assez speed parce que je suis toujours en retard ou bien j'ai oublié quelque chose.

31. Je travaille mieux dans les classes des professeurs que j'aime.

32. Mes notes changent de A à D ou F.

33. Je fume des cigarettes.

34. Je fais le travail et j'oublie de le rendre.

35. Je suis inquiète pour le futur

36. Je n'ai aucune idée de ce que je voudrais faire après mes études

 

Attention

Ce questionnaire ne devrait pas être considéré un outil de diagnostique mais plutôt comme un petit questionnaire bien fait pour les adolescentes quand il y a un doute d'un éventuel TDA/H.

Quand une fille répond "oui" à une majorité de ces questions, une évaluation professionnelle peut être recommandée.
N'importe quel parent ou professionnel qui évalue une fille avec un nombre substantiel de 3 ou de 4 à des réponses de ce questionnaire devrait consulter pour une évaluation complète des éventuels problèmes d'attention.

 

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Femmes avec Trouble Déficitaire de l'attention : une situation infernale

Que représente pour une femme le syndrome de déficit d'attention, avec ou sans hyperactivité?

On entend souvent parler dans le public du trouble d'hyperactivité et du déficit d'attention (TDA/H), mais ces discussions sont surtout centrées sur la partie "hyperactivité", qui est en fait le problème le moins grave. Les premières recherches se sont concentrées sur les jeunes garçons qui étaient turbulents à l'école et les premières statistiques laissaient penser que les filles étaient moins touchées que les garçons. Des études plus récentes se sont intéressées au problème du déficit d'attention, et les médecins ont découvert que les filles et les femmes étaient plus souvent touchées par le déficit d'attention. Ils ont en outre découvert que les filles, lorsqu'elles sont hyperactives, ne manifestent pas les mêmes symptômes que les garçons.

Quelle est la différence entre le déficit d'attention avec hyperactivité et le déficit d'attention sans hyperactivité (déficit d'attention de type inattentif) ?

Dans son livre " Femmes avec un déficit d'attention " Women with Attention Deficit Disorder  » Sari Solden fait un résumé des principales différences dans un tableau.

Symptôme

Déficit d'Attention pur

Déficit d'Attention avec Hyperactivité

Attention

Rêve éveillé
Perdu dans leur monde intérieur
Fait une seule chose à la fois

Très facilement distrait par des stimuli extérieurs
Fait beaucoup de choses à la fois

Niveau d'activité

Hypo-actif
Travaille et pense lentement
A de la peine à commencer quelque chose

Hyperactif
Se précipite dans le travail
Ne peut pas s'empêcher de bouger

Impulsivité

Evite de manière excessive les changements d'activité ou de mode de vie

Agit de manière impulsive, sans réfléchir préalablement

En quoi les filles se différencient-elles des garçons ?

Les filles affectées d'unTDA/H, ont tendance à se retrouver dans l'un des quatre profils suivants, aucune d'elles ne rivalise jamais avec le comportement bruyant et turbulent des garçons.

Les garçons hyperactifs reçoivent généralement l'aide dont ils ont besoin, parce que leur comportement dérangeant attire l'attention de l'entourage sur leurs problèmes, tandis que les filles ont souvent un meilleur comportement et n'attirent pas l'attention de la même manière. On pense qu'elles ont juste un problème de caractère et non un problème d'attention : Julie n'est pas très féminine, Susanne est simplement bavarde et pas très scolaire, Donna est juste un peu lente et Déborah a un " baby blues ". On pense rarement au TDA/H.

Que se passe-t-il lorsque ces filles grandissent ?

Les enfants avec des problèmes d'attention deviennent des adultes avec des problèmes d'attention. Les symptômes visibles chez les adultes comprennent la désorganisation, une sensibilité émotionnelle exacerbée, des faibles performances, une mauvaise estime de soi, des relations sociales perturbées ou la dépression. De tous ces symptômes, c'est la désorganisation qui est le plus caractéristique.

La désorganisation peut prendre des proportions gigantesques. La désorganisation se manifeste dans les armoires qui débordent, les piles d'affaires pour bébés, les rendez-vous manqués, les arrivées tardives à répétition, les pensées confuses. Tous ces signes indiquent un système d'attention perturbé.

Une femme raconte qu'elle a tellement de choses à faire et qu'elle ne sait pas par où commencer, elle ajoute qu'elle s'assied alors tout simplement. Sari Solden nous dit, que lorsqu'elle travaillait comme thérapeute, elle ramenait les tâches administratives avec elle à la maison tous les soirs et tous les week-ends pour " s'organiser ".

Il y a, en plus, un sentiment de frustration et de honte à trouver si difficile, ce que les autres font si facilement, un sentiment d'abandon à voir les amis et les collègues aller de l'avant dans la vie, alors que vous semblez rester prisonnière à ranger des papiers continuellement, des papiers qui s'envolent immédiatement. Les autres cessent de vous demander ce que vous faites aujourd'hui, parce que la réponse est toujours la même : " organiser ".

Description d'emploi: épouse, mère

Les femmes TDA/H sont doublement handicapées, à cause des attentes de la société quant à leur rôle de femme, en tant qu'épouse et de mère, deux rôles qui exigent des grandes qualités d'organisation.

Considérez un instant ce que signifie un déficit d'attention. Vous connaissez les variateurs d'éclairage qui permettent de régler la luminosité d'une lampe : doux et agréable pour une soirée intime, puissant pour le travail. Le cerveau a besoin de courant électrique pour fonctionner, comme votre lampe. Avec le déficit d'attention, le cerveau utilise mal la dopamine dans les synapses, comme un variateur de lumière qui freine trop le courant. Les cerveaux ADD manquent effectivement de courant, il leur faut une grande simulation pour obtenir de la puissance. La nouveauté et le risque sont des facteurs qui éveillent les gens affectés de déficit d'attention.

Revenons à notre ménagère, qui doit faire face, chaque jour, aux mêmes nombreuses tâches quotidiennes : la même vaisselle à mettre dans le lave-vaisselle, puis à ranger, les mêmes chaussettes sales à rassembler, à laver, puis à remettre par paires et à ranger, les mêmes chemises à repasser. Tout ceci est bien ennuyeux. Il y a ensuite les enfants à habiller, à nourrir, à faire sortir, à mener chez le médecin ou à la leçon de tennis, les réunions à organiser… de nouveau ce mot : " organiser ". Décider ce qu'il faut faire en premier, ce qui est le plus important, ne pas oublier d'aller chercher les habits à la teinturerie - tout ceci nécessite un cerveau actif, mais le cerveau avec un déficit d'attention fonctionne avec le variateur positionné au minimum. Susanne, qui a quitté l'école aussi vite que possible, ressent les mêmes échecs dans sa vie de ménagère.

Dans le monde du travail, la vie peut être passionnante ou ennuyeuse. Si une femme comme Déborah, avec son titre universitaire, trouve un travail passionnant qui constitue un défi à ses compétences, elle peut y arriver. Une autre femme peut être une planificatrice stratégique brillante, mais elle a de la peine à ranger la vaisselle après le souper. Les femmes comme Julie ou Donna, qui avaient des difficultés scolaires, occuperont vraisemblablement des emplois subalternes qui, comme les tâches ménagères, exigent des compétences qui justement leur manquent: ranger les dossiers, dactylographier sans faute ou se souvenir des commandes des clients du restaurant.

Le monde du travail demande une bonne part de socialisation. Une situation difficile pour Donna, qui vit dans son propre monde, ou même pour Susanne qui est sociale, mais qui a tendance à être trop émotive. Difficile aussi pour Julie, " garçon manqué ": autant les hommes que les femmes chercheront à l'éviter. Difficile pour Déborah, " trop " intelligente.

Que faire? Augmenter le variateur de lumière

La connaissance est la première étape du changement pour toutes les personnes qui ont un déficit d'attention, hommes ou femmes. Apprenez à connaître ce qui augmente la lumière dans votre cerveau. Qu'est-ce qui vous intéresse? Donnez une place dans votre vie aux activités qui vous intéressent. Donnez une place aux loisirs.

Deuxième étape, apprenez à demander de l'aide. Les médicaments et les thérapies comportementales, apportent un soutien extérieur qui a déjà aidé de nombreuses personnes, affectées par le TDA/H, à reconstruire leurs vies.

Source 

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Les médications pour traiter le TDA/H et leur utilisation pendant la grossesse.

La reconnaissance récente du TDA/H comme un trouble qui persiste tout au long de la vie et qui touche 3 à 5 % de la population laisse des centaines de femmes en âge de procréer avec des questions par rapport à l'innocuité de prendre un traitement pour traiter ce trouble pendant leur grossesse.

Traitements utilisés pour traiter le TDA/H

Jusqu'à présent, les stimulants restent le traitement de choix pour le TDA/H. Cela inclus le méthylphénidate (Rilatine, Rilatine MR, Concerta), les amphétamines (Dexedrine et adderall) et la pémoline (Cylert). En plus, les antihypertenseurs (Catapres et tenex) et les antidépresseurs tricycliques (Desipramine et Imipramine) ont toujours été des traitements de première ligne pour le traitement du TDA/H. d'autres antidépresseurs seuls ou en combinaison avec des stimulants peuvent aussi être prescrits pour traiter le TDA/H ou des affections proches. Cela inclus les SSRI (inhibiteur sélectifs de recapture de sérotonine) comme le Prozac, Zoloft et Paxil et plus récemment le Wellbutrin.

Innocuité

Lorsqu'on évalue l'innocuité de n'importe quel médicament pendant la grossesse, plusieurs questions se présentent. Est-ce que le médicament a un effet négatif sur le fœtus en développement qui débouche sur des lésions physiques ou des problèmes neurologiques, cognitifs ou comportementaux ? Est-ce que le médicament prédispose les mères à un accouchement prématuré ou à la naissance d'enfants de petit poids ? Est-ce que la prise de médicament au cours de la grossesse provoque un état de manque chez le nouveau-né lorsqu'il n'est plus exposé au médicament ? Est-ce qu'il y a d'autres effets à long terme suite à l'exposition avant la naissance ?

La réponse à ces questions n'est pas toujours évidente. Les études sur humains peuvent poser des problèmes éthiques alors que les études sur animaux ne sont pas des solutions parfaites. Les dosent administrées aux animaux de laboratoire dépassent de beaucoup les doses habituellement utilisées chez l'adulte, ne permettant donc pas une généralisation à la femme enceinte.

Données disponibles

Jusqu'à présent, aucune étude contrôlée conçue pour étudier l'innocuité de l'utilisation de stimulants dans une population de femmes enceintes n'a été entreprise. Cependant, la question de savoir si les amphétamines causent des problèmes à leur progéniture a été évaluée dans des études sur animaux et dans plusieurs études portant sur des femmes accros aux amphétamines et à d'autres drogues.

Amphétamines

Dans des études sur animaux, des problèmes cardiaques ont été rapportés dans la descendance de souris ayant reçu une dose d'amphétamines 41 fois plus élevée que la dose habituelle chez l'homme. Cependant, aucun effet négatif n'a été rapporté dans la progéniture de lapins ayant reçu 7 fois la dose utilisée chez l'homme ou chez des rats ayant reçu 12.5 fois la dose maximale utilisée chez l'homme.

De nombreuses études portent sur le cas d'enfants dont les mères ont pris des amphétamines pendant le premier trimestre de leur grossesse ou tout au long de celle-ci. Les femmes en question prenaient des amphétamines comme coupe-faim ou étaient accros aux amphétamines. Ces études sont résumées dans le livre « drogue pendant la grossesse et l'allaitement- un guide de référence pour les risques fœtaux ou néonataux, 4 ème édition par Briggs, Freeman et Yaffe publié par Williams et Wilkins (Baltimore, 1994, p 44a-51a).

Une de ces études porte sur 52 mères ayant été exposées à la Dexédrine et 50 non-exposées. Aucune anomalie cardiaque n'a été trouvée dans les deux groupes. Cependant, lorsque ces enfants exposés à la Dexédrine ont été suivi trois ans plus tard, les chercheurs ont mis en évidence des problèmes cardiaques dans cette population.

A l'heure actuelle, en étudiant toutes ces données, la recommandation qui prévaut est que les amphétamines devraient être utilisées chez la femme enceinte quand le bénéfice potentiel pour la mère dépasse le risque pour le fœtus.

Méthylphénidate

Aucune étude satisfaisante n'a été menée sur modèles animaux concernant l'effet du méthylphénidate pendant la grossesse ou l'allaitement. On ne sait donc pas à l'heure actuelle si le méthylphénidate cause des problèmes au fœtus lorsqu'il est consommé par des femmes enceintes. Plusieurs études ont cependant été consacrées aux cas d'enfants ayant été exposé au méthylphénidate pendant la grossesse. Dans une étude réalisée par le «Collaborative perinatal project » qui impliquait 3082 paires mère-enfant, 11 mères avaient été pris du méthylphénidate sans conséquence néfaste sur leurs enfants. Un deuxième groupe a été identifié en 1993. Sur 13 nouveau-nés de ce groupe, un présentait un problème cardiaque. De plus, un cas d'utilisation abusive du méthylphénidate par voie intraveineuse pendant la grossesse a été rapporté. Dans ce cas, l'abus du médicament a été associé à une naissance prématurée, un retard de croissance et un état de manque à la naissance mais aucune malformation ou retard de croissance n'a été observé par la suite chez l'enfant.

Antidépresseurs

 

Tricycliques

L'utilisation d'antidépresseurs tricycliques n'est pas recommandée pendant la grossesse car des cas isolés d'anomalies congénitales ont été rapportés sans qu'on puisse établir un lien de cause à effet.

Inhibiteurs sélectifs de recapture de sérotonine (SSRI)

Les résultats d'une première étude prospective de l'effet des SSRI (Levox, Paxil, Zoloft) sxur le fœtus in utero ont été publiés récemment. Dans cette étude, 267 femmes de 9 centres médicaux qui avaient appris qu'elles étaient enceintes alors qu'elles prenaient un SSRI ont été comparées à 267 femmes n'ayant pas été exposées à des substances susceptibles de poser problèmes pendant la grossesse. Aucune différence n'a pu être notée entre les femmes ayant pris un SSRI pendant le premier trimestre de leur grossesse et les autres. Il en a été conclu que ces médicaments employés aux doses recommandées ne provoquaient pas d'augmentation du risque de malformation majeur. Il n'y avait pas non plus d'augmentation du risque de fausse-couche, d'enfant mort-né ou de naissance prématurée. Ces résultats sont en accord avec des études précédentes et des essais sur animaux réalisés avec le Prozac . Cette étude ne s'est pas penchée sur le comportement des enfants plus tard. Des études précédentes ont montré un lien entre l'exposition fœtale au Prozac et des anomalies du comportement par la suite.

Antihypertenseurs

 

Clonidine

Des études réalisées sur le lapin à des doses trois fois plus importantes que la dose maximale recommandée chez l'homme n'a montré aucune preuve de problème sur la progéniture. Aucune étude réalisée dans de bonnes conditions n'a été menée chez la femme enceinte mais, comme les essais sur animaux ne sont pas toujours extrapolables aux humains, ce médicament n'est pas recommandé pendant la grossesse.

Médication pendant l'allaitement maternel

Les informations récentes montrent que les amphétamines sont concentrées dans le lait maternel et peuvent causer des problèmes d'addiction et d'état de manque. Il est donc déconseillé d'utiliser ces médicaments pendant l'allaitement. Le Wellbutrin est aussi secrété dans le lait et ne devrait pas être pris par des femmes qui allaitent à cause du risque de réaction sérieux chez l'enfant. Il en est de même du Prozac. On ne sait pas si le Zoloft est secrété dans le lait mais à cause de cette possibilité, il faut être prudent avec ce médicament si on allaite. Une étude récente a montré que les mères qui prenaient du Paxil ne présentaient pas de trace détectable du médicament dans leur sang alors que de faibles concentrations étaient retrouvées dans le lait. Ces enfants ne présentaient pas selon leurs parents et leur pédiatre d'effets indésirables. Comme la Clonidine (Catapres) est excrétée dans le lait humain, il faut être prudent lorsqu'on l'administre à des femmes allaitantes.

Comme pour chaque traitement, les « pours » et les « contres » doivent être discuté par le médecin prescripteur avec sa patiente avant de s'embarquer sur la voie d'un traitement. Dans le cas où la patiente est ou pourrait être enceinte, le risque pour le fœtus en développement doit être pris en considération.

Beaucoup de femmes souffrant de TDAH expliquent que pendant leur grossesse avec les hauts taux d'œstrogènes et l'augmentation du sentiment de bine être, elles se sentent bien et fonctionnent de manière optimale sans médication. Un traitement stimulant peut donc ne pas être nécessaire pendant cette période et l'utilisation continue d'antidépresseurs doit aussi être discuté. Pour les autres femmes qui pourraient toujours avoir besoin d'un traitement pour fonctionner, on recommande une franche discussion avec leur famille et leur thérapeute. Si elles choisissent de renoncer à leur traitement pendant leur grossesse, elles doivent prendre du temps pour s'assurer qu'elles fonctionnent bien afin de vivre une grossesse en bonne santé. Les femmes souffrant de TDAH doivent prendre des mesures complémentaires pour s'assurer de mener une vie « en douceur » pendant cette période. Elles doivent privilégier une réduction du stress lorsque c'est possible, prendre plus de temps pour elles, augmenter la structuration de leur vie. Faire appel à une baby-sitter pour les jeunes enfants, se faire aider pour le ménage et les lessives peut aider à garder une bonne organisation et que tout se passe sans heurts. Travailler avec un coach ou un thérapeute peut aussi être important à considérer.

Après l'arrivée du bébé, elles auront aussi besoin d'aide. Prévoir une aide supplémentaire ou renoncer à l'allaitement maternel afin de pouvoir reprendre leur médication sont deux options à discuter avec le thérapeute et le pédiatre du bébé. Souvenez-vous qu'une maman calme peut être plus importante pour le bébé et le reste de la famille qu'une maman qui allaite son nouvel enfant.

Nous espérons que cet article aidera les femmes dans leurs discussions avec leur médecin et qu'elles seront mieux informées afin de décider du bénéfice de continuer ou pas à traiter les symptômes de leur TDAH. Il ne doit cependant jamais remplacé un avis médical. La décision de prendre des médicaments pendant la grossesse peut avoir de sévères conséquences et ne doit se faire qu'après discussion avec le médecin qui peut donner un avis basé sur la connaissance des antécédents uniques de chaque femme et son état de santé actuel ainsi que des circonstances.

Traduction pour TDA/H Belgique de "Medication Use during Pregnancy: A Concern for Women with AD/HD" by David W. Goodman, MD and Patricia O. Quinn, MD in Understanding Women with AD/HD , Kathleen Nadeau, Ph.D. and Patricia Quinn, MD

(Eds.) copyright 2002, Advantage Books.


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Spécial procrastineuse : des tas de choses qu'on peut faire en 5 minutes

Se faire plaisir :
- Ouvrir une porte ou une fenêtre et respirer un grand coup.
- Boire un verre d'eau
- Faire une petite pause
- Regarder sa liste de choses à faire et réorganiser tout ça
- Réfléchir aux emplois du temps des prochains jours
- Se brosser les dents
- Démaquiller ses ongles ou les vernir
- Faire 10 pompes
- S'étirer très haut très haut
- Se mettre de la crème sur les mains (ou les coudes)
- Allumer une bougie qui sent bon
- Mettre un bon disque
- Ecrire 3 choses qu'on a faites dans la journée et en être content
Dans toute la maison
- Balayer les marches du perron
- Arroser les plantes du patio
- Nettoyer la vitre de la porte d'entrée
- Ramasser tout ce qui traîne et mettre le tout dans un panier pour le monter la prochaine fois qu'on empruntera l'escalier
- Ranger toutes les chaussures
- Ranger toutes les vestes et manteaux qui traînent sur les chaises
- Nettoyer les empreintes de doigts sur les murs
- Nettoyer les poignées de porte
- Ranger les jouets des enfants qui traînent dans la maison
- Monter le panier plein de choses à monter qui se trouve en bas de l'escalier et ranger le contenu
- Vider toutes les poubelles de la maison
- Changer des piles
Dans la cuisine
- Ouvrir les volets
- Nettoyer la vitre intérieure
- Vider le lave-vaisselle
- Nettoyer le plan de travail
- Nettoyer la table de cuisson
- Nettoyer l'extérieur des placards
- Nettoyer la cafetière
- Mettre la table du petit-déjeuner la veille et/ou préparer la cafetière pour le lendemain matin
- Nettoyer la salière et le moulin à poivre
- Nettoyer le micro-ondes en faisant bouillir une tasse d'eau à l'intérieur, laisser reposer quelques minutes, essuyer.
- Retirer les expériences scientifiques du frigo
- Nettoyer une étagère du frigo
- Faire des glaçons
- Soulever des objets pour essuyer dessous
- Nettoyer les chaises
- Balayer par terre
- Retirer les tâches du sol avec la serpillière
- Préparer la poubelle pour la sortir et remplacer le sac.
- Sortir la poubelle
- Nettoyer la poubelle
- Prendre ses médicaments
Pour les repas
- Découper des fruits et des légumes à grignoter
- Faire une liste de courses
- Réunir les ingrédients du dîner
- Mettre la table
- Préparer une salade verte
- Secouer la nappe
- Préparer le pique-nique à emporter au bureau
Dans la salle de bain :
- Nettoyer le lavabo, ou la baignoire, ou les toilettes
- Trier les médicaments ou les produits de maquillage
- Passer un coup de chiffon sur la robinetterie, pour que ça brille
- Nettoyer le miroir
- Changer le linge de toilette
Dans la chambre des parents :
- Faire le lit
- Allumer une bougie parfumée
Dans le séjour :
- Remettre bien les coussins du canapé
- Regarder ce qu'il y a sous le canapé
- Ranger les livres
- Trier les magazines
- Ranger les cassettes vidéo, les CD sortis
- Ramasser les chaussures qui traînent
- Arroser les plantes
- Retirer les feuilles mortes des plantes
- Dépoussiérer le haut des cadres
Dans la lingerie :
- Trier le linge pour préparer une machine
- Nettoyer la porte du lave-linge ou le dessus
- Plier et ranger une machine de linge
- Mettre le linge à porter au pressing dans la voiture
- Coudre un bouton
Dans le bureau :
- Trier le courrier, jeter la pub, ranger les factures dans le bon dossier à payer.
- Payer les factures
- Trier ce qui est accroché sur la panneau d'affichage familial
- Ecrire un petit mot de remerciement
- Ecrire une petite carte à quelqu'un pour faire plaisir ou pour une occasion spéciale
- Remettre le téléphone portable à charger
- Chercher un numéro de téléphone
- Passer un coup de fil
- Ranger un tiroir du bureau
- Nettoyer l'écran de l'ordinateur
- Passer un coup de chiffon sur le bureau
- Tailler les crayons
- Ranger son sac à main
- Remettre du papier dans l'imprimante
- Synchroniser agenda électronique et ordinateur
- Synchroniser agenda du sac et calendrier familial
Avec les petits :
- Faire un petit câlin
- Se rappeler qu'avec un bébé, les périodes de 5 minutes sans interruption sont plus nombreuses que celles de 30 minutes, et en profiter !
- Brosser les cheveux de bébé
- Ranger les jouets dans la chambre
- Nettoyer la chaise haute
- Ranger les livres des enfants
- Mettre le minuteur sur 5 minutes et dire " le premier qui a fini de ranger ses jouets à gagné "
- Demander GENTIMENT à un des petits de faire quelque chose pour vous aider.
- Changer un bébé
Pour les animaux :
- Nettoyer l'assiette de Médor ou Félix
- Ramasser les crottes de Félix qui sont dans la litière (avec la petite pelle spéciale) et les mettre dans les toilettes.
- Brosser le canapé pour retirer les poils de chat
- Caresser le chat
- Essuyer les traces du museau de Médor sur la vitre de la cuisine
- Brosser Médor
- Jouer
Dans la voiture
- Ranger la voiture (jeter les cochonneries, ramasser les jouets qui traînent, les vêtements, etc.)
- Passer l'aspirateur dans la voiture
- Trier son sac à main
- Se détendre
Encore du plaisir...
- Faire un gros bisous à ses enfants et à son mari
- Appeler son homme pour lui dire qu'on l'aime

 

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