A LA UNE

Dernière édition du 13 avril 2010

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Les Mutualités libérales ont réalisé un guide pratique sur le TDA/H
en collaboration avec l'asbl TDA/H Belgique.

Les troubles de l'attention chez l'enfant : un phénomène de mode ?
Les Mutualités libérales www. mut400.be ont réalisé un guide pratique sur le TDA/H.
Ces derniers temps, le nombre d'enfants diagnostiqués TDA/H (Trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité) a considérablement augmenté. Selon les estimations, ce trouble surviendrait chez 1 enfant sur 20, soit un enfant par classe.

Dès lors, cela revient-il à dire que le TDA/H est un phénomène de mode lié à l'âge ? Pas du tout ! Cependant, de nos jours, le TDA/H mérite que l'on s'y attarde. Une détérioration des performances scolaires, des tensions intra- et extra-familiales, une perte de confiance en soi sont autant de raisons de traiter et de prendre en charge l'enfant de façon adaptée.

Il est donc essentiel d'informer les parents et les enseignants sur le diagnostic et le traitement du TDA/H. C'est pour cette raison que les mutualités libérales, en collaboration avec l'asbl TDA/H Belgique, ont réalisé un guide pratique pour aider les parents et l'entourage direct de l'enfant à agir de la meilleure des façons.

Pour télécharger ce guide, cliquez ici.

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L'association TDA/H Belgique est très heureuse de vous informer que nous venons d'obtenir un soutien de la coopérative Cera pour deux projets.

- L'organisation dans 30 écoles de Belgique francophone d'un programme de conférences informatives et pratiques ayant pour objet d'aider les enseignants et parents d'enfants atteints de Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité - TDA/H à mieux faire face à celui-ci. Pour en savoir plus cliquez ici .

- Un programme de 12 ateliers pratiques pour aider les parents d'enfant TDA/H (5 à 12 ans) à mieux gérer le quotidien avec leur enfant . Ce programme est complet.
Pour en savoir plus cliquez ici.

Près d'un demi-million de sociétaires de Cera se mobilisent ensemble chaque jour pour des projets sociétaux et renforcent la stabilité d'un groupe financier fort.
Cera est une coopérative qui compte près d'un demi-million de sociétaires. Ensemble, ils investissent tant sur le plan financier que sociétal.
En contrôlant quelque 30 % du capital de KBC Groupe, Cera assure la stabilité et la poursuite de l'expansion de ce groupe. Elle offre ainsi des opportunités d'emploi direct et indirect.
Cera investit également dans la société par le biais de projets sociétaux, au niveau régional, national et international. Ces projets reflètent les valeurs de la coopérative : coopération, solidarité et respect de l'individu.
Les domaines dans lesquels Cera investit sont les suivants: Pauvreté et exclusion sociale; Centre Cera d'expertise pour l'entreprenariat; Art et culture; Agriculture, horticulture et vie rurale; Médico-social ; la banque et les assurances solidaires dans le tiers-monde (via la BRS).
Les investissements de Cera contribuent à la prospérité de tous ses sociétaires et au bien-être de la société dans son ensemble.

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Enfants TDA/H, dyslexiques etc: épreuves du CEB adaptées

Les enfants présentant des troubles de l'apprentissage (dyslexie, dyscalculie, etc.) sont défavorisés lors d'évaluations. Bravo à elle  : la Communauté corrige le tir pour juin 2010.

Yves RAISIERE

Ce ne sera pas forcément simple à mettre en place, mais la mesure devrait rencontrer l'adhésion, tant elle veut (enfin  !) corriger une discrimination assez évidente.

Exemple avec les épreuves communes de fin de 6° primaire (donnant accès au certificat d'études de base, ou CEB)  : les enfants présentant des troubles de l'apprentissage pourront désormais bénéficier d'aménagements et d'outils pédagogiques particuliers lors de cette évaluation.

Sont concernés par cette mesure prise par la Communauté française (bravo à elle), les enfants souffrant de dyslexie-dysorthogr aphie, dyscalculie, dysphasie, dyspraxie et dysgraphie, troubles de l'attention, etc.

Jusqu'à présent, ces enfants étaient «  traités  » de la même manière que les autres lors d'épreuves formatives ou certificatives (telles le CEB)  : ils étaient confrontés à des outils pédagogiques identiques.

Pour l'Apeda (*), à l'initiative de la démarche, une disposition qui mettait en cause de manière flagrante le principe même d'égalité.

Les enfants souffrant de troubles de l'apprentissage ne sont pas moins intelligents que d'autres. Ils peuvent développer les mêmes compétences, à condition d'avoir accès à des... méthodes, outils et évaluations adaptés à leur trouble.

Pas un régime de faveur

La Communauté française corrige donc le tir  : pour l'épreuve commune de juin 2010, ces enfants pourront bénéficier des mêmes modalités et outils pédagogiques que ceux mis en place pour eux pendant l'année scolaire. Une mesure qui était déjà valable pour les enfants atteints de déficience (visuelles, auditives, motrices, etc.). Rien à voir, donc, avec un quelconque régime de faveur.

Des exemples  ? Face à des consignes trop longues, un enfant dyslexique perd ses repères. Désormais, on pourra lui lire ces consignes, ou mettre à sa disposition un logiciel de lecture.

Pour un enfant souffrant de dyscalculie, un tableau à deux entrées demandant une lecture à la fois horizontale et verticale pose de gros problèmes. Les données pourront donc lui être présentées de façon linéaire.

Pour un enfant atteint d'un trouble de l'attention, on bannira, par exemple, les énoncés écrits recto verso.

Dossiers à préparer

Qui va jouer les «  arbitres  »  ? La circulaire le précise...

«  Les directions d'école devront signaler à l'inspecteur de leur secteur les enfants atteints de troubles de l'apprentissage et qui ont des besoins spécifiques. Ils devront aussi indiquer les modalités particulières mises en place lors des apprentissages.  »

Ils devront également préciser celles envisagées lors de la passation des épreuves. Et in fine...

«  L'inspecteur sera chargé de valider les propositions des directeurs d'école  », explique la circulaire.

On le voit  : un gros travail de préparation attend dès demain ces derniers, mais aussi les instituteurs. Ensemble, ils vont devoir constituer les dossiers, voire adapter leur pédagogie. Cela sera plus facile pour les établissements accompagnant déjà les enfants souffrant de ce type de troubles.

Parents et thérapeutes seront également mis à contribution, dans le sens où il s'agira de prouver, par un diagnostic en bonne et due forme, que le trouble est durable et permanent. Et qu'une thérapie a été, reste nécessaire pour aider l'enfant.

La circulaire est disponible depuis hier, lundi, sur le site www.enseignement. be

http://www.actu24. be/article/ societe/enfants_ dyslexiques_ epreuves_ du_ceb_adaptees/ 410443.aspx? utm_source= hp&utm_medium=bloc&utm_campaign= buzz24

 

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Voici des informations concernant un stage de méthode de travail pour les 12-16 ans, organisé à Namur durant les vacances de Pâques. Ce stage est animé entre autre par Patricia de Cartier, spécialisée dans la prise en charge neuropsy des ados TDA/H.

Votre adolescent éprouve-t-il des difficultés à s'organiser dans son travail ou à mémoriser certaines matières scolaires? Manque-t-il de méthode? Nous sommes là pour l'accompagner à trouver sa méthode de travail afin de rendre son étude plus efficace.

Le stage s'adresse aux adolescents du secondaire (de 12 à 16 ans). Les groupes sont constitués de 8 participants au minimum et de 12 participants au maximum.

L'organisation du stage est assurée par Patricia de Cartier (licenciée en psychologie, neuropsychologue) et Savina de Villenfagne (licenciée en logopédie)

Contenu
Conseils pour travailler dans des conditions optimales
Planification du travail à l'aide un horaire personnel
Enseignement de stratégies efficaces d'apprentissages scolaires
Techniques de mémorisation
Rédaction de plans de matières
Elaboration de fiches techniques personnalisées
Compréhension de textes
Conscientisation des erreurs orthographiques et attentionnelles
Applications concrètes sur les cours
Mises en pratique
Echanges

En pratique
Le stage se déroule durant 4 demi-journées, de 09h à 12h30 durant les vacances de Pâques :
Du 6 au 9 avril 2010  ou Du 13 au 16 avril 2010

Tarif : 180 euros par participant

Localisation : Le lieu de la séance vous sera précisé lors de la prise de renseignements ou de l'inscription.

Inscription et renseignements
Secrétariat de Pédiatrie, au +32 (0)81 72 05 79
L'inscription est effective dès réception du paiement sur le compte n°001-2442669-91 (communication : stage CNM – Nom et Prénom de l'adolescent) 

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Depuis le mois de décembre 2009 s'est ouvert à Auderghem L'ATELIER, un espace d'expérimentations et de découvertes propice au développement personnel de l'enfant .

Encadrés par une psychologue clinicienne , les enfants y vivent des activités d'expressions, des jeux individuels et collectifs, des temps personnels , qui leur permettent de prendre conscience de leurs rythmes, de leurs intérêts, de leurs compétences et favorisent leurs capacités à établir des relation avec d'autres enfants, d'autres adultes.

Accueillis là ou ils sont, pour ce qu'ils sont, les enfants fréquentent l'atelier aussi longtemps qu'ils le désirent, selon une fréquence variable.
L'atelier est ouvert tous les mercredi en période scolaire de 14h à 18h00 .
Il est ouvert en priorité aux enfants qui présentent des difficultés de concentration et d'attention/ des difficultés dans l'établissement de leurs relations sociales/ des difficultés d'expression/ des comportements agités ou exigeants/des difficultés scolaires.

Les parents sont invités à payer 25 euro par après midi par enfant. Selon certains critères la mutuelle participe au payement des séances d'accompagnement. Les parents qui en font la demande peuvent également bénéficier d'une réduction en fonction de leurs revenus.

Plus d'infos? Camille Devaux 0477.20.71.67

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Conférence à Tournai le mardi 23 mars 2010 à 19 heures

Troubles de l'Attention, Hyperactivité.
Comment y faire face ?
Comment reconnaître et diagnostiquer ce trouble ?

Conseils et outils pratiques pour aider les parents et les enseignants à mieux gérer et accompagner ces enfants dans leur parcours scolaire.

Par Valentine Anciaux de l'association TDA/H Belgique

Invitée par la Direction d'Etablissement et le Comité de Parents de l'ULM .

Ecoles des Ursulines et de la Madeleine
Rue des Bouchers, n°13 - 7500 Tournai

Entrée gratuite

Infos et réservations : ulm@skynet.be - Tel : 069/22.96.35


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Le 1er congrès international de langue française sur le TDA/H
(Trouble Déficit de l'Attention / Hyperactivité)
se tiendra à Bordeaux, les jeudi 24 et vendredi 25 juin 2010.
http://tdah.comm-sante.com/
Informations complémentaires :COMM Santé - Anne-Sophie Perney
Tél. : 00 33 5 57 97 19 19 - Mail : anne-sophie.perney@comm-sante.com


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TDA/H : Groupes de parole pour parents à 6920 Wellin
Espace Chrysalide, rue jean meunier 10

•  Mardi 09/02/2010

•  Mardi 9/03/2010

•  Mardi 30/03/2010

•  Mardi 27/04/2010

•  Mardi 25/05/2010

de 20h à 21 H 00 . 

Prix: 5€
Attention ! Inscription obligatoire par mail à valerie@espacechrysalide.eu

 

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Espace-rencontre destiné aux familles confrontées à l'hyperactivité

Les parents qui participent régulièrement à l'espace rencontre souhaitent aborder les relations écoles-familles et plus particulièrement dans le cadre de la gestion de l'hyperactivité.

L'enfant qui a un trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité nécessite un accompagnement particulier en famille comme à l'école.  Nous aimerions échanger les expériences de chacun, chacune au cours d'une rencontre.

C.H.U. de Tivoli, Avenue Max Buset 34 à La Louvière (Aile H, salle 3)

Renseignements et inscriptions : Tél. 064/279414

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L'Association Européenne de Dyslexie (EDA) ainsi que le Département d'Orthophonie de l'Université Catholique de Bruges-Ostende (KHBO), organisent le troisième congrès « entièrement européen » sur la dyslexie qui aura lieu du 22 au 24 avril 2010 à Bruges (Belgique).

Un grand nombre de conférences, séminaires et ateliers viendront compléter le programme avec des conférenciers venant de toute l'Europe, représentatifs de la recherche, de la pratique et de la connaissance dans le domaine de la dyslexie. Une opportunité vous est offerte de rencontres et d'échanges avec des personnes concernés par la dyslexie, chercheurs, professionnels, enseignants, étudiants. Les manifestations s'écouleront en parallèle dans les quatre langues, anglais, néerlandais, allemand et français. Un symposium d'une journée ayant pour thème « Génétique et Neuropsychologie » est également en préparation.

Le site de la conférence est le suivant www.khbo.be/eda-khbo-dyslexiaconference , il sera régulièrement mis à jour. A partir de septembre 2009 vous pourrez consulter l'intégralité du programme ainsi que les modalités d'inscription. Profitez des avantages offerts aux personnes s'inscrivant à l'avance.

Michael Kalmár, Président de l' EDA

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Méthylphénidate et jeux vidéo

Si les adolescents souffrant de TDAH (Trouble Déficit de l'Attention/Hyperactivité) sont aussi accro aux jeux vidéo, c'est parce qu'inconsciemment, ils augmentent de cette façon la dopamine synaptique, exactement comme les stimulants de type méthylphénidate. Ils se soignent donc sans le savoir. Inversement, l'idée est tentante d'utiliser cette molécule pour le traitement de l'addiction à la console car ces mêmes enfants diminuent leur utilisation de jeu en ligne en à peine deux mois lorsqu'on leur ajoute un traitement au méthylphénidate.

Claire Anciau
( référence: Han DH et al. Compr Psychiatry. 2009; 50 :251 )

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Sortie d'un livre très bien fait sur le Syndrome de Gilles de la Tourette. Il est disponible en librairie.
C'est le premier livre en français qui fait le point sur l'ensemble des connaissances actuelles sur ce syndrome.
A lire impérativement si vous êtes concerné par des problèmes de tics !

"Quand le corps fait à sa tête - Le Syndrome de Gilles de la Tourette"
Julie Leclerc et al.
Editions Multimondes

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Jacques Mercier parrain de TDA/H Belgique !

http://www.guidesoc ial.be/actualite s/jacques- mercier-parrain- de-tda/h- belgique. html

Le Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité - TDA/H est un trouble neurologique, qui se caractérise par une tendance excessive à la distraction et des difficultés de concentration, parfois accompagné d'hyperactivité ou d'impulsivité. Le TDA/H est une pathologie fréquente touchant 3 à 5 % des enfants d'âge scolaire, mais aussi, dans une moindre proportion, les adolescents et les adultes.

A l'heure actuelle, parce que ce trouble est peu connu, le TDA/H est encore trop lié dans l'esprit du grand public à l'hyperactivité seule, et malheureusement bien souvent, à l'image des enfants catalogués « trop difficiles ».

Afin de sensibiliser le grand public à cette pathologie, l'asbl TDA/H Belgique a demandé à Jacques Mercier, figure incontournable du paysage audio visuel belge et écrivain de talent, de devenir son parrain.

Jacques Mercier profite ainsi de sa liberté toute nouvelle pour mettre son temps, sa force et son énergie au service de toutes les personnes confrontées au TDA/H.

 

Pourquoi Jacques Mercier a accepté de parrainer l'Association TDA/H ?

« Lorsqu'on m'a parlé de ce « Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité », j'ai été surpris car je ne connaissais pas bien ce problème. Et je ne dois pas être seul dans le cas. Cela m'a éclairé sur des personnes que je connais et qui en souffrent. A présent que j'ai reçu les explications des symptômes, des conséquences, de la manière de soigner ce trouble, je voudrais faire connaître ce trouble, plus courant qu'on ne le croit, au plus grand nombre de personnes. Il existe des brochures, des permanents, une adresse, etc.

« Car en premier lieu, c'est l'enfance qui est touchée. Et nous savons que de notre enfance dépend tout le reste de notre vie. Dans ce cas : la gêne, la sensation d'être différent et surtout incompris, l'injustice terrible ressenties par ces enfants me touchent beaucoup.

Plus tard, ce sera parfois encore plus aigu, à l'adolescence.

« Ensuite, ce qui me frappe c'est qu'existent des solutions : informer, éduquer, diagnostiquer ; et comme « médiateur », j'essaierai de faire passer le mieux possible cette information, ce message.

Il est ponctuel : on peut avec la famille, avec l'école, avec les médecins rendre confiance et changer réellement une vie !

Il est plus général : une fois de plus, ne nous fions pas aux apparences. Si quelqu'un manque d'attention, est impulsif, turbulent, s'organise mal, etc. ce n'est peut-être pas de sa faute ! Ecoutons, prenons conseil, on peut ensemble « transformer » l'existence d'un être humain ! Ce n'est pas rien. Cela mérite bien un peu de notre temps ! »

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« [Il est] temps de commencer à changer le système d'éducation pour aider les enfants aux prises avec le TDA/H à réussir à l'école. Des interventions éducatives sont nécessaires à tous les niveaux, qu'il s'agisse de la formation avant et pendant l'emploi pour mettre à jour les connaissances des enseignants sur le TDA/H ou de l'adoption de stratégies d'enseignement pouvant être utilisées dans les classes ordinaires pour faciliter la réussite scolaire chez les élèves ayant un TDA/H. Ces stratégies doivent tenir compte des caractéristiques cognitives et comportementales du TDA/H. Les stratégies visant à répondre à des besoins scolaires particuliers (p. ex., stratégies d'étude, habiletés de lecture et d'écriture) peuvent être utilisées de manière à réduire la charge cognitive imposée sur la mémoire de travail des élèves (p. ex., appui pédagogique, aides à l'enseignement, outils habilitants) et à favoriser une parti-cipation cognitive de haut niveau. » [Traduction]
– Tannock, Martinussen et Chaban, 12 avril 2005

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« La plupart des professionnels de la santé qui traitent le TDA/H estiment qu'un traitement combiné constitue le meilleur traitement. Le traitement combiné comprend la médication, la thérapie comporte-mentale, le soutien à l'école et l'éducation de la famille et de l'enfant au sujet du trouble… » [Traduction]
– Children and Adults with Attention-Deficit/ Hyperactivity Disorder (CHADD), 2004, p. 3

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« Pour bien des gens, le TDA/H n'est pas un trouble, mais un trait, une façon d'être dans le monde. S'il perturbe leur vie, c'est alors qu'il devient un trouble. Mais une fois qu'elles apprennent à gérer ses aspects désordonnés, les personnes atteintes parviennent souvent à tirer plein parti des nombreux talents et dons que recèle leur esprit brillant. » [Traduction]
– Hallowell et Ratey,

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Septembre 2008 : Lien génétique entre le chromosome 1p36 et le Trouble Déficit de l'Attention Hyperactivité
(Zhou K et al., Linkage to chromosome 1p36 for attention-deficit/hyperactivity disorder traits in school and home settings. Biol Psychiatry. 2008;64(7):571-6.)

La région chromosomique 1p36 n'avait jamais été évoquée dans la susceptibilité au Trouble Déficit de l'Attention Hyperactivité (TDAH). Dans le projet IMAGE (Génétique Internationale Multi-centrique TDAH), l'analyse de polymorphismes de nucléotides simples avait permis d'identifier 1 094 familles candidates. Dans cette étude, les scores de sévérité des symptômes du TDAH à la maison et à l'école sont analysés sur une population de 8 000 enfants scolarisés, représentative de la population générale. Les résultats de l'analyse univariée, montrant une héritabilité de 5.1% (p<0.04) pour un locus de la région chromosomique 1p36, suggèrent une prédisposition spécifique pour la sévérité des symptômes du TDAH. D'autres liens, avec la sévérité à l'école seulement, étaient retrouvés sur le 9p23 (LOD=2.2) et le 11q21 (LOD=2.6).
Soulevé précédemment par de Kovel et al. (2008), le lien entre le TDAH et le 1p36 pourrait concerner la dyslexie, trouble du langage pouvant contribuer à l'aggravation des symptômes lors des conditions d'apprentissage (à l'école). Cette région chromosomique pourrait se révéler impliquée dans d'autres troubles du comportement moteur et cognitif.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov:80/pubmed/18439570

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Septembre 2008 :

Mécanismes neuronaux et trouble déficit de l'attention hyperactivité : influence du cortex préfrontal
(Brennan AR, Arnsten AF. Neuronal mechanisms underlying attention deficit hyperactivity disorder: the influence of arousal on prefrontal cortical function. Ann N Y Acad Sci. 2008;1129:236-45)

Les études neuropsychologiques et celles fondées sur l'imagerie montrent l'altération du cortex préfrontal (CPF) et de ses connections striatales et cérébelleuses dans le Trouble Déficit de l'Attention Hyperactivité (TDAH). Les études fondamentales menées chez l'animal et celles issues de modèles lésionnels confirment le rôle joué par le CPF dans la régulation du comportement moteur, l'attention et les affects. Aussi, le fait que le CPF joue un rôle important dans le contrôle de l'attention soutenue, de l'attention dirigée, ainsi que dans l'inhibition à la distraction, suppose que l'on s'intéresse à vérifier son intégrité dans le TDAH.
Le CPF de l'hémisphère droit est important pour l'inhibition comportementale. Des lésions organiques entraînent une distractibilité, une impulsivité, des problèmes liés à l'organisation et à la planification. Ces manifestations comportementales et cognitives sont celles qui aboutissent à l'hyperactivité, et qui peuvent être vues chez les patients présentant un TDAH. L'ensemble de ces données confirment l'implication du CPF dans le TDAH, données qui aussi sont appuyées par les fonctions neurochimiques (catécholaminergiques) qu'a cette structure dans le contrôle de l'éveil. En effet, de récentes études menées chez l'animal montrent le rôle joué par les récepteurs noradrénergiques alpha2A post-synaptiques et des récepteurs dopaminergiques D1 au niveau du CPF, nous amenant à comprendre aussi l'intérêt d'utiliser les traitements pharmacologiques ayant une action sur le CPF dans le traitement symptomatique du TDAH.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov:80/pubmed/18591484

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septembre 2008

"Aripiprazole chez l'enfant présentant un Trouble Déficit de l'Attention Hyperactivité"
(Findling RL, Short EJ, Leskovec T, Townsend LD, Demeter CA, McNamara NK, Stansbrey RJ. Aripiprazole in children with attention-deficit/hyperactivity disorder. J Child Adolesc Psychopharmacol. 2008;18(4):347-54.)

L'aripiprazole, qui est non seulement un agoniste partiel D2, mais aussi un agoniste partiel des récepteurs sérotoninergiques 5HT1A et un antagoniste des récepteurs sérotoninergiques 5HT2A, présente un certain intérêt, non seulement pour ses effets bénéfiques sur les signes négatifs de la schizophrénie, mais aussi pour ses effets sur l'attention. Examinant en particulier ces derniers effets, les auteurs de cette étude pilote ont examiné l'efficacité de l'aripiprazole sur les symptômes attentionnels et cognitifs du Trouble Déficit de l'Attention Hyperactivité (TDAH).
Menée sur une population d'enfants (âgés de 8 à 12 ans), présentant un TDAH, et traités (en ouvert) pendant 6 semaines par aripiprazole (dose moyenne 6.7 mg/j), ses résultats montrent un effet bénéfique de cette molécule sur les symptômes du TDAH en dépit d'un effet sédatif assez marqué (n = 18; 78.3%) et de la présence de céphalées (n = 11; 47.8%). L'effet cognitif recherché avec l'aripiprazole mérite encore des investigations.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov:80/pubmed/18759644

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Par Nina LARSON AFP - Mardi 26 février 2008, 11h06
STAVANGER (Norvège) (AFP) - Rita ne parvient pas à retenir ses larmes en se rappelant les moments d'inquiétude et d'incompréhension face au comportement de son fils hyperactif, un souvenir désormais lointain grâce à un régime alimentaire qui a métamorphosé l'enfant.

"J'ai vu qu'il avait un problème dès qu'il a commencé à manger des aliments solides quand il était bébé. C'était comme si la nourriture l'épuisait", raconte Rita, 50 ans, en décrivant le comportement tour à tour passif et hyperactif de son fils Christoffer.

Christoffer est aujourd'hui un adolescent de 14 ans au développement normal.

Il fait partie d'un groupe de 23 jeunes souffrant d'hyperactivité soumis en 1996-1997 à un régime alimentaire sans lait et suivis depuis lors par une petite équipe d'éducateurs et chercheurs de Stavanger, dans le sud-ouest de la Norvège.

Cette équipe tente de vérifier la théorie du scientifique norvégien Karl Ludvig Reichelt selon laquelle un dysfonctionnement du métabolisme empêche la désagrégation de certaines protéines (dont la caséine, présente dans le lait) et peut causer des problèmes mentaux tels que le trouble de déficit de l'attention/ hyperactivité (TDAH).

"L'un des enfants, avec qui je travaille, a commencé le régime mercredi et ses parents ont dit avoir vu une très grande amélioration de son comportement dès le week-end", raconte Magne Noedland, l'un des éducateurs spécialisés à l'initiative du projet à Stavanger.

Les 23 enfants, âgés de 4 à 11 ans au début de l'étude, étaient tous soupçonnés de TDAH et leurs urines contenaient des quantités anormales de peptides.

Selon Reichelt, l'accumulation de peptides est un indicateur que l'enzyme nécessaire pour désagréger certaines protéines est inhibée ou inexistante et peut avoir l'effet d'opium sur le cerveau.

De nombreuses études ont montré un lien entre des cas d'autisme ou de schizophrénie et la non désagrégation de protéines, et de plus en plus d'études indiquent que certains cas de TDAH sont liés à ce problème digestif.

Ces théories sont cependant accueillies avec scepticisme par de nombreux médecins qui préconisent les médicaments pour traiter l'hyperactivité . Aucune étude n'a montré quelle proportion d'enfants hyperactifs souffre d'intolérance à certaines protéines.

Tous les enfants du projet de Stavanger ont suivi un régime sans caséine la première année et les résultats ont été extrêmement positifs, selon M. Noedland.

Certains ont depuis arrêté le régime mais après huit ans, six continuent d'éviter scrupuleusement le lait et parfois le gluten, présent dans de nombreuses céréales.

"Nous voyons une nette différence entre ceux qui ont arrêté et ceux qui continuent le régime", affirme M. Noedland.

"Voir ces enfants incapables d'apprendre quoi que ce soit puis devenir réceptifs du jour au lendemain, pour une enseignante, c'est quelque chose de merveilleux" , raconte Kristine Fosse, une éducatrice impliquée dans le projet.

L'un des jeunes a avoir persévéré, Sigbjoern, affirme que le moindre faux pas dans son alimentation affecte ses prestations à l'école.

"Je le vois tout de suite quand j'ai mangé quelque chose que je ne devais pas manger. J'ai beaucoup de mal à me concentrer", raconte le garçon de 17 ans.

Considéré comme un enfant hyperactif à problèmes et au développement retardé lorsqu'il était en maternelle, Sigbjoern est aujourd'hui l'un des meilleurs élèves de sa classe.

Des centaines d'enfants norvégiens souffrant de TDAH ont commencé à suivre ces dernières années un régime sans lait mais, selon Mme Fosse, les médecins n'informent pas suffisamment les parents de cette option.

"En tant que parent, ne voudriez-vous pas au moins essayer de changer le régime alimentaire de votre enfant avant de lui donner des médicaments?" , demande Grete, la mère de Sigbjoern.

 

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Le lundi 09 juin 2008

Les troubles de l'attention, un atout pour des nomades kényans

Agence France-Presse

Washington

Une propension génétique aux troubles de l'attention, accompagnés d'hyperactivité , peut constituer un avantage pour des populations nomades, selon une étude portant sur une tribu kényane publiée mardi.

Des chercheurs américains ont découvert qu'un gène associé à ce trouble, baptisé TDAH (trouble de déficit d'attention avec hyperactivité ), était également lié à une meilleure santé, notamment en ce qui concerne le poids, dans un groupe d'éleveurs nomades. En revanche, il pourrait être cause de troubles alimentaires chez leurs cousins récemment sédentarisés.

Le gène récepteur de la dopamine que Dan Eisenberg et ses collègues ont étudié intervient dans l'impulsivité , l'anticipation d'une récompense et la dépendance et pourrait être associé non seulement au TDAH mais aussi à l'appétit.

Les effets de ces gènes ont été étudiés dans les pays industrialisé s, mais très peu dans des environnements de subsistance, plus proches de celui où s'est effectué la majeure partie de l'évolution génétique de l'humanité.

«Nos découvertes laissent penser que certains traits de personnalité que nous observons chez les gens sont utiles ou au contraire préjudiciables en terme d'évolution en fonction du contexte», explique le principal auteur de la recherche, Dan Eisenberg, anthropologue à la Northwestern University.

«Cette découverte pourrait nous permettre de ne plus considérer le TDAH seulement comme une maladie, mais aussi comme pouvant comporter des éléments d'adaptation» , selon lui.

«Il est possible que dans un milieu nomade, un garçon porteur de cet allèle (l'une des formes que peut prendre un même gène) soit plus apte à défendre les stocks de vivres contre les voleurs, ou à localiser les sources de nourriture et d'eau, mais que les mêmes tendances ne soient pas aussi bénéfiques dans des environnements plus tournés vers l'école, l'agriculture ou le commerce», explique le chercheur.

L'étude est publiée dans le journal spécialisé BMC Evolutionary Biology .

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Etude génétique sur le TDA/H - ajouté le 3 mars 2008

Le Dr Isablle Massat, pédopsychiatre et chercheur qualifié du FNRS, Laboratoire de Neurologie Expérimentale, Service de Pédiatrie de l'Hôpital Erasme et le Professeur Philippe Peigneux, Faculté des Sciences Psychologiques et de l'Education de l'Université Libre de Bruxelles, entament une étude génétique sur le TDA/H.

Dans le cadre de ce projet de recherche, ils recherchent des enfants âgés de 8 à 12 ans, atteints ou non d'un TDAH afin de mieux comprendre les mécanismes cérébraux impliqués dans certaines fonctions exécutives (liées à la concentration).

P.S. : il n'est plus indispensable d'être droitier, les enfants gauchers peuvent également participer à l'étude.

Plus de détails en cliquant ici

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Les colorants et additifs alimentaires augmenteraient le niveau d'hyperactivité chez les enfants, selon une étude britannique publiée jeudi en ligne par la revue médicale "The Lancet". Les additifs alimentaires sont des produits ajoutés aux produits alimentaires afin d'en améliorer la conservation, le goût ou l'aspect, ou d'en modifier la couleur. Des chercheurs de l'université de Southampton (Royaume-Uni) ont mené des tests d'évaluation sur le comportement d'enfants soumis à un essai en double-aveugle, certains recevant un cocktail d'additifs alimentaires communément présents dans l'alimentation, d'autres un simple jus de fruit.

Cette étude conduite pour la Food Standards Agency (agence pour la sécurité alimentaire britannique) confirme, selon les chercheurs, les résultats de travaux précédents menés sur des enfants souffrant de trouble de l'hyperactivité , dits ADHD en anglais ou TDAH (troubles déficitaires de l'attention/ hyperactivité ).

"Nous avons montré un effet défavorable des additifs alimentaires sur le comportement hyperactif des enfants de 3 ans et de 8-9 ans", affirment Jim Stevenson et ses collègues. "Ces découvertes, ajoutent-ils, montrent que les effets défavorables ne sont pas seulement constatés sur des enfants ADHD, mais peuvent aussi être constatés en population générale". Les effets ont été montrés pour des enfants "avec un éventail complet de degrés d'hyperactivité ".

"En général, les enfants qui ont pris les additifs se sont rapprochés d'environ 10% de la définition d'enfant hyperactif", a précisé le Pr Stevenson à l'AFP.

L'étude a porté sur 153 enfants de trois ans et 144 enfants de 8-9 ans. Les cocktails d'additifs administrés contenaient un conservateur, le benzoate de sodium (référencé E211 dans l'Union européenne) et différents colorants alimentaires: jaune orange (E110), carmoisine (E122), tartrazine (E102), ponceau 4R (E124), jaune de quinoléine (E104) et allura red AC (E129).

L'hyperactivité est associée à des troubles de la concentration et de l'attention et des difficultés d'apprentissage, notamment pour la lecture.

Le nombre d'enfants ADHD a plus que triplé en 25 ans aux Etats-Unis, atteignant 2,84 millions en 2001-2002, derniers chiffres connus. En France, selon des données récentes, environ un enfant sur 400 prendrait de la Ritaline, médicament amphétaminique, parce qu'il est jugé hyperactif.

voir aussi

http://www.thelance t.com/journals/ lancet/article/ PIIS014067360761 3063/abstract

http://www.medicms.be:80/voit22feed.php?id=462

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Strasbourg, 24 octobre 2007

Intergroupe Famille

Bilan des actions menées au Parlement européen contre les "dys-criminations" dont souffrent les enfants "dys"

(Dyslexiques, dyspraxiques, dysphasiques, dyscalculiques, troubles de l ' attention avec ou sans hyperactivité)

Mme Marie Panayotopoulos, Présidente de l ' Intergroupe "Famille" du Parlement européen, a dressé le bilan mercredi à Strasbourg des actions menées au Parlement européen contre les "dys-criminations" dont souffrent plus de 10 pc d ' enfants dans les pays de l ' Union européenne affectés à des degrés divers par des troubles "dys" atteignant très tôt leurs capacités de communication orales ou écrites et pouvant les conduire à l ' exclusion scolaire puis sociale s ' ils ne sont pas détectés puis traités correctement.

La façon dont ces troubles sont repérés, diagnostiqués et traités (soit par des rééducations médicales, soit par des aménagements du cadre de la scolarité, comme par exemple l ' autorisation d ' utiliser des PC pour les épreuves écrites des examens) varie fortement d ' un Etat membre à l ' autre.

Mme Panayotopoulos, Mme Záborská, Présidente de la commission des droits de la femme du Parlement européen, M. Richard Howitt (PSE), Président de l ' Intergroupe "Handicapés", Mme Roberta Angelilli (UEN), rapporteur du Parlement européen sur la communication de la Commission sur les droits de l ' enfant et Mme Kathy Sinnott (IND), Vice-Présidente de l ' Intergroupe famille, ont déposé une déclaration écrite demandant un meilleur repérage de ces troubles dans tous les pays de l ' Union européenne et l ' application des meilleures pratiques pour y remédier.

Cette déclaration écrite, qui a suscité un énorme intérêt auprès des organisations de parents d ' enfants "dys" dans tous les pays de l ' Union européenne et qui sera clôturée le 25 octobre, a recueilli plus de 420 signatures de députés européens, dépassant ainsi largement le nombre minimum de signatures nécessaire pour que le texte soit transmis aux autorités européennes et aux Parlements nationaux des 27.

Des représentants des Directions générales Emploi et Education de la Commission européenne, le Professeur Joachim Dattke, membre de la Fondation allemande "Theodor-Hellbrügge" spécialisée dans le repérage très précoce et le traitement de différents handicaps, et des membres d ' associations de parents d ' enfants "dys", notamment la Fédération française des troubles du langage (FLA) et l ' "Asociación dislexia y familia" des îles baléares, et d ' associations de jeunes adultes dys" ont participé à la réunion de l ' intergroupe spécialement consacrée au bilan de cette campagne.

Le commissaire européen Kyprianou, en déplacement, avait également fait parvenir à Mme Panayotopoulos une lettre de soutien à la campagne engagée au Parlement européen en faveur des enfants "dys". Il y constatait notamment l ' insuffisance des indicateurs sur les troubles "dys" dans de nombreux Etats membres et précisait que le prochain programme européen "Santé" 2008-2013 pourrait précisément renforcer les études dans ce domaine.

Sinon, plusieurs programmes européens dans les domaines de l ' éducation, notamment tout au long de la vie, de la culture ou des affaires sociales pourront contribuer à diffuser dans tous les Etats membres les meilleures pratiques ayant cours parmi eux. Des actions spécifiques concernant la dyslexie ont déjà eu lieu dans le cadre des programme européens Recherche et Comenius.

Alors que de jeunes dyslexiques ont témoigné mercredi du fait que de "véritables maltraitances" envers les enfants et jeunes "dys" ont toujours cours dans certaines écoles, les participants ont souligné la nécessité d ' un repérage très précoce (dès quelques mois) : des rééducations dès ce stade peuvent contribuer très efficacement à réduire la gravité des troubles ultérieurement.

D ' autres participants ont fait état de l ' intérêt de certaines grandes entreprises européennes pour mieux prendre conscience de ces troubles, -dont certains de leurs employés peuvent souffrir (souvent en devant les cacher)-, afin de faciliter l ' embauche et l ' insertion professionnelle de ces jeunes "dys", dont l ' intelligence n ' est en rien affectée par la dyslexie et les troubles associés.

Outre la nécessité d ' un repérage très précoce et de l ' application des meilleures pratiques en vue de faciliter leur scolarisation, en milieu ordinaire ou en milieu spécialisé lorsque cela est vraiment nécessaire, d ' autres participants ont également souhaité une réflexion et des recherches approfondies sur l ' origine de ces troubles, encore très mystérieuse.

La Commission européenne a lancé en 2006 un projet pluriannuel de recherche européen pour mieux comprendre l ' origine de la dyslexie et de la dysphasie (Neurodys).

Outre la déclaration écrite, Mmes Panayotopoulos, Záborská et Amalia Sartori, coordinatrice du Groupe PPE DE à la commission des droits de la femme et Vice-présidente de la délégation italienne de ce groupe, avaient également posé une question orale à la Commission européenne concernant ces troubles, question qui avait été débattue en session plénière en septembre dernier. Cette question orale insistait notamment sur le respect des Directives européennes concernant les non-discriminations à l ' embauche et sur le lieu de travail.

Marie PANAYOTOPOULOS MdPE : 32.2.284.54.47

ou Anne Vahl au service de presse du Groupe PPE-DE du Parlement européen : 32.475.49.33.54


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Enfants hyperactifs: retard au développement cérébral, selon une étude -- par Randolph Schmid --
[13/11/2007 14:18]


WASHINGTON -- Des régions essentielles du cerveau des enfants présentant un syndrome d'hyperactivité se développent plus lentement que chez les autres enfants. Un retard qui peut atteindre trois ans, selon une nouvelle étude américaine, la plus détaillée à ce jour sur ce syndrome très fréquent.

On estime qu'entre 3 et 5% des enfants d'âge scolaire souffrent d'un syndrome d'hyperactivité .

Les régions concernées sont celles qui suppriment les actions et les pensées inopportunes, et celles qui contrôlent l'attention, la mémoire immédiate, le centre de la récompense, a précisé l'équipe de recherche conduite par le Dr Philip Shaw, de l'Institut national de la santé mentale, dont les travaux étaient publiés lundi dans l'édition en ligne des annales de l'Académie nationale des sciences.

«Trouver un modèle normal de maturation du cortex, bien que retardé, chez des enfants présentant un syndrome d'hyperactivité , pourrait rassurer les familles et pourrait nous aider à comprendre pourquoi
certains enfants passent finalement au travers de ce désordre», a résumé Philip Shaw.

Pour le Dr Louis Kraus, chef du service de psychiatrie de l'enfant au Centre médical de l'Université Rush, à Chicago, ce qui est important est que cette étude met en évidence qu'il y a «clairement des bases biologiques au syndrome d'hyperactivité» . Du coup, plus personne ne peut affirmer que les enfants font exprès, ou semblant. Il a cependant mis en garde les parents, les exhortant à ne pas se précipiter pour faire passer des scanners à leur enfant.

Le docteur Philip Shaw est d'accord, notant que l'imagerie cérébrale n'est pas encore suffisament au point pour pouvoir servir d'outil de diagnostic du syndrome d'hyperactivité à titre individuel. Si elle a
permis de tirer des enseignements dans le cadre de l'étude, elle n'est pas à même de détecter ce retard chez un enfant via un scanner: le diagnostic doit rester clinique, basé sur les déclarations de l'enfant, de sa famille et de ses professeurs.

L'équipe de recherche a utilisé le scanner pour mesurer l'épaisseur du cortex au niveau de 40.000 points de 223 cerveaux d'enfants souffrant d'hyperactivité et de 223 autres indemnes de ce syndrome.
Les scanners étaient pratiqués deux, trois ou quatre fois, à trois ans d'intervalle.

Dans les deux groupes, les zones de la sensibilité et de la motricité à l'arrière et dans la partie supérieure du cerveau atteignent leur épaisseur maximum dans l'enfance, les zones du cortex frontal, responsables des fonctions supérieures, l'atteignent plus tard, à l'adolescence.

En revanche, la seule région du cerveau qui arrive à maturation plus tardivement chez les enfants atteints de syndrome d'hyperactivité est le cortex moteur, découverte qui peut expliquer en partie l'agitation qui les caractérise.

C'est grâce à une nouvelle technique d'imagerie, plus précise, que ces différences de formes ont pu être découvertes, car permettant aux chercheurs d'indiquer avec précision le rétrecissement observé en des milliers de points du cortex chez des centaines d'enfants et d'adolescents.

Le retard de développement le plus important concernait des zones du cerveau intégrant l'information obtenue dans les aires sensitives possédant et les fonctions supérieures. Une de ces zones a cinq ans
de retard dans son développement chez les enfants hyperactifs.

AP

Sur le Net:

http://www.pnas. org

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  Des chercheurs ont découvert que le développement du cerveau chez les enfants présentant le trouble déficit d'attention et hyperactivité (TDAH) est retardé dans certaines régions.

Les chercheurs du National Institutes of Health (NIH) ont comparé les images (scans) du cerveau d'enfants de 6 a 16 ans ayant le TDAH avec celles d'enfant ne l'ayant pas.

Ils ont observé que certaines régions du cerveau, particulierement celles impliquées dans la pensée, l'attention et la planification, maturent en moyenne 3 ans plus tard que normalement tout en suivant les patterns normaux de développement.

Ces résultats publiés aujourd'hui dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, sont cohérents avec le fait que la plupart des enfants avec le TDAH vont mieux avec le temps, selon Philip Shaw, auteur principal de la recherche.

Shaw et ses collegues ont compilé les données d'images cérébrales chez 446 enfants dont la moitié avaient le TDAH. Ils ont utilisé une nouvelle technologie qui leur permettait d'observer l'évolution de 40.000 points du cerveau a travers le temps et d'établir ainsi quelles régions spécifiques se développaient, ou épaississaient, a quel rythme.

Le retard était le plus évident dans le cortex pré-frontal, la région du cerveau qui est critique pour les fonctions exécutives importantes pour la mémoire, l'attention, le contrôle moteur et la capacité d'inhiber les impulsions et les pensées inappropriées.

Une région, toutefois, semblait se développer plus rapidement, celle du cortex moteur primaire. Combiné avec le délai dans le développement du contrôle moteur, les chercheurs croient que cela peut expliquer pourquoi les enfants avec le TDAH sont si bougeants.

A part les différences dans le temps, le cerveau des enfants avec le TDAH semble se développer de la façon typique habituelle, de l'arriere a l'avant.

Alors que l'aspect hyperactivité du trouble disparaît avec le temps pour la plupart des enfants, il persiste a l'âge adulte chez un quart a un tiers d'entre eux.

En ce qui concerne les traitements, des chercheurs croient qu'il est possible d'entraîner spécifiquement certaines habiletés mentales et que cet entraînement peut avoir un impact sur le développement biologique du cerveau.

Des exemple d'impact d'entraînements spécifiques sur la biologie du cerveau sont ceux par exemples des musiciens dont la région du cerveau contrôlant les mouvements des doigts est plus développée que la normale ou encore des gens ayant pratiqué la méditation pendant plusieurs années dont une région du cerveau impliquée dans l'attention est plus volumineuse que chez la moyenne des gens.

Source: What Goes Wrong in the ADHD Brain, Time, 12 novembre 2007

 

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28 septembre 2007


Journée des associations d'usagers en santé mentale

L'asbl Psytoyens invite toutes les associations d'usagers et toutes les personnes intéressées à se retrouver le 28 septembre 2007 à Namur, au Centre l'Ilon.

Cette journée de rencontre, de réflexion, d'échange et de convivialité sera l'occasion pour chacun, usager, famille ou professionnel de la santé de mieux connaître les associations et ceux qui les font vivre au quotidien.

Le journée se divisera en deux parties.

La matinée se tiendra un forum sur « le rôle des associations d'usagers ». Des usagers, responsables d'associations, des professionnels de la santé et nos représentants politiques y prendront la parole.

Un débat sera également ouvert.

L'après-midi chacun aura l'occasion de déambuler parmi les stands des associations wallonne et bruxelloise et de rencontrer leurs responsables.

Centre l'Ilon, Place de l'Ilon, 17 à 5000 Namur,
Vendredi 28 septembre 2007 à partir de 9h30,
3 euros pour les usagers, 5 euros pour les professionnels.

Le prix comprend le repas de midi.
Réservations au 081 23 50 19 ou info@psytoyens. be


Affiche : http://www.tdah. be/AfficheColloq ueFinal.pdf


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Le PREMIER document audiovisuel en français qui traite du TDAH à travers les étapes de la vie!

Un outil pédagogique innovateur sur le TDAH, scientifique, dynamique et accessible pour tous!

Le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité , aussi appelé TDAH, est un problème neurologique fréquent qui apparaît dès l'enfance et persiste, dans la majorité des cas à l'âge adulte. Les symptômes affectent le fonctionnement au quotidien et nécessitent souvent une intervention adaptée. La science en ce domaine évolue à pas de géant et plusieurs options de traitements sont disponibles.

Ce document, ponctué de témoignages, se veut un outil pour mieux connaître et mieux vivre avec le TDAH. Il se divise en 5 thèmes : tableau clinique, problèmes associés, données scientifiques, stratégies diagnostiques et traitements. Cet outil pédagogique, produit par la Direction de l'enseignement de l'Institut universitaire en santé mentale, Centre hospitalier Robert-Giffard, s'adresse à toute personne touchée par le TDAH, que ce soit par intérêt professionnel ou personnel.

Annick Vincent, M.D. , psychiatre, et Martin Lafleur, Ph. D., neuropsychologue, travaillent depuis plusieurs années auprès d'adultes présentant un TDAH. Ils sont très impliqués dans l'enseignement du TDAH auprès des individus et des familles concernées, du public en général et des intervenants des réseaux de l'éducation et de la santé.

D re Vincent est aussi l'auteure de deux best-sellers traitant de ce sujet : Mon cerveau a besoin de lunettes et Mon cerveau a encore besoin de lunettes.
source : http://www.impacted itions.com/ pages/psyboutiqu e/DVD%20tdah. html

34,95 $ (CND)
Durée : 55 minutes
ISBN : 978-2-922451- 26-9

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Les additifs alimentaires suspectés d'accroître l'hyperactivité infantile

( Le Monde - 7 septembre 2007 )

Des colorants artificiels et des conservateurs - les célèbres E102 et suivants - pourraient stimuler les troubles de l'attention chez l'enfant, selon une étude britannique




Certains additifs alimentaires, conservateurs ou colorants, peuvent-ils favoriser l'hyperactivité de l'enfant ? L'hypothèse n'est pas nouvelle, mais une publication, jeudi 6 septembre, sur le site Internet de l'hebdomadaire britannique The Lancet, relance les soupçons pesant notamment sur un conservateur, l'acide benzoïque.

Il y a plus de trente ans, le pédiatre américain Ben Feingold évoquait le rôle délétère que les additifs pouvaient avoir sur le comportement des enfants. Les célèbres E110 et autre carmoisine parfois mentionnés sur les pochettes de friandises sont suspectés de favoriser les comportements suractifs, impulsifs et d'inattention, qui composent le tableau clinique du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Une étude plus récente avait pointé un degré d'hyperactivité plus élevé, évalué par les parents, chez les enfants de 3 ans consommant une mixture d'additifs alimentaires.

Les nouveaux travaux publiés par The Lancet, conduits par une équipe de l'université de Southampton dirigée par Jim Stevenson, concernent des additifs testés " en double aveugle contre placebo ". Dans cette méthodologie, des enfants - un groupe âgé de 3 ans, l'autre de 8-9 ans - buvaient de manière aléatoire un mélange d'additifs, soit une substance neutre, sans qu'eux-mêmes ou les expérimentateurs sachent qui prenait quoi.

Deux cocktails de colorants artificiels ont été testés (A et B), chacun contenant en outre 45 mg d'acide benzoïque (E211). Les enfants ont absorbé cette boisson pendant une semaine, à l'issue de laquelle elle a été supprimée de l'alimentation durant les 6 semaines suivantes.

Les enfants ont fait l'objet d'une évaluation au moyen de trois outils psychologiques, un quatrième étant ajouté pour le groupe des 8-9 ans. L'évaluation globale a été " conçue pour mesurer les différences individuelles d'hyperactivité à partir de différentes sources (enseignant, appréciation des parents, observation directe et test informatisé) et couvrir les composants de l'hyperactivité ", précisent les auteurs.

VARIATIONS INDIVIDUELLES

Parmi les enfants de 3 ans, seuls ceux qui ont consommé le mélange A et l'acide benzoïque présentaient un niveau d'hyperactivité plus élevé que ceux du groupe contrôle. Chez les 8-9 ans, l'élévation par rapport aux sujets contrôles se manifestait dans les deux groupes recevant des additifs, pour peu qu'ils aient consommé au moins 85 % de la dose sans manquer une prise.

Le statut économique ou social des enfants n'avait pas d'influence sur les résultats. Les auteurs ont également constaté d'importantes variations individuelles dans les effets des additifs observés chez les enfants. Ils précisent que leur étude ne permet pas d'identifier précisément les substances en cause.

" Depuis nombre d'années, des soupçons existent sur l'acide benzoïque, constate le docteur Eric Konofal (service de psychopathologie de l'enfant, hôpital Robert-Debré, Paris). Il faudrait les étayer avec des doses plus élevées et des études chez l'animal. L'acide benzoïque pourrait intervenir indirectement en perturbant la production d'acides aminés essentiels et les mécanismes dopaminergiques ", stimulant le système nerveux. Le chercheur exclut cependant que les additifs soient les seuls responsables de l'hyperactivité, qui nécessite selon lui un " terrain " favorable.

Les auteurs de l'étude soulignent que " les implications de ces résultats, concernant la réglementation de l'usage des additifs alimentaires, pourraient être substantielles " . Ils ajoutent que si l'utilisation de colorants paraît superflue, " on ne peut en dire autant de l'acide benzoïque, qui remplit une importante fonction de conservateur ".

Les autorités sanitaires britanniques ont réagi en recommandant aux parents d'enfants hyperactifs d'éviter les aliments contenant ces additifs. Et elles ont transmis le dossier à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui a entamé une évaluation de l'ensemble des additifs.

Paul Benkimoun

 


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Amygdales et troubles du comportement
:
L'ablation des amygdales serait une solution contre l'hyperactivité

Paris, le 03/04/06. LJS.com

Autrefois, très largement pratiquée, l’ablation des amygdales et des végétations est aujourd’hui réalisée essentiellement dans le cas d’otites, d’angines et de rhinopharyngites à répétition ou de problèmes de respiration causés par l’hypertrophie de ces organes… Elle le sera désormais peut-être aussi pour résoudre le « trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité » ou TDAH. C’est ce que suggèrent les résultats d’une enquête menée par une équipe de l’Université du Michigan.

Réalisée sur 78 enfants candidats à une opération d’ablation, les chercheurs ont montré que les problèmes de sommeil dûs aux difficultés respiratoires (ronflements, apnée du sommeil) avaient des conséquences sur le comportement de ces enfants et entraînaient des difficultés à maintenir leur attention, une hyperactivité ainsi que de la somnolence… En effet, la mauvaise qualité du sommeil ne permet pas une récupération optimale. Ceci a des répercutions importantes sur le comportement de l’enfant durant la journée. Le groupe d’enfants étudié montrait globalement plus de troubles du sommeil et du comportement qu’un groupe témoin d’enfants normaux. Un an après l’opération d’ablation, 11 des 22 enfants qui présentaient initialement des TDAH n’en souffraient plus et les problèmes de sommeil et de comportement de l’ensemble du groupe étaient revenus au même niveau que ceux du groupe témoin.
Les auteurs concluent de cette étude que si un enfant ronfle ou présente des difficultés à respirer durant la nuit, il devra consulter un spécialiste de manière à en mesurer les conséquences sur la qualité de son sommeil. Une ablation des amygdales pourra être envisagée surtout si l’enfant présente des troubles du comportement.

Source :
Revue : Pediatrics
(04/04/2006, L.Q.S.)

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CONSULTATIONS PSYCHOLOGIQUES SPECIALISEES Logopédie et neuropsychologie développementale
«  Mieux comprendre et mieux vivre avec mon/ton enfant ayant des difficultés attentionnelles (TDA/H)  »Projet soutenu par la Fondation Roi Baudouin

Objectifs et contenu

Par le biais d'ateliers adressés aux parents d'enfants souffrant de difficultés attentionnelles avec ou sans hyperactivité, ce programme a pour objectif d'apporter aux participants un maximum d'informations sur les troubles attentionnels, leurs origines et causes, les conséquences dans la vie quotidienne et scolaire, etc. ; mais également d'apprendre à ces parents des conseils pratiques de réactions et de comportements positifs envers leurs enfants. Ces conseils pratiques seront abordés sous forme d'une guidance neuropsychologique : apprentissage de techniques permettant de faire face à des difficultés typiquement rapportées chez des enfants souffrant de troubles attentionnels (oublis fréquents, difficultés de réalisation des devoirs, distractions, répétition des consignes, etc.).

Modalités

Le programme sera organisé sous la forme d'un apport théorique et d'une série d'exercices pratiques de mises en situations en petits groupes. Les participants seront invités à pratiquer quotidiennement ces conseils de guidance à domicile et à partager leurs expériences en début de chaque séance.

Le programme s'articule en dix séances, qui commenceront le mardi 13 mars et se dérouleront de 19h00 à 20h30 (13, 20 et 27 mars ; 17, 24 et 30 ( ! lundi) avril ; 15 et 22 mai ; 5 et 12 juin). Une séance de suivi sera ensuite proposée en septembre 2007 afin d'évaluer l'effet à long terme du programme et la concrétisation des pratiques par les parents.

Public

Le programme est destiné aux parents d'enfants présentant un trouble attentionnel avec ou sans hyperactivité, ayant fait l'objet d'un diagnostic ou en cours d'évaluation.

La formation sera assurée par :Laurence Bastin et Valentine Charlot, neuropsychologues aux Consultations Psychologiques Spécialisées : Logopédie et neuropsychologie développementale. Nadia Gianotto, psychologue cognitivo-comportementaliste.

L'inscription est de 95 euros pour les 10 séances.
Secrétariat des CPS : Marie-Charlotte Declève, 010/47.40.14 (Permanence téléphonique : Lu, Ma, Je : de 15h à 18h) mailto:cps@psp.ucl.ac.be .
Lieu: Faculté de Psychologie. Local E 139, 1 er étage. 7, Rue Paulin Ladeuze 1348 Louvain-La-Neuve.

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L'hôpital Rivière-des-Prairies propose une nouvelle approche pour soigner les jeunes atteints d'un TDAH

MONTREAL, le 22 juin /CNW Telbec/

- La clinique des troubles de l'attention (CTA) de l'hôpital Rivière-des-Prairies est devenue le chef de file en ce qui a trait à la recherche clinique dans le domaine des troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
Plus d'une quinzaine de projets de recherche sont actuellement réalisés à la CTA. Parmi ces projets, une thérapie novatrice de remédiation cognitive est développée par Marie-Claude Guay, Ph.D. (professeure au Département de psychologie de l'UQAM) et par le Dr Philippe Lageix (pédopsychiatre).
La remédiation cognitive vise à aider le jeune qui a un TDAH à développer ses fonctions cognitives déficitaires à l'aide d'exercices informatisés. Plus le jeune progresse et développe ses habiletés d'attention, plus la tâche informatisée se complexifie, permettant ainsi au jeune de progresser selon son propre rythme. Les chercheurs font l'hypothèse que l'amélioration des fonctions cognitives habituellement déficitaires dans le TDAH permettra aux jeunes une meilleure capacité de régulation des comportements. Cela se traduira notamment par une réduction des comportements hyperactifs et impulsifs et par une augmentation de la capacité d'attention des jeunes.
La particularité de ce type de thérapie est qu'il nécessite un entraînement intensif et soutenu, un peu comme un entraînement sportif. Comme ce n'était pas possible de faire venir les patients à la CTA 4 fois par semaine pendant 12 semaines, la participation de partenaires des réseaux de la santé et de l'éducation étaient indispensable.
Pour faciliter cette collaboration, les chercheurs de la CTA ont développé un site web de travail qui permet aux jeunes atteints d'un TDAH d'accéder à leur thérapie de remédiation cognitive, directement à l'école sous la supervision d'un intervenant scolaire. De plus, cette cyberthérapie permet d'offrir des services surspécialisés dans diverses régions éloignées de la province de Québec.
Actuellement, l'équipe de la CTA a développé des partenariats avec des professionnels de ces régions et la recherche sur la remédiation cognitive se fera à partir de différents sites : Montréal, Fermont, Abitibi et Hull. Réalisée de façon délocalisée, cette thérapie facilite la concertation de différents intervenants qui suivent l'évolution des progrès d'un même jeune.
Ils peuvent évaluer l'efficacité réelle de la thérapie de remédiation cognitive et améliorer l'accessibilité des services qui sont offerts aux jeunes atteints d'un TDAH.
L'avancement des connaissances et l'émergence de pratiques novatrices sont au coeur des préoccupations de la Clinique des troubles de l'attention. Soucieux de s'appuyer sur les meilleures pratiques, l'hôpital Rivière-des-Prairies encourage la recherche et met l'enseignement et la formation au coeur de ses priorités. Rappelons que ce centre de santé mentale, affilié à l'Université de Montréal, offre des services spécialisés et surspécialisés en pédopsychiatrie et en troubles neurodéveloppementaux à la population du Québec.
Pour plus de renseignements concernant la Clinique des troubles de l'attention de l'hôpital Rivière-des-Prairies, nous vous invitons à consulter notre site Internet : http//www.hrdp.qc.ca (Google)

 

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Hyperactivité : l'homéopathie est efficace
Les remedes homéopathiques améliorent les symptômes du TDAH

Paris, le 22/11/05. LJS.com
Alors qu'une étude publiée dans The Lancet le 27 aout dernier concluait a l'inefficacité de l'homéopathie dans son ensemble, une étude suisse qui vient de paraître dans l'European Journal of Pediatrics montre que les médicaments homéopathiques sont efficaces contre les symptômes du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH), familierement nommé hyperactivité.

Le TDAH est une maladie neurocomportementale qui se traduit par divers symptômes : une agitation motrice, une impulsivité et des problemes de concentration et d'attention. Cette maladie perturbe la qualité de vie de l'enfant, engendrant souffrances, difficultés relationnelles et scolaires. Le TDAH se soigne en associant une approche médicamenteuse pour atténuer les symptômes les plus genants et une approche psychothérapique pour agir sur les causes profondes du trouble.
Le médicament le plus souvent prescrit est la Ritaline® ou méthylphénidate. Cependant, malgré son indéniable efficacité, ce psychostimulant possede des effets secondaires non négligeables : perte d'appétit dans 80 % des cas, insomnie, irritabilité, anxiété, maux de tete, somnolence excessive, céphalées, douleurs abdominales, ralentissement de la croissance, etc.

Les remedes homéopathiques améliorent les symptômes du TDAH (suite)

C'est pourquoi le Dr Heiner Frei de l'association suisse des médecins homéopathiques et le service de neurologie pédiatrique de l'hôpital de Berne ont voulu testé les effets de l'homéopathie sur ce trouble chez 83 enfants âgés de 6 a 16 ans qui en souffrent.
L'homéopathie utilise des substances hautement diluées choisies par le médecin en fonction de la personne malade. Les enfants ont donc bénéficié ici d'un traitement individualisé. Les médecins ont ainsi utilisé différents remedes homéopathiques dont : Calcarea-carb., Sulphur, Chamomilla, Lycopodium, Silica, Hepar-sulph., Nux vomica, China, Ignatia, Mercurius, Capsicum, Causticum, Hyoscyamus, Phosphorus, Sepia, Staphysagria.

Pendant 12 semaines, les enfants hyperactifs ont reçu soit un placebo soit un remede homéopathique. Au terme de l'étude, il s'avere que les enfants du groupe homéopathie ont vu leurs scores a l'Index global de Conners (une échelle de 10 items qui évalue les principaux symptômes de l'hyperactivité) s'améliorer de 63%. Les fonctions cognitives, la perception de la vision globale, l'impulsivité et le déficit d'attention se sont ainsi considérablement améliorés grâce a l'homéopathie.

Et comme la méthodologie employée pour cette étude est des plus rigoureuses, il y a de quoi raviver les flammes de la controverse sur l'homéopathie.

Priscille Tremblais   
Heiner Frei : "Homeopathic treatment of children with attention deficit hyperactivity disorder: a randomised, double blind, placebo controlled crossover trial". European Journal of Pediatrics, 10.1007/s00431-005-1735-7.
(06/01/2006, L.Q.S.)

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L'actrice Emma Watson est connue pour avoir joué le rôle d' Hermione Granger dans la série de films Harry Potter.
Elle souffre d'un TDA/H (Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sansHyperactivité), elle est médicamentée pour ce trouble. Elle a dû passer 15 auditions avant de savoir si elle était prise pour le rôle d'Hermione Granger dans Harry Potter, battant ainsi plusieurs milliers d'autres candidates. Emma Watson est très hyperactive et très sportive, elle joue au hockey, au tennis et au baseball.

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ADHD-Europe Contribution au Livre Vert

Améliorer la santé mentale de la population :

Vers une stratégie sur la santé mentale pour l'Union européenne Mai 2006

Introduction au sujet de ADHD-Europe

ADHD-Europe représente 27 organisations TDAH (patients, parents et représentants des groupes d'adultes) de 18 pays différents qui se rencontrent et sont en coopération depuis 2005 pour améliorer la situation des personnes souffrants de TDAH - l'ASBL TDA/H Belgique fait partie de ADHD Europe.

Proposition ADHD Europe au green Paper : à lre à l'adresse : http://www.tdah.be/0605ADHDEuropecontribFR.pdf

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D

 

L'hyperactivité reste un sujet hypersensible
LAURENCE DARDENNE

article paru dans la Libre Belgique du mercredi 26 octobre 2005

Pas unanimement reconnu, ce syndrome est de plus en plus souvent diagnostiqué. Il s'agit d'une pathologie globale, qui peut toucher l'attention, l'activité physique et/ou l'impulsivité.
Plusieurs causes ont été définies.

ENTRETIEN

A lire les nombreuses interventions sur notre site (www.lalibre.be, Agora), dans le cadre de la série «Mes neurones et moi», l'hyperactivité est un sujet sensible. Passions, douleurs, souffrances, intolérance, incompréhension transparaissent à travers les témoignages et les réactions. Régulièrement confronté dans sa pratique quotidienne à des cas d'enfants hyperactifs, le Dr Xavier Schlögel, neuropédiatre, nous éclaire sur cette pathologie.

Quelles sont les nuances qui existent entre hyperkinésie, hyperactivité et troubles déficitaires de l'attention?

Il existe en effet plusieurs termes qui peuvent entraîner une certaine confusion. Sur le plan scientifique ou neuropédiatrique, nous parlons généralement de TDA/H/I pour troubles déficitaires de l'attention, hyperactivité, impulsivité. Cette terminologie a l'avantage de faire comprendre qu'il s'agit d'une pathologie globale, mais qui peut toucher de façon très variable l'attention, l'activité physique et/ou l'impulsivité, c'est-à-dire des troubles de l'inhibition. Quasi tous les enfants hyperactifs présentent des troubles de l'attention et presque un enfant sur deux qui souffre d'un TDA n'est pas hyperactif.

La maladie est-elle reconnue?

Il y a certainement débat, mais, dans la mesure où il existe un remboursement d'un traitement par l'Inami, on peut considérer qu'elle est reconnue politiquement et publiquement. Cela dit, elle n'est pas toujours reconnue par le monde médical en raison des querelles qui persistent sur l'aspect psycho-dynamique lacanien de la pathologie et sur le caractère purement génétique de la pathologie que soutiennent certains.

Que sait-on, à l'heure actuelle, des causes de cette maladie?

Il y a un faisceau d'arguments pour affirmer qu'il existe une base neurologique, liée à une particularité du cerveau, que ce soit au niveau anatomique ou fonctionnel. En ce qui concerne les anomalies structurelles et de fonctionnement du cerveau, on sait que des lésions dans la partie antérieure vont favoriser les troubles de l'attention. On considère que les fonctions attentionnelles et exécutives sont perturbées chez au moins 40pc des prématurés de moins de 1kg. D'autre part, on soupçonne l'existence de particularités dans la mise en place des réseaux neuronaux.

Il existe en outre probablement des facteurs génétiques favorisants. A savoir s'ils sont explicatifs par eux-mêmes, je pense que c'est très rare et qu'il faut plutôt une conjonction d'éléments. Enfin, il convient également de prendre en compte les facteurs environnementaux. Certains toxiques ont probablement un rôle de même que des troubles épileptiques ou métaboliques.

Quels sont les symptômes qui caractérisent ce syndrome?

On peut parler d'âges-clés auxquels la symptomatologie est particulière. En maternelle, il faudra être attentif à un enfant qui n'arrête pas de bouger, qui n'a pas de limite, que l'on ne peut plus contrôler, qui accepte difficilement les contraintes... L'enfant que l'on appelle classiquement «mal éduqué» est bien souvent un enfant hyperactif qui n'en peut pas grand-chose. Le deuxième âge-clé correspond à l'entrée en primaire. Là, le signe d'alerte pourra se traduire par des difficultés d'apprentissage. Enfin, en première humanités, il faudra s'inquiéter si l'enfant, qui n'a jamais eu de problème jusque-là, s'effondre tout à coup devant la complexité des matières et la multiplication des changements. Une symptomatologie très souvent ignorée ou négligée est encore celle de l'enfant dit «lent» dans sa réalisation à l'école ou à la maison. Cet enfant peut aussi être suspecté de déficit de l'attention, même s'il est sage.

Les symptômes ont-ils tendance à s'atténuer avec l'âge?

On constate une différence entre l'évolution chez les garçons et chez les filles. Si l'hyperactivité disparaît en grande partie presque toujours chez ces dernières, ce n'est que relativement souvent le cas chez les garçons. En revanche, les TDA peuvent persister dans une plus grande proportion chez les deux sexes.

S'il existe plusieurs causes et plusieurs formes d'hyperactivité et de TDA, il doit y avoir aussi plusieurs traitements?

Absolument. Il s'agit d'un syndrome et non d'une pathologie univoque. Il convient donc d'envisager différents types de traitements.

Et parmi ceux-ci, la fameuse Rilatine, administrée à de nombreux enfants?

C'est exact. Il s'agit d'un des plus vieux médicaments neurologiques que l'on connaisse. On a pu en déterminer les effets sur trois générations. Il est peu toxique et comporte relativement peu d'effets secondaires. On constate cependant parfois des maux de tête à l'initialisation du traitement, des douleurs abdominales, une diminution de l'appétit, des modifications du sommeil... A long terme, il arrive, dans de rares cas, qu'il y ait un ralentissement de la croissance et des syndromes dépressifs.

Cela dit, la Rilatine n'est pas non plus une pilule miracle. Pour ma part, je ne la prescris dans la très grande majorité des cas que si d'autres aides sont apportées. Parmi elles, la rééducation des troubles de l'apprentissage, la psychomotricité individuelle, une aide psychologique, des thérapies de relaxation... Il n'y a en effet pas que la Rilatine pour aider l'enfant. Cela dit, pour un syndrome avéré, dans la très grande majorité des cas, on passera par une aide médicamenteuse.

© La Libre Belgique 2005

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Janvier 2005

À mère déficitaire en iode, enfant hyperactif ?

69% des enfants nés de mères carencées en iode sont hyperactifs
le 18/01/05.
Selon une récente étude italienne, les troubles de l'attention des enfants pourraient être liés à un dysfonctionnement de la thyroïde des mères pendant la grossesse, dû à une carence en iode.
La glande thyroïde régule le métabolisme de l'oganisme via les hormones qu'elle secrète.
Cependant, pour fabriquer les hormones thyroïdiennes, la glande a besoin d'un apport en iode suffisant.
Si le taux d'iode est trop bas, on parle d'hypothyroxinémie.
Le Dr Francesco Vermiglio et son équipe ont suivi les enfants de 16 femmes appartenant à une région de la Sicile où les carences en iode sont communes et ceux de 11 femmes d'une région où l'iode est suffisamment apporté par l'alimentation.
Il s'avère que 11 des 16 enfants des mères présentant une hypothyroxinémie ont montré à l'âge de 10 ans des troubles de déficit de l'attention comme l'hyperactivité.
Aucun cas d'hyperactivité n'a été recensé dans le groupe témoin.
Les enfants hyperactifs ont aussi des Qi moins élevés que les autres.
Par ailleurs, sur les 11 enfants hyperactifs, 7 sont nés de mamans dont l'hypothyroxinémie s'est déclarée pendant les premières semaines de la grossesse.
Pour Francesco Vermiglio, il semble clair que « les troubles de l'attention et la diminution du Qi sont le résultat de carences en iode de la maman au début de sa grossesse. »
Il souligne aussi que l'hypothyroxinémie peut toucher des femmes enceintes dont l'alimentation apporte en théorie suffisamment d'iode.
C'est pourquoi il recommande des contrôles réguliers de la thyroïde pour toutes les femmes pendant la grossesse. source : F. Vermiglio : « Attention Deficit and Hyperactivity Disorders in the Offspring of Mothers Exposed to Mild-Moderate Iodine Deficiency: A Possible Novel Iodine Deficiency Disorder in Developed Countries ». The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism Vol. 89, No. 12 6054-6060.

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Hyperactivité-déficit de l'attention : La piste de la carence en fer

Chez des enfants atteints d'un syndrome d'hyperactivité-déficit de l'attention, des médecins français ont mis en évidence, dans la majorité des cas, un taux bas de ferritine sans anémie associée. Un essai multicentrique de supplémentation en fer a été lancé.

L'ARTICLE est court, à peine trois pages, publié sous la plume de médecins parisiens, dans « Archives of Pediatrics and Adolescent medicine ». Il pourrait pourtant conduire à un changement d'attitude thérapeutique chez les enfants atteints du syndrome d'hyperactivité-déficit de l'attention. Selon le Dr Eric Konofal et coll. (hôpital Robert-Debré, Paris), il existe chez 84 % des enfants atteints de cette affection une carence en fer.
Les conclusions de l'étude française s'arrêtent à ce stade. Mais « depuis septembre , révèle le Dr Konofal, un essai multicentrique été mis en place. Il supplémente en sulfate de fer des enfants atteints d'hyperactivité-déficit de l'attention et au taux bas de ferritine. Son objectif est de voir si leur état de santé peut s'améliorer et si, éventuellement, ils peuvent se passer d'autres thérapeutiques » . Les résultats sont attendus pour 2005.
De mars 2002 à juin 2003, 43 enfants (dont 45 garçons) atteints d'hyperactivité-déficit de l'attention ont été recrutés à l'hôpital Robert-Debré, à Paris. Ils avaient de 4 à 14 ans (9,2 ans ± 2,2) et ont été appariés à 27 témoins. Chez tous ces enfants, un dosage de la ferritine a été réalisé, ainsi qu'une évaluation, par le test de Conner, de la sévérité du trouble.

Pas d'anémie.
Chez 84 % des jeunes sujets atteints et 18 % des témoins, le taux de ferritine était inférieur à 30 ng/ml. La ferritinémie moyenne était de 23 ± 13 ng/ml contre 44 ± 22 ng/ml (p < 0,001). Ces enfants n'étaient pas anémiés ; leur hémoglobine était dans les limites de la normale, tout comme leur volume globulaire moyen. Dans certains cas seulement, une augmentation des récepteurs solubles de la transferrine a été relevée. Leur rôle est de favoriser le passage du fer, notamment au niveau central. « L'analyse par sous-groupes , poursuit Eric Konofal, montre que les taux les plus bas étaient corrélés aux symptomatologies les plus sévères et aux déficits cognitifs les plus marqués. »
Reste à comprendre ce que signifie cette découverte.
A ce stade, le parcours d'Eric Konofal prend toute son importance. Il montre comment ce jeune médecin est parvenu à l'idée de lancer une telle étude, qui a d'ailleurs bénéficié d'un brevet de la mission de valorisation de l'AP-HP.

Les jambes sans repos.
« Je m'intéresse depuis plusieurs années à l'interface entre les troubles du sommeil, l'éveil, les maladies neurodégénératives et le système dopaminergique. Je me suis beaucoup intéressé aux mouvements involontaires, anormaux et aux relations qu'ils pourraient avoir avec des carences en fer. Dans les maladies neurodégénératives existent des dysfonctionnements de fer, sans parler pour autant d'anémie ou de carence martiale. Dans certaines affections, ce fait est connu (Friedreich, Parkinson, syndromes neurodégénératifs des enfants) . Ce qui m'avait également intéressé, c'est l'impatience des membres inférieurs et ses relations avec le fer. Effectivement, depuis une quinzaine d'années, des carences martiales ont été mises en évidence dans les formes secondaires des jambes sans repos. Elles touchent des gens de 40-50 ans et sont souvent associées à une ferritine basse (inférieure à 50 ng/ml) , sans anémie ferriprive. Cette motricité excessive au moment de l'endormissement est un signe que nous avons aussi constaté chez les enfants hyperactifs. Nous avons l'impression que cela pourrait se traduire par des oppositions au coucher. Peut-être un besoin de se lever, de marcher. La boucle a été bouclée lorsque j'ai constaté chez un enfant sur quatre ou cinq, en consultation, la description de "quelque chose" qui s'apparente aux jambes sans repos. D'où l'idée de contrôler la ferritine... »

Un coenzyme.
L'hypothèse physiopathologique de la découverte des chercheurs français repose sur le rôle du fer dans le métabolisme de la dopamine. Cet ion est un coenzyme très important dans la synthèse de la dopamine et de noradrénaline. Il intervient dans l'installation des récepteurs dopaminergiques (D2, 3 et 4). Corroborant cette suspicion, Eric Konofal rappelle une étude publiée en 1974. Elle avait mis en évidence, alors que l'on ne parlait que peu ou pas de déficit de l'attention-hyperactivité, des dysfonctionnements neurologiques a minima chez les enfants anémiés (notamment des trouble de l'attention, du comportement).
« Mon souhait est que ce travail soit reproduit par d'autres équipes, conclut le Dr Konofal. La dopamine est impliquée dans 80 % des fonctions cérébrales, et cela pourrait expliquer un certain nombre de choses. »
> Dr GUY BENZADON

E. Konofal, M. Lecendreux, I. Arnulf, M.-C. Mouren, « Arch Pediatr Adolesc », vol. 158, décembre 2004, pp. 1113-1115.

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Réunion APPUIS 09/10/2003 - Dr Massat et Dr Victoor.


Résumé.

Plus d'1 enfant TDA/H sur 2 le restera à l'adolescence ou à l'âge adulte. Les symptômes d'hyperactivité/impulsivité peuvent être atténués, mais peut persister un DA engendrant dysfonctionnement quotidien.
Le tabagisme est important chez les jeunes atteints d'un TDA/H. La nicotine semblerait par ailleurs améliorer leur concentration.
Les troubles associés sont fréquents : opposition, dépression, maniaco-dépression, anxiété, tics,...
Après 12 ans, il importe de réévaluer si le traitement à la Rilatine doit être poursuivi. Un bon encadrement et une bonne hygiène de vie (sommeil, régularité des horaires, aide dans la planification des tâches…) restent toujours nécessaires.

Le méthylphénidate (Rilatine) est un stimulant du système nerveux central. Il permet aux TDA/H de renforcer l'attention, d'atténuer les symptômes d'hyperactivité/impulsivité, afin de mieux s'adapter aux exigences scolaires et améliorer l'adaptation sociale, relationnelle. Ses effets secondaires à long terme ne sont pas encore connus. Les études contrôlées prospectives restent limitées à quelques mois…
Le méthylphénidate augmente la concentration de dopamine dans la synapse (inhibiteur de la recapture). Il agit dans l'heure et pendant 3-4 heures.


Selon une étude, les jeunes TDA/H non traités à la Rilatine consomment plus de drogues que ceux qui sont traités. La Rilatine semblerait jouer un rôle protecteur. Ceci reste, évidemment à confirmer par des études ultérieures.
La Rilatine ne suscitant pas de plaisir (aux doses prescrites et par voie orale) ne semble pas induire un risque de dépendance pour d'autres drogues.


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TDA/H - ADOLESCENCE - RISQUE D'ABUS DE SUBSTANCES ILLICITES Dr Massat

Les enfants TDA/H le restent-ils à l'adolescence ou à l'âge adulte ?

Les études actuelles montrent que le TDA/H persiste dans 50 à 80 % des cas à l'adolescence et à l'âge adulte..
Le diagnostic de TDA/H à l'adolescence ( lorsqu'il n'a pas été posé durant l'enfance) est difficile car cette période de remaniement est teintée d'hyperactivité, de déficit d'attention et propice à l'impulsivité, l'opposition. Il est donc difficile discerner le " pathologique " de la normalité. Un examen rigoureux doit permettre d'évaluer notamment si les symptômes ont débuté avant l'âge de 7 ans, s'ils se sont maintenus avec l'âge, et quelles sont les répercussions dans la vie quotidienne ( souffrance liée à une mésestime de soi, désadaptation scolaire, problèmes relationnels…). La reconnaissance de ce trouble est aussi liée à la culture, à la société. Certaines sociétés sont plus tolérantes à ce trouble/ ou le sous-estiment. En Occident, les enfants, les ados sont sous pression à l'école ( nombre très important d'élèves par classe…), vivent dans une société de zapping et sont soumis à tous moments à de très nombreux stimuli : " ici et maintenant ", ce qui ne favorise pas l'apprentissage ou une capacité à gérer des frustrations…

Au niveau des manifestations symptomatiques il peut exister des modifications liées à l'âge : l'hyperactivité et l'impulsivité diminuent avec l'âge mais perdure une symptomatologie de déficit attentionnel.
Parfois l'impulsivité subsiste ou même s'aggrave (en fonction du type de TDA/H, des facteurs de vie, de tempérament…) avec une répercussion importante sur le fonctionnement social.
Le comportement peut s'accompagner de conduites à risques sous-tendues par des envies de sensations fortes (4 x plus d'accident de mobylette chez les ados TDA/H), conduites sexuelles à risques, consommations de substances ( automédications mais aussi recherche de plaisirs…)…
Ce trouble génère à l'adolescence des difficultés relationnelles notamment une tendance souvent relevée par les parents, à rechercher les " mauvaises fréquentations " (bandes, lieux où on vend de la drogue), aggravation des difficultés scolaires (augmentation des sollicitations intellectuelles qui demandent de plus en plus d'attention). 42 % des ados ayant un TDA/H vont doubler dans le secondaire.

Y a-t-il un lien entre TDA/H et risque d'abus de substances illicites ?

La question est légitime : les premières réponses selon les études sont rassurantes mais préliminaires.
Outre les drogues illicites, le tabagisme est conséquent : 46% des jeunes TDA/H fument contre 24% des jeunes non-TDA/H. De plus ils commencent plus tôt ( 9 ou 10 ans, en cachette). Il faut donc être très vigilant pour prévenir ce tabagisme.
La nicotine ferait-elle fonction en partie d'automédication ? La réponse n'est pas encore tranchée mais il semblerait que la nicotine améliorerait la concentration. Si un jeune n'est pas correctement traité ( pharmacothérapie ou thérapie cognitivo-comportementale), il pourrait avoir tendance à fumer pour compenser ses déficits, mais aussi se donner plus de contenance …Le comportement tabagique est complexe et multifactoriel et ne peut être attribué seulement à une éventuelle automédication.


Comorbidité.

Chez les adolescents, l'on retrouve une comorbidité importante (cad des troubles associés) surtout s'il n'y a pas de traitement adéquat du TDA/H.
Le jeune vit un parcours de rejet, d'échecs scolaires, de dévalorisation augmentant le risque de développer un trouble comorbide.
31% des jeunes TDA/H ne montrent pas de troubles associés. Parmi les autres, 40% présentent un trouble oppositionnel : tendance à s'opposer continuellement aux parents, aux règles, aux éducateurs, aux professeurs, ils prennent plaisir à la provocation, se donnant la sensation d'exister, de s'affirmer. Ceci avec des conséquences sur l'adaptation sociale en général.


Troubles affectifs (associés)

On trouve :
- la dépression,
- la maniaco-dépression ou trouble bipolaire (= tendance de l'humeur à passer d'une extrême à l'autre durant des " phases " bien caractérisées) ; les auteurs Anglo-Saxons estiment cette association plus importante qu'on ne le pense en Europe
- l'anxiété : 34% : anxiété réactionnelle due aux rejets de toutes parts, troubles obsessionnels compulsifs (TOC), anxiété généralisée, attaques de panique….
- les tics : 11%.


Faut-il arrêter la Rilatine à l'adolescence ?

Si le trouble commence dans l'enfance, avant 7 ans en général, et est traité faut-il arrêter ce traitement à l'adolescence ?
Il existe des avis divergents. La plupart des médecins conseillent d'estimer après 12 ans si le trouble perdure (fenêtre thérapeutique : arrêt du médicament et observation de l'évolution). Il est actuellement conseillé de poursuivre le traitement si le trouble est toujours présent et occasionne des conséquences dommageables pour l'évolution du jeune. L'adolescence est une période d'apprentissage important. Stopper le traitement pourrait avoir des effets très négatifs sur le développement de la personnalité du jeune, de sa socialisation, sa scolarité et peut augmenter les conduites à risque. Le traitement peut également être poursuivi jusqu'à l'âge adulte lorsque c'est nécessaire.


Rilatine ou autre traitement ?

Cela dépend de l'évaluation des problèmes associés : affectifs, anxieux, dépressifs. Parfois il faut traiter deux problèmes en même temps ce qui nécessite un examen approfondi et une stratégie thérapeutique adaptée en conséquence.


Comment aider l'ado en dehors du traitement médicamenteux ?

Il faut favoriser une hygiène de vie, une bonne qualité de sommeil, pas trop de stimuli le soir ( pas de télé dans les chambres), des repas équilibrés (sinon éventuellement aggravation des symptômes), structurer l'ado dans son travail (fractionner le temps, faire des listes, agenda,..), l'aider à planifier son travail scolaire, établir des règles claires. Une thérapie cognitivo-comportementale peut être très utile pour aider à la gestion des émotions, au contrôle de l'impulsivité et aider le jeune à se structurer.
Les familles peuvent également bénéficier d'une psychothérapie familiale, qui permet de reformuler les conflits, aider à exprimer ses émotions et à soutenir l'ensemble famille, souvent mise à rude épreuve…


Le méthylphénidate (Rilatine).

C'est un stimulant du système nerveux central.
Sa prescription augmente très fort aux USA et en Europe. Les pouvoirs publics ont entrepris des études poussées.
On constate dans les premières études européennes sur la fréquence du trouble que 5% de la population est atteinte TDA/H : ce qui est comparable aux chiffres de prévalence aux USA et laisse supposer que ce n'est donc pas une pathologie spécifiquement " américaine ", comme on peut le lire dans certains médias peu informés sur le plan scientifique. Le débat malheureusement se situe plus souvent sur un plan plus idéologique que scientifique…
L'augmentation des cas traités est due le plus vraissemblablement à une meilleure reconnaissance de ce trouble. Internet véhicule beaucoup d'information ce qui permet aux parents de se documenter.
Actuellement tous les congrès de pédo-psychiatrie évoquent ce trouble et mettent en lumière les dernières connaissances.

La prescription de rilatine permet :
- une amélioration des capacités dites " cognitives " ( attention, concentration, organisation, planification des tâches…) présentes mais non mobilisées par manque d'autocontrôle
- une amélioration de l'impulsivité et hyperactivité, ce qui réduit le rejet et les échecs scolaires qui en découlent trop souvent.
- un développement de mécanismes de compensations (gestion de l'impulsivité, canalisation de l'énergie et de la concentration…) qui peuvent permettre ultérieurement l'arrêt de la Rilatine après l'adolescence ou à l'âge adulte.

La reconnaissance du TDA/H chez l'adulte date de +/- 10 ans aux USA et seulement 3-4 ans en Europe. Il n'existe pas d'étude sur la prise de Rilatine au long cours.

Actuellement, aux USA et au Canada, une étude approfondie est en cours sur une période de 4 ans. Il en ressort déjà que la Rilatine a un effet incontestable sur le fonctionnement général ( supérieur aux psychothérapies individuelles). Néanmoins, le traitement Rilatine+psychothérapie pourrait être le plus efficace à court et à plus long terme.

En ce qui concerne les effets secondaires, il faut toujours considérer les avantages - inconvénients.
Il est possible d'arrêter le médicament les week-ends, vacances sans éprouver de manque. Une grande majorité d'enfants et adolescents le prennent néanmoins en continu, bénéficiant de l'effet du traitement durant les loisirs…

Il faut continuellement réévaluer, en concertation (patient, famille, médecin), la nécessité de poursuite du traitement. On peut toujours arrêter ce médicament car il ne crée pas de dépendance. On agit cas par cas.

A l'adolescence existe une autre difficulté : l'opposition de l'ado aux parents, aux médecins, le risque de stimatisation (prendre le médicament devant les copains à midi ou l'après-midi…. Le concerta présente l'avantage d'une prise quotidienne unique le matin (évitant ainsi " l'effet rebond " à midi.

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Décembre 2003

Je vous invite à prendre connaissance des documents publiés dans le cadre du plan d'action sur le TDAH par le Ministère de l'Éducation du Québec et le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Le document d'accompagnement à la formation vient de paraître et bien qu'il soit réservé, dans sa version papier, aux agents de formations des deux ministères, il est possible de le consulter sur le Web à l'adresse : http://www.meq.gouv.qc.ca/dassc/pageadapt.html

Charles Robitaille

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Conférence du Docteur Pierre Oswald dans le cadre de l'association APPUIS
Jeudi 11 Décembre 2003
- Merci à Anne pour ce résumé et au Docteur Oswald qui a pris la peine de le corriger.


Pathologie chez l'adulte souffrant du TDA/H , mythe ou réalité ?
(TDA/H = Troubles du déficit d'attention avec ou sans hyperactivité)

Le TDA/H existe à tout âge, c'est une maladie neuropsychiatrique reconnue qui est mal diagnostiquée (la pathologie est décrite dans le DSM IV).

5% de la population " enfants " est TDA/H
Sur ces 5% d'enfants, 2/3 conservent les symptômes à l'âge adulte, ce qui correspond à 2-3% de la population d'adultes.

Il y a autant d'hommes que de femmes, mais viennent consulter pour un diagnostic (par exemple à Erasme) beaucoup plus d'hommes que de femmes.
L'adulte qui vient consulter pour un diagnostic a un passé de 30, 40, voire 50 ans avec un vécu très riche et des associations (comorbidités) de troubles.

Un autre critère de diagnostic est que les TDA/H aient été présents avant l'âge de 7 ans.

Il est souhaitable, quand cela est possible, d'apporter des éléments de cette période de la vie (si les parents vivent encore) ou encore mieux, les bulletins scolaires de l'école primaire car les instituteurs qui voyaient l'enfant toute la journée dans leur classe ont souvent notés les comportements avec leurs appréciations.

Pour faire le diagnostic chez l'adulte, on se réfère entre autres à l'échelle de BARKLEY qui énumère tous les symptômes qui se rapportent à une des catégories de troubles.

Symptômes d'hyperactivité
- motrice : mouvements des mains ou des pieds…
- psychique ou subjective : penser à autre chose en faisant quelque chose, ne pas pouvoir s'arrêter de cogiter…
- parle trop : logorrhée, l'angoisse du silence…
- toujours sur la brèche, comme poussé par un moteur…

Symptômes d'impulsivité
- impatient
- intolérant, tempérament bouillant
- faible seuil de frustration
- difficultés à achever des tâches (procrastination)
- passe d'une chose à l'autre
- fait plusieurs choses à la fois
- difficultés à faire quelque chose seul
- recherche l'attention d'autrui
- interrompt souvent l'autre
- difficulté à attendre son tour de répondre ou de parler
- besoin de faire des exercices physiques intensifs

Symptômes d'inattention
- distrait
- difficulté à soutenir l'attention
- semble ne pas écouter les autres
- perd et égare des choses
- oubli de faire des choses : Rendez-vous, achats…

Le comportement d'un adulte TDA/H s'accompagne d'une labilité émotionnelle : bien le matin puis passe par des moments de déprime ou de tristesse dans la journée et remonte facilement.
Il manifeste une inquiétude permanente.
Il a une faible estime de lui-même.
Il est souvent défaitiste et ne croit pas à son potentiel.
Il supporte mal la critique et d'être différent.
Il recherche la domination, éprouve des difficultés dans les relations interpersonnelles.
Il vit dans une insécurité permanente.

L'aspect positif de ce comportement réside dans leur capacité à la créativité ; de plus les adultes TDA/H ont souvent une forte intelligence intuitive.
Par exemple des artistes qui ont vécu des scolarités décevantes se " trouvent " et se réalisent grâce à leur créativité.

La classification des pathologies dans le DSM IV mentionne que pour le diagnostic, non seulement les symptômes doivent avoir exister dans l'enfance, mais aussi il faut retenir six symptômes d'hyperactivité/impulsivité et/ou six symptômes d'inattention.

Pendant l'entretien, le médecin note ce qu'il observe, ce qu'il entend, ce qu'il retrouve dans les documents se référant au passé….
Les symptômes avant l'âge adulte sont répertoriés ainsi :
- impatient - déprimé - colérique - irritable - impulsif - réticent à l'autorité - distrait - sentiment de culpabilité - expression de regrets…

Quand voit-on ces patients ? Souvent jamais !

Ils sont amenés pour diverses raisons :
- Souffrance : de symptômes invalidants (excès ou absence de mécanismes d'adaptation)
Exemple : trop fréquente manifestation d'impatience, ou de rage, ou incapacité à se concentrer ; oublis trop fréquents ; frustrations.
- Diagnostic de leurs enfants
- L'enfant est devenu adulte…
- Autodiagnostic
- Comorbidités
· dépression qui amène le médecin (généraliste) à se poser le diagnostic du TDA/H (rare !)
· anxiété
· assuétudes : l'adulte (mais aussi l'adolescent) recherche à compenser la souffrance occasionnée par ses troubles par des médications (anti-dépresseurs, somnifères…), par l'alcool, le tabac, ou les drogues.

On dit qu'un tiers des adultes TDA/H seraient déprimés ; ce serait plutôt 15 à 20% de dépressions majeures.
La moitié des adultes TDA/H souffrent de troubles anxieux pathologiques et le recours aux drogues (autant licites qu'illicites) est très fréquents.

Les causes sont génétiques et neurologiques (dopamine).
Plus exactement, certains gènes entraînent une carence de protéines " récepteurs " de la dopamine et de protéines " transporteurs " de la dopamine.

L'imagerie médicale a permis de " visualiser " le comportement du cerveau TDA/H.
Il a été possible de mettre en évidence une différence d'activité dans des zones cérébrales.
L'activité cérébrale, plus elle est intense, se remarque par des variations de couleur.
Les zones préfrontales sont plus actives chez les non-TDA/H.

Le traitement de l'adulte TDA/H

La base du traitement est le médicament : il permet de reprendre les " rênes " de l'activité cérébrale ; alors on peut associer une psychoéducation sous forme de soutien (guidance…) et aussi une psychothérapie.

Le médicament

Actuellement, en Europe, on dispose du méthylphénidate sous forme de comprimé de Rilatine® ou sous forme de capsules de Concerta® qui prolonge l'activité pendant au moins 8 heures.

Les doses s'adaptent au cas par cas mais pour l'adulte on peut aller jusqu'à 50-60 mg/jour (chez certains patients, on va jusqu'à 90 mg/jour)
Le Concerta® peut se compléter pur les personnes qui ont une activité vespérale demandant une attention soutenue (réunions…) par un cachet de Rilatine®.

Psychoéducation

On explique au patient les causes du TDA/H, les symptômes et leurs implications dans sa vie quotidienne ainsi que les traitements.
On responsabilise le patient vis-à-vis de son comportement (en fonction de son vécu et des incidents fréquents de leur vie quotidienne).

Psychothérapie cognitive et comportementale

- Gestion du temps et organisation
- Apprendre à contrer les difficultés de concentration et d'inattention
- Gestion de l'impulsivité et de l'hyperactivité
- Méthode de résolution des problèmes vécus
- Gestion du sommeil et de l'anxiété
- Approches interpersonnelles, systémiques, psychodynamiques, de groupe. interpersonnelles

L'avenir ?

Améliorer l'information
Les canaux ?
- les médecins
- par les associations de patients
- par les associations de parents

Développer les outils les outils thérapeutiques

Recherche dans trois directions :
- la génétique
- l'imagerie
- le sommeil

Le débat /les témoignages :

Question : la société et l'adulte TDA/H ?
Le patient souffrant de TDA/H doit devenir acteur de sa pathologie.

Question : l'avenir dans la société pour l'adulte TDA/H ?
L'avenir d'une personne souffrant de TDA/H passe par son travail d'adaptation (avec traitements associés).

Question : les TDA/H, l'enfant, l'adolescent, et l'avenir ?
L'exemple des personnalités ayant réussi malgré leurs troubles pathologiques de TDA/H (manifestes, même si le diagnostic n'existait pas !) est un moyen de " motiver " et de " rassurer " (autant les parents que l'enfant lui-même).

Question : Existe-t-il pour les adultes handicapés par les TDA/H d'autres traitement que la Rilatine® ou le Concerta® ?
Les antidépresseurs et les anxiolytiques.

Question : Quels sont les doses moyennes des adultes (Rilatine® ou Concerta®) ?
Au cas par cas, sachant que pour ceux qui prenaient la Rilatine® entre 40mg et 80mg, le Concerta® 54mg ou 72mg est nécessaire.

Question : Au bout de combien de temps la Rilatine® ou le Concerta® peuvent-ils montrer leur efficacité ?
Au moins au bout de deux semaines, en augmentant progressivement les doses.

Remarque finale du Dr Oswald : Ne pas perdre de vue que " la personne ne se résume pas à son statut de malade, et la vie de la personne atteinte de TDA/H ne se résume pas à cette maladie

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Impatiences dans les jambes et hyperactivité

Les adultes qui ont le syndrome d'impatience dans les jambes (restless legs syndrome) sont plus susceptibles d'avoir le trouble de déficit de l'attention et d'hyperactivité selon une recherche présentée à la rencontre annuelle de l'American Academy of Neurology.

Dans le syndrome d'impatience dans les jambes, les gens sentent de l'inconfort aux jambes quand ils sont couchés ou inactifs. Cet inconfort est soulagé en bougeant ou en stimulant les jambes. Ce syndrome peut causer un sommeil interrompu et de la fatigue ou de la somnolence durant le jour. Le trouble de l'attention et hyperactivité est un trouble biochimique caractérisé par de l'inattention, de l'agitation, une tendance à être facilement distrait et de l'impulsivité.

Pour cette recherche, 56 personnes (les patients) ayant le syndrome d'impatience et 77 personnes (les sujets contrôles) ne l'ayant pas ont été testés pour le déficit de l'attention/hyperactivité. Environ 40% des patient présentaient un déficit de l'attention/hyperactivité contre 12% chez les sujets contrôles. Le syndrome d'impatience est plus sévère chez ceux qui ont le déficit de l'attention/hyperactivité.

Différentes hypothèses sont considérées pour expliquer ce lien. L'une d'elle est qu'ils peuvent être liés génétiquement. Une autre est que les deux troubles peuvent être causés par un manque de dopamine. Un manque de dopamine peut affecter le contrôle des mouvements. Un élément en faveur de cette hypothèse est que les deux troubles répondent bien à des médicaments qui favorisent l'action de la dopamine dans le cerveau.

source : http://www.sciencedaily.com/releases/2001/05/010508082849.htm

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Décembre 2002

Le Dr André Merminod, neurologue pédiâtre au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, a écrit :
"On ne peut exiger d'un enfant hyperactif avec des Troubles Attentionnels qu'il travaille avec concentration pendant plusieurs heures de suite, tout comme on ne peut exiger d'un enfant aveugle qu'il voit ou d'un enfant sourd qu'il entende. Accepter le diagnostic d'hyperactivité, c'est éliminer du même coup toute velléité de qualifier cet enfant de paresseux, d'irresponsable ou d'immature."

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